Your IP : 216.73.216.240


Current Path : /home/juvelize/www/livres/pnrl/files/search/
Upload File :
Current File : /home/juvelize/www/livres/pnrl/files/search/searchtext.xml

<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><Search><Pages Count="82"><Page Number="1">ce document a été édité grâce au soutien de nos partenaires edité par le parc naturel régional de lorraine voici le premier tome d’une série d’ouvrages intitulée “vulgarisations scientifiques du parc naturel régional de lorraine“ ayant pour objectif de rendre abordables et plus accessibles par le plus grand nombre d’entre nous les nombreuses et riches études menées sur le territoire du parc naturel régional de lorraine, en particulier sur la faune et la flore qui nous environnent. cette série d’ouvrages de synthèses dresse un état des connaissances d’un site ou d’un sujet de recherches et met en valeur nos partenaires et leur travail. elle ne se veut en aucun cas être un travail exhaustif ou des plus scientifiquement rigoureux. s’il existe un site majeur pour le parc, témoignage du lien intime qui unit l’homme à la nature dans leur évolution commune, c’est bien la vallée de la seille. il était donc normal qu’il soit le premier à bénéficier de cette collection destinée en priorité aux acteurs du territoire. 1 tome créateurs d’images / tél. 03 29 39 52 62 toucan toucan les vulgarisations scientifiques du parc naturel régional de lorraine les vulgarisations scientifiques du parc naturel régional de lorraine l ’exceptionnelle vallée de la seille les vulgarisations scientifiques du parc naturel régional de lorraine isbn 13 : 978-2-910317-07-2</Page><Page Number="2">ouvrage réalisé par : le parc naturel régional de lorraine coordination : laurent godé en partenariat avec : le conservatoire des sites lorrains l’université de metz l’université h. poincaré nancy 1 avec le soutien financier de : l ’agence de l’eau rhin-meuse la région lorraine l ’europe leader le département de la moselle série “vulgarisation scientifique” les grands patrimoines naturels du parc naturel régional de loraine volume n1 - 2007 la vallée de la seille, des patrimoines à découvrir</Page><Page Number="3">a l’heure où l’actualité nous montre à quel point les questions liées à l’environnement, au développement durable et à la préservation des sites naturels sont cruciales pour les générations futures, le conseil général de la moselle participe avec plaisir à la réalisation de cet ouvrage édité par le parc naturel régional de lorraine et consacré à la seille, cours d’eau emblématique de notre département. née dans le saulnois, dans l’etang de lindre, la seille a, en effet, toujours tenu un rôle primordial et singulier dans l’histoire de la moselle. ainsi, servant jadis au drainage des marais ou de voie navigable ou encore de frontière naturelle entre la france et l’empire allemand de 1871 à 1914, la seille engendre toujours grâce à ses résurgences salées, des prairies et mares spécifiques, constituant autant de milieux naturels protégés au niveau européen. c’est la force et l’originalité de ce patrimoine naturel qui permet aujourd’hui au saulnois d’envisager un rebond économique tant par l’agriculture que par le tourisme. dans ce sens, le conseil général de la moselle a toujours veillé à mener une politique volontariste de protection et de gestion des espaces naturels sensibles sur l’ensemble de son territoire. l ’assemblée départementale s’est ainsi engagée dès 1976 avec l’acquisition du domaine de lindre, site emblématique des grands étangs mosellans, inscrit au réseau ramsar des zones humides d’intérêt mondial grâce à la richesse de sa biodiversité. l ’ensemble des politiques économiques voulues par le conseil général de la moselle, s’appuie sur notre ardente exigence de la préservation et de la pérennité du patrimoine. la seille méritait donc bien qu’on lui consacre un ouvrage pour lui témoigner de notre attachement ! philippe leroy président du conseil général de la moselle sénateur de la moselle préfaces préfaces s’il existe un site majeur pour le parc, témoignage du lien intime qui unit l’homme et la nature dans leur évolution commune, c’est bien la vallée de la seille. elle fut, grâce à son patrimoine historique, archéologique, humain, et bien sûr , géologique et naturel, l’un des territoires “piliers” de la création du parc naturel régional de lorraine en 1974. très vite, le parc, puis d’autres organismes et collectivités, ont œuvré pour faire découvrir et valoriser ce patrimoine prodigieux, unique en france et rarissime en europe. pourtant, si la création du musée du sel, les multiples actions d’éducation aux patrimoines de la vallée à destination des publics scolaires et adultes, les programmes de protection de secteurs les plus remarquables, ont permis et permettent de répondre à cet objectif commun, il reste encore bien des connaissances acquises qui méritaient d’être plus largement partagées. ainsi, avec cet ouvrage - premier volet, je l’espère, d’une longue collection - le parc s’engage à mettre à la disposition de tous l’importante littérature scientifique existante sur le sujet, à la rendre disponible pour les habitants de la vallée de la seille, à qui, plus qu’à quiconque, appartiennent la tâche autant que le privilège de pérenniser ce patrimoine par une gestion harmonieuse et durable de leur territoire. je souhaite que ce document, que je dédie également aux acteurs, gestionnaires et gardiens de ces halophiles richesses, permette de franchir une nouvelle étape dans la compréhension, l’appropriation collective et la préservation de ce patrimoine commun. pascal jacquemin président du parc naturel régional de lorraine</Page><Page Number="4">sommaire 1 jean-pierre masseret président du conseil régional de lorraine préface texte à fournir sommaire avant propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 1 une vallée très originale en lorraine, la vallée de la seille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 1.1 où donc ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 1.2 un patrimoine naturel exceptionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 2 un physique particulier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 2.1 la géologie ; un sol, du sel, une vallée salée… . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 2.2 le réseau hydrographique, façonneurs et façonnés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 2.3 l ’hydrogéologie, de l’eau, du sel, un destin particulier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 2.4 pédologie, le sol de surface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 2.5 un climat entre océan et continent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3 une histoire qui ne manque pas de sel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.1 l ’origine des origines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.2 une histoire au passé plus récent1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.21 la population . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.22 l ’utilisation du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.23 les activités agricoles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.24 les autres activités humaines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.241 la pêche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.242 la chasse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 3.243 le tourisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4 un patrimoine naturel unique en france  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.1 les habitats naturels salés de lorraine, une exception en france . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.11 découvertes, études, cartographies et descriptions des milieux de la vallée de la seille . . . 00 4.12 les différents milieux naturels présents dans la vallée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.121 les milieux halophiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.122 les autres milieux naturels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.2 la flore particulière de la vallée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.21 les plantes supérieures de la vallée de la seille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.22 les mousses (bryophytes) de la vallée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.23 les algues de la vallée de la seille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.24 quelques champignons de la vallée de la seille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.3 une faune adaptée depuis des siècles au sel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.31 les oiseaux d’ici et d’ailleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.32 les amphibiens : crapauds, grenouilles et tritons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.33 les reptiles : lézards et serpents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.34 les innombrables :invertébrés de toutes écailles et tout poil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.35 les discrets poissons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.31 les mammifères volants, chauve-souris de la nuit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.4 une reconnaissance internationale de leur valeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.5 l ’évolution historique des milieux naturels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.6 de nombreuses actions de conservation déjà engagées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.61 la préservation des milieux naturels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.62 la préservation des ressources en eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 4.7 facteurs naturels et humains modifiant l’état de conservation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 revoir le sommaire</Page><Page Number="5">sommaire sommaire suite 2-3 conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 annexes : liste des espèces végétales de la vallée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 phanérogames (végétaux à fleur) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 mousses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 algues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 champignons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 liste des espèces animales de la vallée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 oiseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 amphibiens et reptiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 poissons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 mammifères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 araignées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 libellules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 sauterelles et criquets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 coléoptères . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 papillons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 mouches et moustiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 crustacés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 liste des espèces halophiles et localisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 cartographies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 cartographie de l’occupation du sol de l’atlas communal de marsal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 cartographie des milieux halophiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 cartographie des espèces remarquables de la vallée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 lexique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 00 avant propos il n’est parfois pas évident de comprendre certains textes scientifiques car ceux-ci sont le plus souvent parsemés de références diverses et variés, de mots et noms scientifiques assez hermétiques pour le non-initié. notre collection de recueil et résumés d’études dont voici le premier tome s’intitule “vulgarisations scientifiques” afin justement de rendre abordable par le plus grand nombre de très intéressantes études en particulier sur la faune et la flore qui nous environnent tous au quotidien, mais qui ne sont accessibles ni physiquement ni facilement dans leur compréhension. vous trouverez donc un important lexique en fin d’ouvrage permettant d’expliquer au mieux un grand nombre de termes scientifiques ou liés au monde de l’écologie écrits en bleu dans l’ouvrage. beaucoup de termes ou de mots ont déjà été “traduits” pour les rendre compréhensibles mais par choix, d’autres ont été gardés pour permettre à chacun une appropriation de ces termes scientifiques. de même, beaucoup de nom d’espèces ont été gardés dans le corps du texte afin d’en conserver le contenu informatif et scientifique d’origine. cependant, il faut pouvoir comprendre ne serait-ce que leur écriture. une “courte” note en début de chapitre 4 vous permettra d’avoir les délicats rudiments pour décrypter la signification de la dénomination du monde vivant qui nous entoure. les textes de chaque sujet étudié dans la vallée sont déclinés en 2 niveaux de compréhension. une introduction et une conclusion qui peuvent être lues par tous ainsi qu’une première partie historique sur l’acquisition des connaissances de telle ou telle matière. ces parties margées de tirets gris (       ) ou encadrées sur fonds gris résument et donnent l’essentiel des éléments à connaître sur chacune des études réalisées. si l’on veut en savoir plus les textes s’insérant dans ces parties apporteront alors l’information beaucoup plus descriptive et scientifique, tout en restant claire pour tous. bonne lecture à tous ! quelques aides à la compréhension de l’ouvrage revoir le sommaire</Page><Page Number="6">4-5 1 ] 1 - une vallée très originale en lorraine, la vallée de la seille le site de la vallée de la seille se situe au sud-est du département de la moselle dans la partie amont du bassin de la seille. il s’étend de part et d’autre du ruisseau du même nom entre dieuze et salonnes, le long du ruisseau du nard (affluent en rive gauche) et le long de la petite seille (affluent de la rive droite). 20 communes sont concernées par cette zone salée sur le territoire du parc naturel régio-nal de lorraine et en périphérie proche : amélécourt, blanche-eglise, château-salins, dieuze, gerbécourt, haraucourt-sur-seille, juvelize, ley, lezey, lubécourt, marsal, moyenvic, mulcey, puttigny, saint-médard, salonnes, val-de-bride, vaxy, vic-sur-seille, xanrey. la communauté de commune du saulnois et le pays du saulnois sont les deux seules intercommunalités concernées par ce remarquable site. en tout, la vallée de la seille dont nous parlerons dans cet ouvrage s’étend sur environ 2000 ha. cet ouvrage a pour but d’en décrire ces principaux attraits, et de faire ainsi connaî-tre à tous l’originalité et la rareté de ce milieu et des espèces qui y sont liées. c’est à la fin du 19 e siècle que l’on com-mença à se rendre compte de l’originalité de ces milieux et de la menace que consti-tuait leur assainissement (brunotte, 1896). depuis les différentes études que nous allons résumer dans cet ouvrage ont affiné progressivement la connaissance de ce type de milieu. aaa 1.1 où donc ? 1 l’originalité de la vallée de la seille est de renfermer dans son sous-sol une importante couche de sel qui permet, grâce à des remontées en surface d’eau salée, l’installation d’une flore et d’une faune très particulières. on y trouve des prés salés continentaux, milieux extrêmement rares en france comme en europe. la vallée de la seille constitue avec la vallée de la nied (un peu plus au nord en moselle) les seuls cas de vallées alluviales halophiles en france continentale. une vallée originale en lorraine… aaa 1.2 un patrimoine naturel exceptionnel carte vallee de la seille</Page><Page Number="7">il y a entre 220 et 200 millions d’années, la mer (frange est de la mer téthys) recou-vrait l’ensemble du territoire francais et européen. lors des différents épisodes de réchauffe-ment climatique, elle s’est petit à petit éva-porée, laissant derrière elle comme seule preuve de son existence, une épaisse cou-che de sel. cette couche semble s’être for-mée par une évaporation plus importante que l’apport des précipitations locales. la concentration en sel de ce bras de mer , détaché de la mer d’origine, aurait ainsi augmenté, puis aurait précipité, créant ces épaisses couches de sel. la principale ressource en sel se localise dans les marnes irisées du keuper infé-rieur. les couches de sel d’une épaisseur (puissance) de quelques mètres alternent avec les couches de marnes. elles sont en forme de lentille et de dimensions varia-bles. bien que discontinues, ces couches de sel se répartissent sur plusieurs dizaines de mètres d’épaisseurs et, sous les alluvions et les couches de marne, les premières d’en-tre-elles ne se rencontrent qu’à 47 m de profondeur à marsal et 80 m à lezey. 6-7 ; 2 - un physique particulier 2 pour une vision géologique globale de la vallée, les références sont à prendre dans la “carte géologique (brgm 1959) de château salins - 1/50 000 e ”. la vallée de la seille et ses affluents se situent sur les terrains sédimentaires du trias et du jurassique. en fond de vallées, les marnes irisées du keuper inférieur sont recouvertes par des alluvions récentes loca-lement tourbeuses. de part et d’autre des vallées, les assises du keuper moyen et du keuper supérieur forment des reliefs aux pentes douces. a noter que les vallées de la seille et de la petite seille sont séparées par une côte recouverte des calcaires de l’hettangien orientée sud-ouest/nord-est. aaa 2.1 la géologie ; un sol, du sel, une vallée salée… coupe géologique sarreguemines illustration : l. van verweke in l’hôte (1967) un physique particulier… v a l l é e d e l a s e i l l e n o r d s u d haraucourt sur seille marsal la seille 201 m la côte saint-jean 300 m âge des roches lias rhétien keupeur supérieur keupeur moyen keupeur intérieur trias nature des roches grès infra-liasique marnes versicoles sup. argiles de chanville dolomie de beaumont marnes bariolées grès à roseaux marnes versicoles inf. ensemble halitique contenant la formation salifère source : site web de l’académie de nancy-metz. coupe géologique de la vallée de marsal</Page><Page Number="8">8-9 2 seille, petite seille et ruisseau du nard la présence du sel induit une forte charge en chlorures dans la seille et contribue à la qualité passable de la rivière tout comme les rejets ménagers, agricoles et les recalibrages de son cours, en particulier du 19 e siècle. la qualité des eaux de la petite seille est cependant évaluée comme bonne de puttigny à château-salins. le réseau hydrographique actuel ne corres-pond en rien, de même que le faciès de la vallée, à ce qu’il était à sont origine, il y a 200 millions d’années. en effet, en plus des phénomènes géologi-ques d’érosion et de dépositions de sédi-ments, la seille a subi bien des change-ments, au fil des exploitations agricoles, des déforestations, de l’exploitation des gise-ments salifères de son sol. cette histoire vous est racontée en détail dans le chapitre suivant, “une histoire qui ne manque pas de sel, étude paléo-environnementale”. nous ne citerons donc ici que les quelques derniers travaux de l’homme sur le lit mineur et les berges de la seille. pour contrôler cette rivière, de nombreux aménagements furent réalisés et ont modi-fié son fonctionnement (thera 1996) : • le redressement de la seille de mulcey à chambrey en 1895, • les curages de la veille seille de st médard à marsal de 1962/66 et des cura-ges ponctuels à blanche eglise, mulcey, marsal en 1980. le lit mineur de la seille est donc complè-tement artificialisé, large et rectiligne et les berges sont dépourvues d’arbres. les poissons présents dans la vallée sont majo-ritairement issus d’alevins échappés des étangs et de quelques repeuplements (voir chapitre 4.4.1). les lits majeurs de la seille et de la petite seille offrent d’importantes surfaces d’expansion des crues. les remontées d’eau salée qu’elles soient relativement ponctuelles ou sous forme plus diffuse don-nent naissance à des sources bien identifiables : • source circulaire de 20 m de diamètre à vase mouvante à vic sur seille, • source semi circulaire de 50 m à blanche eglise, • source semi circulaire de 50 m à lezey. aaa 2.2 le réseau hydrographique ; façonneurs et façonnés 2 aaa 2.3 l ’hydrogéologie, de l’eau, du sel, un destin particulier 2 la rivière seille la seille en crue à marsal coupe hydrogéologique david nguyen-thé et bernard feuga, brgm, 2004 c'est la dissolution par les eaux de surface des couches de sel formant le toit du gisement qui explique la salinité des eaux courantes et de plusieurs sources. les explications concernant les mécanismes à l'origine des résurgences font encore l'objet de discussions. 2 ces sols argileux sont caractérisés par la présence d'une nappe salée dont les variations font apparaître un horizon réduit et un horizon oxydé du même type que ceux des gley ils sont soumis à l'influence d'une nappe salée peu profonde riche en sels de sodium. le sel remonte par ascension capillaire et forme souvent des efflorescences blanches en surface. aaa 2.4 pédologie, le sol de surface</Page><Page Number="9">trois types de sol sont identifiables (fleurentin 1976) : • les sols salins blancs ou solontchak dont le ph est de 8. ils possèdent une structure grumeleuse du fait de la satu-ration du complexe argilo-humique. ces sols sont reconnaissables à la présence d’efflorescences blanches de sel. • les sols alcalins noirs. avec l’arrivée d’eau douce, la désaturation des argiles induit une destructuration de sol dont le ph atteint une valeur de 9. ces sols sont identifiables aux croûtes noirâtres dépo-sées en surface qui correspondent à des humates de sodium. • les sols alcalins lessivés ou solonetz dont le ph est supérieur à 9. les minus-cules particules (colloïdes) argileuses et humiques sont lessivées et le sol est fis-suré en surface par des formes géomé-triques (prismes) caractéristiques. a différents endroits de la vallée comme à vic-sur-seille, on note la présence à faible profondeur de dépôt de tourbe de plu-sieurs mètres d'épaisseur . ces dépôts se sont formés à l'amont des briquetages de la seille qui, en raison de leur superficie (plusieurs centaines de mètres carrés) et de leur hauteur (une dizaine de mètres en moyenne), formaient de véritables barra-ges contrariant l’écoulement de la rivière (voir “une histoire qui ne manque pas de sel, étude paléo-environ-nementale). les températures traduisent plu-tôt des influences continentales (moyenne mensuelle proche de 1 en janvier et décembre et 83 jours de gel sous abri). on retiendra une grande variabi-lité des précipitations d’une année à l’autre avec comme extrême 500 à 1000 mm (1040 mm en 1995). 10-11 2 aaa 2.5 un climat entre océan et continent le climat de la vallée de la seille est océanique à tendance continentale. la moyenne annuelle des précipitations est d'environ 785 mm, le maximum pluviométrique se produisant en mai-juin.</Page><Page Number="10">introduction depuis toujours, on pensait que la vallée supérieure de la seille, n’avait formé qu’un vaste marécage, s’étendant des environs de dieuze à ceux de salonnes. pendant les trois derniers siècles, du 18 e au 20 e siècle, les hommes ont inlassablement tenté de régulariser le cours divaguant de la seille, et d’assécher les marais qui occupaient le fond de la vallée. cette entreprise, com-mencée avec les premiers travaux de régularisation de la seille dans les années 1730, ne s’est réellement achevée qu’au début du 20 e siècle. les cartes et les plans d’ancien régime, qui ont été dressés prin-cipalement aux 17 e et 18 e siècles, permet-tent de se faire une idée du paysage de la vallée supérieure de la seille tel qu’il était avant la réalisation de ces grands travaux d’assèchement : les villes fortifiées de vic, marsal et moyenvic y apparaissent comme des sortes d’îles artificielles, isolées au milieu d’une vaste étendue de marécages, et auxquelles seuls des pontons érigés depuis la terre ferme permettent d’accéder . 12-13 3 ] 3 - une histoire qui ne manque pas de sel d’après laurent olivier , conservateur du département des âges du fer musée d’archéologie nationale - 78105 saint-germain-en-laye aaa 3.1 l ’origine des origines : l’apport des recherches paléo-environnementales à l’histoire du paysage de la vallée supérieure de la seille une histoire qui ne manque pas de sel… la place de marsal au xvii ème siècle la ville fortifiée apparaît assise au milieu des marais. on y accède par de longs pontons de bois établis au dessus des marécages. des marais depuis la nuit des temps ? depuis l’aube de l’humanité, l’homme et la nature interagissent ensemble et sont intimement dépendants. rares sont les milieux où l’homme n’est pas intervenu avec ses effets négatifs ou positifs sur les espèces et les paysages. la vallée de la seille n’échappe pas à la règle, loin de là. il nous semblait important de mieux comprendre l’histoire complice et complexe de l’évolution entre l’homme et les mares salées. comment ce patrimoine naturel par son physique particulier sa flore étrange et son goût salée a pu un jour attiré l’attention de l’homme qui a su l’exploité au mieux et ainsi modifié la vallée par ses interventions. il était utile de mieux connaître comment un patrimoine naturel a enrichi et développé les cités de cette vallée au fil des siècles. ce début de chapitre est la parfaite transition entre la description physique de la vallée vue précédemment et son intime lien avec les actions de l’homme. introduction •</Page><Page Number="11">14-15 au vu des textes historiques, on pouvait croire cette situation extrêmement ancienne. la “chronica episcoporum mettensium” signale ainsi que l’évêque de metz gérard de relanges se fit édifier , quelque part dans la vallée entre vic-sur-seille et marsal, un château “pour y festoyer et s’y adonner aux plaisirs”. cet édifice était situé “dans les marais”, qui occupaient manifestement le fond de la vallée ; la vallée supérieure de la seille était donc déjà largement maréca-geuse en ce début du 13 e siècle et, à cette époque, elle l’était sans doute depuis long-temps déjà. pour les périodes plus ancien-nes de l’antiquité, les érudits se sont pen-chés sur la toponymie de vic-sur-seille, appelé vicus bodesius à l’époque romaine, qui aurait signifié “le marécageux”. des déductions analogues ont été tirées du nom de marsal, dénommé marosallum dès le début du premier siècle de notre ère, auquel aurait été attachée la même signifi-cation. depuis les premières recherches de l’ingé-nieur royal royer artézé de la sauvagère (1740), qui avait montré, dès la première moitié du 18 e siècle, que le “briquetage de marsal” reposait dans une importante cou-che d’alluvions marécageuses, les archéolo-gues du 19 e siècle ont interprété les accu-mulations de briquetage protohistorique entassées dans la vallée comme des sortes de “radiers” édifiés dans les marais : ces plates-formes artificielles de débris de terre cuite auraient permis à leurs occu-pants préhistoriques de se maintenir à l’abri des attaques de leurs ennemis. l’image de ces occupations préhistoriques établies, comme les “cités lacustres”, au milieu des marais dominera toutes les recherches, jusqu’à la fin du 20 e siècle. ainsi, pour bertaux (1976), les accumula-tions de briquetage auraient formé des sortes d’îles artificielles (ou “îlots”) édifiées à proximité directe des sources salées, qu’elles auraient permis de protéger . depuis 2001, l’exploitation “proto-industrielle” du sel à l’époque de l’âge du fer que constitue le briquetage de la seille a fait l’objet d’un nouveau programme de recherches pluri-disciplinaires coordonné par le musée d’archéologie nationale de saint-germain-en-laye (umr 8546 du cnrs, paris). ces recher-ches comportent un important volet paléo-environnemental, qui est dédié à l’étude de l’histoire de l’environnement hydrogéologi-que de la vallée supérieure de la seille. il s’agissait d’étudier les interactions hommes-milieu à l’échelle de la longue durée, notamment au cours des cinq der-niers millénaires, afin de mieux comprendre l’impact qu’a pu avoir sur le milieu naturel l’exploi-tation intensive du sel. on sait en effet par les sources historiques du 18 e siècle que l’ex-ploitation des forêts pour l’ali-mentation en combustible des fourneaux à sel a provoqué des phénomènes importants de dégradation de l’environnement : les déboisements intensifs sont notamment à l’origine d’érosions importantes, accentuées par des crues plus massives (husson, 1991). une première série de fora-ges géologiques, réalisés en 2003 en coopération avec le bureau de recherche géologique et minière (brgm), a révélé l’importance extraordinaire des accumulations de sédiments alluviaux dans la vallée : à marsal, la base du com-blement alluvial a été rencontrée à la profondeur de 10 à 13 mètres sous la surface du sol actuel (baes et fechner, 2004). afin d’établir le cadre de l’histoire environnementale de la vallée supérieure de la seille en corréla-tion avec l’évolution de l’occupa-tion humaine, un programme de recherches paléo-environnemen-tales, confié au groupe archaeoscape du département de géographie de l’université de londres (directeur de projet : dr . nick branch), a été instauré à par-tir de 2004. ces travaux géo-archéologiques ont visé à recons-tituer , à partir de l’étude des sédi-ments accumulés, la succession des grands épisodes de transfor-mation du paysage, qui ont mar-qué l’évolution de cette région centrale du saulnois depuis les temps préhistoriques. les recher-ches ont consisté notamment en la réalisation de carottages, qui permettent d’extraire des colon-nes de sédiments en place jusqu’à plus de 10 mètres de profondeur . etudiées en laboratoire, ces carot-tes donnent la possibilité de croi-ser de multiples techniques d’ana-lyses, qui renseignent sur l’évolu-tion des milieux écologiques : l’étude des pollens permet de res-tituer la composition générale de l’environnement végétal ; tandis que la malacologie et l’étude des diatomées permettent de déter-miner les transformations des conditions hydrologiques. trois objectifs de recherche principaux étaient poursuivis : d’une part, produire un modèle préliminaire de l’histoire de la vallée dans le secteur étu-dié, entre salonnes et marsal en établissant la nature et les causes des changements de régime de la rivière ainsi que d’en déterminer les effets sur l’environnement; ceci afin de permettre des compa-raisons avec les autres séries d’en-registrements paléo-environne-mentaux obtenues pour la période de l’holocène (- 10 000 ans à nos jours) en europe cen-trale et occidentale. il s’agissait d’autre part de mieux saisir la nature des rela-tions développées entre les activi-tés humaines du passé (agricul-ture, industries, habitat…) et l’en-vironnement sédimentaire local. cela impliquait notamment l’étude des accumulations de “déchets industriels” protohisto-riques rejetés dans la plaine allu-viale et la détermination des périodes d’abandon de ces zones d’occupation humaine provo-quées par les inondations périodi-ques de la rivière. enfin, un troisième objectif était de quantifier de l’impact des activités humaines tant sur l’évo-lution de la plaine alluviale que sur celle des coteaux immédiate-ment environnants. en particulier , il s’agissait de déterminer si l’ex-ploitation intensive du milieu aux différentes périodes du passé n’avait pas provoqué des phéno-mènes d’érosion massive, et d’établir leur cause (déforesta-tions agricoles, exploitation fores-tière pour l’obtention de combus-tible, etc.). le projet briquetage de la seille : un nouveau programme de recherches paléo-environnementales marsal “pransieu” 2004, carottages géoarchéologiques. photo : projet briquetage de la seille.</Page><Page Number="12">16-17 afin d’atteindre ces objectifs, dif-férentes techniques d’études de terrain et d’analyses en labora-toire ont été mobilisées : un programme de carottages systématiques a été mis en place pour mettre en évidence l’histoire des dépositions alluviales accu-mulées dans la vallée de la seille et ses affluents de la petite seille et du nard. en laboratoire, des analyses ont été conduites sur les sédi-ments extraits au moyen de ces carottages, et en particulier sur les restes biologiques fossiles (comme en particulier les pollens, les restes de mollusques et les dia-tomées) qu’elles renfermaient. un programme de datations absolues (radiocarbone) a été éla-boré afin de préciser et dater les différents événements mis en évi-dence. phase d’érosion 1 : une première grande phase d’érosion creuse la base de la vallée dans les sédi-ments environnants. les études montrent qu’il s’agit d’un large creusement de type en tranchée, dont la base est dégagée dans le substrat géologique marneux du trias. cet épisode, probablement de fin de période glaciaire (- 200/220 millions d’an-nées ?), n’est pas encore daté précisément.  phase dépositionnelle 1 : le fond de la vallée dégagé au cours de la phase d’érosion i est partiellement comblé par des apports de sédiments alluviaux constitués de graviers et de sables rouges. l’absence des restes organiques visibles constatée dans ces niveaux suggère un contexte climatique défavorable à leur déposition et/ou préservation. ces caracté-ristiques pourraient provenir d’un climat froid, qui correspondrait à la fin de la der-nière période glaciaire dite du würm, vers - 10 000 ans. phase d’érosion 2 : après la fin de la période précédente, l’éro-sion reprend. elle dégage un nouveau che-nal, relativement étroit par rapport au pré-cédent, et à profil en forme de “v”. celui-ci est creusé dans les apports de sables et de graviers rouges accumulés au cours de la phase dépositionnelle 1 ; son cours ser-pente dans le fond de la vallée dégagé au cours de la phase d’érosion 1, quelquefois dans l’axe central, mais souvent aussi en périphérie, vers le pied des coteaux envi-ronnants. des portions importantes de la couche de sables et de graviers rouges restent en place, où elles se fossilisent sous la forme de terrasses alluviales. cette seconde période d’érosion signale des changements de conditions environne-mentales très importants, mais la chronolo-gie et la nature précises de ces modifica-tions restent encore à établir . a phase dépositionnelle 2 : cette dernière phase de dépôt de sédi-ments alluviaux de sables et d’argiles se divise en deux étapes successives. la pre-mière (2a) est marquée par un comblement de sédiments fins, qui viennent colmater le chenal à profil en “v” (érosion 2). ensuite (2b), le processus de colmatage s’étend à l’ensemble de la vallée, pour former la sur-face de la plaine alluviale actuelle. cette dernière phase est clairement contempo-raine de l’occupation humaine. l ’impact des activités humaines est mani-feste dans cette dernière période, qui cor-respond au comblement final de la vallée. cet épisode correspond à une fermeture du milieu alluvial, qui présente désormais des conditions s’apparentant à celles d’un milieu lacustre, lequel se trouve associé à un comblement rapide dû à l’apport impor-tant de sédiments transportés par l’érosion. l ’impact humain a été analysé plus finement dans le secteur du “pransieu” à marsal. ainsi, les vestiges d’occupation humaine apparaissent soudaine-ment et massivement à 2,60 m sous la surface du sol actuel, en particulier sous la forme d’un niveau riches en charbons de bois, correspondant à la surface de la plaine alluviale ancienne. ce niveau daté du début de l’âge du fer , aux environs du 7 e siècle avant jésus-christ, correspond à la base des accumulations de briquetage, qui s’étendent ici sur près d’un kilomètre et demi de longueur . le début des dépôts 2b coïncide donc avec l’essor de l’extraction intensive du sel par la méthode du briquetage, vers -500 avant j.c. ce processus de comblement allu-vial est très rapide et reste actif tout au long des périodes histori-ques : ainsi, un niveau de joncs (plantes des zones humides) conservé vers 1,50 m de profon-deur dans les sédiments argileux des dépôts 2b a donné une date radiocarbone vers les années 1280-1440. celle-ci montre que l’envasement marécageux de la vallée s’est donc poursuivi à l’épo-que moderne, après une période située entre la fin du 13 e et le début du 15 e siècle. une brève histoire paléo-environnementale de la vallée supérieure de la seille les recherches géoarchéologiques menées depuis 2004 ont permis de restituer un premier modèle général de l’histoire environnementale de la vallée, qui s’articule en quatre phases principales (green, branch, swindle et twiddle, 2004 ; id., 2005). deux grandes phases d’érosion, qui restent encore à dater avec précision, sont suivies chacune par des phases de dépôts de sédiments. nous en sommes actuellement à la quatrième phase (phase dépositionnelle 2) : les accumulations de briquetage proto-historique sont figurées en orange, dans des sédiments des dépôts 2b, au sein desquels se remarque un horizon de débris végétaux figuré en brun. les alluvions de sables et graviers rouges des dépôts 1 sont figurées en vieux rose. les sédiments composant le comblement de l’incision en v du chenal de la seille (phase dépositionnelle 2a) sont représentés en gris-vert et en gris-jaune. succession des dépôts sédimentaires du comblement de la vallée supérieure de la seille au niveau du transect de marsal ouest (d’après green, branch, swindle et twiddle, 2005)</Page><Page Number="13">18-19 la structure de ces sédiments témoigne de deux phénomènes : • la composition argileuse de teinte som-bre est caractéristique de l’apport de sédi-ments mélangés avec des matériaux orga-niques ; tandis que les couches de texture fine correspondent à des sédiments dépo-sés en milieu humide par décantation. • la présence de taches rougeâtres d’oxydation de fer signale quant à elle la succession de périodes d’alter-nance de condi-tions d’oxydation et de réduction après le dépôt de ces couches. l’ensemble témoigne d’un milieu maréca-geux, soumis à des phénomènes périodi-ques de battement du niveau d’eau (baes et fechner, 2004). ces conditions proches de celles d’un milieu lacustre cor-respondent bien aux “marais de la seille” décrits par les sources historiques entre le moyen âge et le début de la période contemporaine. d’une manière générale, les premières accu-mulations de briquetage se développent à la surface d’un sol ancien formé sur une terrasse de sable et graviers rouges formée par les alluvions glaciaires (dépôts 1). de là, les déchets de production sont déposés en direction du lit de la rivière, où les cou-ches de briquetage viennent sceller le rem-plissage par les dépôts 2a, qui comble l’in-cision en v de la vallée. ce comblement par des limons et des sables alluviaux, devient de plus en plus sableux en profondeur , jusqu’à 6,00 m sous la surface du sol actuel, où il cède la place aux accumulations de sables et de graviers rouges des dépôts 1. globalement, un changement graduel s’ef-fectue donc au cours des dépôts 2a où les alluvions se déposant sont de plus en plus chargées en limons, et passent d’un régime de cours d’eau rapide à un régime lent. ces premières indications sont confirmées par l’étude des mollusques et des diatomées, qui révèlent la présence d’un milieu humide et salé, caractérisé par des cours d’eau lents, aux fonds boueux garnis d’une dense végétation aquatique, qui étaient bordés d’une plaine alluviale herbeuse. l’effet de colmatage graduel est souligné par l’évolution de la pente générale de la vallée supérieure de la seille. celle-ci atteint 4 mètres sur 12 kilomètres à la sur-face du cours dégagé lors de la phase d’érosion 2. cette pente prononcée assu-rait un régime rapide à la rivière, qui trans-portait alors essentiellement des sédiments sableux et clairs. a la fin de la phase dépo-sitionnelle 2a, la pente de la vallée est réduite d’environ moitié et n’atteint plus que 2,50 m sur un tracé observé de 10,5 km. le régime de la rivière est désormais lent et ses alluvions sont chargées en sédi-ments limoneux et argileux, apportés par l’érosion des coteaux environnants. le col-matage se poursuit (dépôts 2) et s’étend, comme on l’a vu, à l’ensemble du chenal initial (phase d’érosion 1). aujourd’hui, la pente générale de la vallée de la seille est inférieure à 1 m pour une longueur de 12 km, entre mulcey et salonnes. méthode du briquettage cristallisation du sel par chauffage de pots en terre cuite contenant le sel sur un empilement de bâtonnets en terre cuite. l’évolution des pentes de la vallée au cours de l’histoire paléo-environnementale de la seille, entre salonnes et mulcey (d’après green, branch, swindle et twiddle, 2005) a la base, en tireté serré, le niveau du sommet des alluvions de sables et graviers rouges de la phase dépositionnelle 1. a mi-hauteur , en tireté large, le niveau de base des accumulations de briquetage protohistorique correspondant à la surface de la plaine alluviale au début de la phase dépositionnelle 2b. en trait plein, la surface actuelle de la plaine alluviale. les alluvions tourbeuses de salonnes les caractères physico-chimiques et biologiques du milieu passé de la vallée (paléo-environnement) ont pu être précisé et complété par l’étude de dépôts tourbeux à salonnes, représentant les quatre derniers millénaires (green, branch, swindle et twiddle, 2004 ; id., 2005). suivie jusqu’à 6 m. de profondeur sous le niveau du sol actuel de la plaine de la seille, cette étude permet de mieux comprendre l’impact des activités humaines sur le milieu lors de la phase 2 de dépôt. a cette échelle locale, on retrouve l’évolu-tion générale déjà constatée. néanmoins, de nouvelles informations, qui n’étaient pas lisibles dans le comblement alluvial, apparaissent, grâce à la bonne préserva-tion des pollens dans les formations tour-beuses. on remarque ainsi la succession de trois grands épisodes de déboisements depuis la préhistoire : l’étude des pollens et des diatomées, croisée avec la datation radiocarbone des restes végétaux conservés, permet d’établir que l’impact de l’activité humaine devient évident pour la pre-mière fois dans la vallée à partir des 18 e -16 e siècles avant j.-c. ; c’est-à-dire au cours de l’âge du bronze ancien. le paysage est largement déboisé et se conservera globalement ainsi jusqu’à maintenant. la culture des céréales est bien présente. l’image générale du milieu végétal est celle d’un patchwork de prairies (représentées par les grami-nées), de friches à noisetiers, de zones forestières secondaires dominées par le frêne, de forêts mixtes dominées par le hêtre et le chêne (et quelques résineux abies/picea et pinus). par rapport aux relevés des niveaux antérieurs de salonnes, on constate un déclin du tilleul, qu’on remarque en général dans toute l’europe protohistorique, et qu’on attribue à une exploitation des feuilles et des branches pour le bétail.</Page><Page Number="14">20-21 le morcellement des milieux semble direc-tement provoqué par l’activité humaine, notamment en termes de déboisements, de brûlis et de cultures. cette phase de déboisements du début de l’âge du bronze se traduit également par des changements importants dans le régime hydrologique local, en particulier par le développement de diatomées et de plantes aquatiques ayant besoin de beaucoup de nutriments, ainsi que par des phénomènes d’eutrophi-sation. il est très vraisemblable que ces cau-ses d’enrichissement du milieu soient liées aux phénomènes d’érosion de sols, dus en particulier aux déboisements et à l’exploi-tation agricole. curieusement, si l’impact sur le milieu de l’occupation humaine est clairement visible par les pollens retrouvés, l’archéologie n’a, jusqu’ici, pas encore permis d’identifier les habitats et les nécro-poles correspondantes. une seconde phase de déboisements importants, qui touche notamment les populations de hêtre et coïncide avec l’extension des prairies, intervient quelque part après 1510-1190 avant j.c. en datation au carbone 14. en l’absence de datations plus précises, il n’est pas encore possible de déterminer si cet événement se produit avant ou pen-dant l’essor de l’exploitation intensive du sel. le milieu apparaît cultivé, en particulier pour la production de céréa-les. cette nouvelle réduction des surfa-ces forestières s’accompagne de trans-formations majeures de la rivière seille : on observe une disparition totale des diatomées, alors que la sédimentation se charge en apports de sables et sur-tout d’argiles. la troisième et dernière phase de déboi-sements enregistrée dans les relevés de salonnes intervient peu de temps après 960-1220 de notre ère ; soit probable-ment vers la fin du moyen âge. le pay-sage de cette période est désormais dominé par une nouvelle extension des prairies, toujours combinée à la culture des céréales. le milieu forestier , large-ment ouvert, est surtout représenté par le frêne. il est possible que ces nouveaux déboisements coïncident avec l’essor des salines médiévales de la vallée de la seille du 13 e et 14 e siècle (hiegel, 1980). ce paysage de la vallée de la seille reste jusqu’aux environs de 1400-1500. c’est à ce moment, qui doit correspondre aux 16 e -17 e siècles, qu’on voit apparaître une régénération des espaces forestiers (attesté en particulier par l’essor des pins), qui paraît correspondre à une exploitation pour la production de bois d’œuvre ou de combustible. l’exploitation du milieu naturel à l’âge du fer les sondages archéologiques (de 2003 à 2005) des sites d’ateliers du briquetage de la seille permettent d’être mieux renseigné sur l’exploitation de la vallée par les hommes de l’âge du fer (courant des 7 e -6 e siècles avant j.-c.). l’étude des résidus de combustible aban-donnés sur place dans les chambres de chauffe des fourneaux à sel notamment à marsal “pransieu” indique une exploita-tion des espèces forestières, comme le chêne et le hêtre. ces espèces possèdent des qualités calorifiques spécifiques, qui leur vaut d’avoir été particulièrement exploitées pour les industries utilisant cette énergie, en particulier pour les salines. il est intéressant de constater que les essen-ces sélectionnées par les sauniers de l’âge du fer sont typiques de milieux secs ; ce qui indique qu’elles ont été récoltées à l’exté-rieur de la vallée, et non sur place (austin, 2005). depuis les fouilles de l’atelier de “burthecourt” à salonnes, on dispose de premières indications sur les habitats des sauniers protohistoriques établis à proxi-mité immédiate des zones industrielles. une série de silos à grains datés des 7 e et 6 e siècles avant j.-c. a en particulier été étu-diée. les analyses des restes végétaux mon-trent que les sauniers de “burthecourt” n’extrayaient pas seulement le sel, mais qu’ils pratiquaient également des activités agricoles régulières : ils cultivaient des champs de céréales (blé, orge), et entrete-naient des productions de plantes légumi-neuses et aromatiques (vaughan-wil-liams, 2005). l’existence de troupeaux d’animaux domestiques est confirmée par l’étude des restes osseux animaux, qui fait apparaître une consommation carnée reposant sur le bœuf, le cochon, les mou-tons et les chèvres (lena, 2005). de son côté, l’artisanat domestique est marqué par la transformation des produits agrico-les, ainsi qu’en témoignent les activités de filage et de tissage attestées par la pré-sence de fusaïoles et d’un poids de métier à tisser , abandonnés parmi les déchets de briquetage de l’atelier . il serait intéressant d’en savoir plus sur la nature de l’artisanat métallurgique spécialisé dont témoigne la présence de scories dans le comblement de destruction des silos de l’habitat de “burthecourt”. ces premières indications sont confirmées par les informations archéobotaniques et archéozoologiques obtenues sur les autres ateliers de briquetage. ainsi, à marsal “fort d’orléans”, les déchets de brique-tage sont associés à des restes de plantes indiquant la culture de l’orge et du blé, ainsi que la cueillette des fruits sauvages, comme les noisettes et les prunelles (kreuz et wiethold, 2001). dans ces niveaux très riches en débris végétaux, on trouve également des traces de fraises, ainsi que de culture du millet commun et de l’amidonnier (espèce de blé) (kreuz, 2002). les bois brûlés comportent une part non négligeable de fruitiers, comme l’au-bépine, le sorbier , le pommier ou encore le poirier (austin, 2005). les sauniers de l’époque celtique sont donc aussi des pay-sans : d’ailleurs, l’analyse des empreintes des revêtements végétaux des éléments de briquetage montre que, sur l’ensemble des sites échantillonnés, ces derniers étaient produits en grande partie à partir de déchets de récoltes de céréales, lesquelles incluent l’orge vêtue, le blé et l’épeautre (murphy, 2002). comme à salonnes, l’étude des ossements animaux des rem-blais de briquetage ou des fourneaux à sel de marsal (“fort d’orléans”, “pransieu”) et de vic-sur-seille (“châtry”) souligne l’ex-ploitation du bœuf, du cochon et du mou-ton, qui composent la base de l’alimenta-tion carnée des sauniers de l’âge du fer (lena, 2005). saline de dieuze dessin de dupin, xviii e s. (bm nancy) photo d. senn.</Page><Page Number="15">conclusions et perspectives ; 22-23 les résultats obtenus sont éton-nants : ils montrent en particulier qu’il faut abandonner l’idée selon laquelle cette partie de la vallée aurait été de tous temps maréca-geuse. les observations permet-tent d’établir en effet qu’il s’agit au contraire d’un phénomène relativement récent et tardif à l’échelle de l’histoire de la vallée, et dont le développement coïn-cide directement avec celui de l’impact de l’occupation humaine sur le milieu. ainsi, la fermeture du bassin hydrologique, qui se comble de sédiments alluviaux apportés massivement par l’éro-sion, suit rapidement l’essor de l’exploitation intensive du sel dont témoigne le briquetage de la seille. ce processus de colma-tage de la vallée apparaît claire-ment d’âge historique, et s’est poursuivi au delà du moyen âge, jusqu’au cours de la période moderne et sans doute contem-poraine. on peut penser que le rejet de millions de mètres cubes de déchets de production en terre cuite - le volume total des restes représenté par le briquetage de la seille étant estimé à près de 4 mil-lions de m 3 - a très probablement contribué directement à pertur-ber un milieu hydrogéologique entré lui-même dans une phase de déposition géologique. rejetées directement dans la val-lée, ces accumulations de déchets auraient, à long terme, contribué à ralentir davantage l’écoulement des eaux de la vallée ; alors qu’à court terme elles auraient proba-blement permis aux hommes de l’âge du fer de combattre l’enva-sement de l’environnement des ateliers de saunier, en créant des sols secs établis sur des terre-pleins artificiels. ainsi, grâce à ces travaux, on dis-pose désormais d’une très riche moisson de données, qui permet de commencer à évaluer l’impact de l’occupation humaine - expri-mée ici en particulier par l’exploi-tation du sel - sur les transforma-tions à long terme du milieu. la signature la plus visible de ces modifications est caractérisée par les déboisements, dont trois gran-des périodes principales apparais-sant respectivement au début de l’âge du bronze, puis à l’âge du fer et enfin à la fin du moyen âge, ont été mises en évidence. cette diminution de la surface forestière a contribué ou à aggra-ver des processus d’érosion de sol, qui sont venus grossir le colma-tage de la vallée. exprimée en volumes de matériaux accumulés, cette dernière phase de déposi-tion alluviale (2b) est, de loin, la plus conséquente : elle corres-pond à l’accumulation, en moins de trois millénaires, d’une masse de sédiments environ cinq fois plus importante que celle qui avait progressivement colmaté le chenal fossile de la seille au cours des temps préhistoriques. de nombreuses questions restent à préciser , en premier lieu celle de la chronologie fine de ces épiso-des de transformation du milieu, de même que celle de leurs arti-culations réciproques. il serait particulièrement intéressant de pouvoir mieux comprendre l’in-terrelation entretenue entre les déboisements et les dépositions alluviales, de plus en plus char-gées en sédiments limoneux et argileux. il serait également bon d’en savoir plus sur les pratiques d’exploitation du milieu naturel à l’âge du fer , et en particulier sur l’impact de l’activité humaine sur la faune sauvage. cependant, ces pre-mières recherches montrent combien l ’env i ronnement naturel s’identifie fondamentalement à une construction “éco-humaine”, au sein de laquelle s’entremêlent les contraintes natu-relles et culturelles, et dont les proces-sus de constitution doivent être abor-dés sur une longue durée. les premières recherches menées dans le cadre du projet briquetage de la seille ont complètement renouvelé les connaissances sur le milieu naturel du saulnois, en restituant le cadre général de l’histoire paléo-environne-mentale de la vallée supérieure de la seille, depuis au moins les dix derniers millénaires. conclusions et perspectives •</Page><Page Number="16">24-25 3 depuis lors, les choses ont bien évolués même si effectivement, l’activité agricole reste dominante dans la vallée. le tableau ci-dessous présente le nombre d’habitants des communes concernées par le site en 2001 le site comprend essentiellement des prairies (88,2 % de la surface du site natura 2000). sur le reste de la zone, on trouve des roseliè-res, des étangs, quelques forma-tions arborées, des zones en cul-ture et des zones d’occupation humaines (villages, villes, bâti-ments agricoles, route…) l’agriculture constitue la princi-pale activité de cette zone stricte de la vallée de la seille et ses zones salées. la surface agricole est principalement constituée de prairies. le maintien de ces surfa-ces en herbe s’explique en partie par la nature argileuse du sol ce qui le rend humide et inondable. par contre, dès que l’on s’écarte du lit de la seille et que l’on remonte légèrement, les cultures remplacent alors les prairies sur des terres généralement drainées. d’après les données rga de 2000, on recense 4,2 exploitations pro-fessionnelles par commune contre une moyenne de 3,5 au niveau départemental. afin de caractériser l’agriculture de la zone natura 2000, une enquête a été réalisée en avril-septembre 2001 chez 31 agricul-teurs exploitants du secteur (meurisse, 2001). les conclusions sont extrapolables à toute la vallée. la plupart des agriculteurs de la zone sont éleveurs. on trouve cependant des exploitations de céréales ainsi que quelques vignobles et vergers. lait : 31 % viande : 36 % mixte : 16 % ovin : 6 % bovin ovin : 11% la population rurale représente 42 % de la population totale du site. l’agriculture peut constituer dans certain village jusqu’à 40 % de la population active alors qu’elle représente à peine 5 % de la population active globale du site. la population n’a pas subi de modification majeure depuis 1982. population communes (habitant) • amélécourt 117 • blanche-eglise 115 • château-salins 2 470 • dieuze 4 069 • gerbécourt 102 • haraucourt-sur-seille 126 • juvelize 95 • ley 106 • lezey 99 • lubécourt 57 • marsal 293 • moyenvic 342 • mulcey 221 • puttigny 87 • saint-médard 113 • salonnes 164 • val-de-bride 643 • vaxy 134 • vic-sur-seille 1 469 • xanrey 126 aaa 3.2 une histoire au passé plus récent aaaa 3.2.1 la population aaaa 3.2.2 l’utilisation du sol aaaa 3.2.3 les activités agricoles source : fédération départementale des maires de moselle. principales productions : productions des exploitations de la zone natura 2000 de la seille en 2001 (62 exploitations recensées) 16 6 31 11 36 2001 statut des exploitations : il y a plus de sociétés agricoles que d’exploitants individuels sur la zone. cela va de paire avec la taille importante des structures agricoles. age des chefs d’exploitation : la population d’agriculteurs est assez bien équilibrée. aucune classe d’âge n’est dominante. sau : les exploitations de la zone étu-diée ont des surfaces assez varia-bles. 80 % des exploitations de l’échantillon exploitent entre 85 et 230 ha. 77 % des exploitations ont une sur-face supérieure à 100 ha contre 23% à l’échelle du département où la surface moyenne est de 60 ha.</Page><Page Number="17">26-27 approche historique : evolution des structures d’exploitations : les exploitations sont de moins en moins nombreuses et de plus en plus grandes. surfaces des différentes cultures : le blé, l’orge et le colza sont devenus majoritaires sur l’ensemble constitué par les cantons de vic, château-salins et dieuze. les autres types de culture (plantes sarclées et avoine entre autres) ont quasiment dis-paru. la disparition de l’avoine trouve son explication dans la mécanisation. l’agriculture de type polyculture associant céréales, plantes sarclées, cultures fourra-gères, vignes, fruits disparaît au profit d’un type d’agriculture essentiellement orienté vers les cultures de ventes céréales et oléo-protéagineux. l ’agriculture s’est spécialisée. evolution des surfaces toujours en herbe : la surface toujours en herbe (sth) a forte-ment augmenté des années 20 aux années 70. cette augmentation est liée au dévelop-pement de l’élevage qui nécessite moins de main d’œuvre que les cultures de céréales. or , après la guerre de 14 et l’exode rural amorcé à la fin du 19 e siècle, l’agriculture du début du siècle manque de bras. a partir de 1970, la tendance s’inverse. la mécanisation aidant, les besoins en main d’œuvre deviennent plus importants dans les élevages que dans les exploitations céréa-lières. l’exode rural se poursuit et induit une réorientation de la pro-duction vers les céréales. la politique agricole commune (pac) (et notamment ses aides compensatoires à l’hectare depuis 1992) amplifiera le phénomène. elevage : au niveau de l’arrondisse-ment de château-salins, on peut constater : • une progression du nom-bre de bovins et une diminu-tion du nombre de chevaux entre 1938 et 1970. cela est cohérent avec les explications his-toriques données dans le paragraphe pré-cédent (développement de l’élevage aux dépends de la culture des céréales et dispa-rition de l’utilisation des chevaux dans les travaux des champs). • en élevage bovin, le nombre de vaches laitières progresse de 1930 à 1970 pour les mêmes raisons. a partir de 1970, la mécani-sation et la pac réorientent la production vers les céréales. certains sols ne sont pas propres à la culture de céréales. la spécia-lisation en grande culture ne peut pas s’ef-fectuer dans tous les secteurs. les sols du keuper majoritaires sur l’arrondissement en sont un bon exemple. les terres qui ne peuvent pas être mises en culture sont maintenues en herbe, d’où la persistance de l’élevage et l’apparition de systèmes mixtes dans lesquels la vache nourrice constitue un revenu complémentaire de celui apporté par les céréales. • la production ovine est une constante de l’arrondissement. • les porcs et les chevaux ont pratique-ment disparu. l’agriculture de l’arrondissement est pas-sée d’un type polyculture-polyélevage commun à l’ensemble des agriculteurs à des types plus spécialisés en lait, céréales-viande ou céréales-lait soit de la polycul-ture-élevage. il s’agit surtout d’une pêche de loisir . cette activité est essentielle-ment pratiquée dans la seille et accessoirement dans la petite seille et dans le canal des salines. quatre associations de pêche, regroupant 350 membres, sont présentes dans la vallée. leur action est coordonnée par la fédération départementale de moselle pour la pêche et la pro-tection des milieux aquatiques. cette fédération finalise actuelle-ment un document cadre dépar-temental, appelé “plan départemental pour la protection des milieux aquatiques et de la gestion des ressources piscicoles” (pdpg), qui servira aux associa-tions de pêche dans le cadre de l'élaboration de leur futur plan de gestion piscicole. dans le cadre du pdpg, le bassin versant de la seille dans sa globalité est consi-déré comme très perturbé d'un point de vue piscicole. aaaa 3.2.4 les autres activités humaines aaaaa 3.2.4.1 la pêche la chasse est peu pratiquée sur le site. il s’agit essentiellement d’une chasse au gibier d’eau notam-ment le canard sur les bords des cours d’eau et des étangs. les droits de chasse sur les terres et les eaux du territoire d’une commune sont regroupés dans un ensemble appelé habituellement “chasse communale” dont la ges-tion est organisée par la com-mune. la chasse étant louée pour neuf ans par adjudication publi-que ou appel d’offres. les derniè-res adjudications sont intervenues en 2006. aaaaa 3.2.4.2 la chasse longtemps considéré en lorraine comme une activité secondaire, le tourisme prend une place écono-mique de plus en plus importante avec notamment le développement d’un tourisme tourné vers la découverte de la nature. la vallée de la seille est riche d’un important patrimoine historique et naturel. celui-ci est valorisé par : aaaaa 3.2.4.3 le tourisme • le musée du sel de marsal créé en 1973, le musée de marsal raconte l’histoire du sel depuis la proto-histoire jusqu’à nos jours. a l’extérieur on peut découvrir l’écosystème mare salée grâce à un sentier pédagogique en cours de réfection (2007), les forti-fications et les bâtiments militaires et religieux. portes de marsal</Page><Page Number="18">28-29 • l’association des amis du musée de vic-sur-seille avec des animations sur l’histoire et l’architecture de vic est devenue musée départemental. • la maison du pays des étangs située à tarquimpol qui réalise des animations cul-turelles et des sorties “nature” sur les zones humides de la vallée de la seille et du pays des etangs. • le centre d’hébergement de blanche-eglise qui accueille des “classes parc” et dis-pose de petits équipements (guides, jumel-les…) pour favoriser la découverte de la nature dans la vallée de la seille et du pays des etangs. des circuits de randonnée le gr5 (grande randonnée) et plusieurs circuits pédestres traversent la vallée de la seille. par ailleurs, un sentier de découverte du patrimoine a été mis en place par la communauté de commu-nes du saulnois à vic-sur-seille et à marsal. ce sen-tier passe notamment par la mare salée de marsal. il va s’étendre à toute la vallée dans le cadre d’un sentier d’interprétation du paysage en cours (soutien financier d’un programme européen leader ) • l’information du public sur les richesses du site les offices de tourisme de dieuze et de vic-sur-seille ainsi que l’inter-association nature et patrimoine du saulnois sont d’im-portants relais pour l’information du public. par ailleurs, la communauté de communes du saulnois prépare un site internet qui présentera les richesses de son patrimoine. de plus, afin de mieux faire connaître les mares et les prés salés, une plaquette d’in-formations sur ces milieux a été réalisée par le parc naturel régional de lorraine ainsi que cet ouvrage. de nombreuses sorties de découvertes sont également régulièrement offertes aux habitants via le pnrl, le csl ou d’autres associations. un gîte labellisé “panda” à marsal permet également d’accueillir les visiteurs en leur offrant une large information environne-mentale sur le secteur . • une liaison patrimoine et produit local un travail de reconquête des vignes a été réalisé dans la vallée de la seille avec la reconstitution d’une par-celle sur vic-sur-seille. on peut ainsi déguster le gris de vic et de marsal. • le musée georges de la tour de vic-sur-seille ce musée, ouvert en 2003, présente des œuvres du célèbre peintre georges de la tour . il s’agit d’un important pôle touristique du saulnois. • les sites du réseau d’éducation au territoire du parc naturel régional de lorraine le parc naturel régional de lorraine dispose d’un réseau de sites d’éducation au territoire. différents sites sont présents au niveau de la vallée de la seille : • le musée du sel de marsal qui réalise des animations autour de l’histoire du sel et de la mare salée. marsal vu du ciel vignoble de vic sur seille animation autour de la mare salée pédagogique</Page><Page Number="19">introduction ]un patrimoine naturel unique… 30-31 4 - un patrimoine naturel unique en france : des plantes et des animaux hauts en couleur et en rareté depuis longtemps ces étranges milieux aux plantes rougeâtres, au sol desséché blanchâtre ont attisé la curiosité. est-ce pour cette raison que les premiers hommes se sont installés dans la vallée ? est-ce en goûtant cette croûte blanche que tout a commencé et que le développement de la vallée a débuté ? toujours est-il que quelques millénaires plus tard, l’homme s’intéresse toujours à ces étonnants milieux et découvre encore et toujours leurs multiples facettes et tout le patrimoine qu’ils recouvrent, en particulier en terme de biodiversité. c’est à partir de la fin du 18 e siècle que débuta l’étude scientifique plus fine de ces milieux. quelques explications sur les noms d’animaux et de végétaux que vous trouverez dans ce livre la classification scientifique, c'est-à-dire le “rangement” ou le “placement” d’une espèce par rapport à une autre évolue actuellement et se nomme maintenant “classification classique”, en tenant compte de certaines avancées en classification systématique phylogénétique (nouveau mode de classement basé sur les analyses génétiques sui établit des relations de type “qui est le plus proche de qui”). la classification traditionnelle repose sur une hiérarchie fixe de catégories, définie de la façon suivante : • a titre d'exemple, pour l'espèce humaine (homo sapiens sapiens) : (vivant) a règne animal a embranchement des vertébrés a classe des mammifères a ordre des primates a famille des hominidés a genre des homo a espèce homo sapiens nous n’irons pas plus loin dans les explica-tions de la nouvelle classification du vivant, mais donnerons simplement le tableau sui-vant permettant de comprendre pour les textes qui suivent ce que veulent dire cer-tains mots et leurs terminaisons. (vivant) a règne a embranchement a classe a ordre a famille a genre a espèce introduction •</Page><Page Number="20">32-33 4 aaa 4.1 les habitats naturels salés continentaux de lorraine, une exception en france la citation d'auteurs est suivie de la date de validation du nom du taxon (espèce, genre…). cette date indique l'année de publication effective du livre ou de la revue dans laquelle ce nom a été valide-ment publié. lorsqu'un scientifique estime que le genre choisi n'est pas le meilleur pour cette espèce (notamment suite à la création d'un nouveau genre), il peut déci-der de transférer l'espèce dans un autre genre. dans ce cas, le nom de l'auteur du nom d’origine demeure, mais il est placé entre parenthèses. exemple : sequoia sempervirens (d. don) endl. (un grand arbre originaire d’amérique du nord). l'abréviation “d. don” indique que david don a publié le nom de base de cet arbre le taxodium sempervirens d. don et que le transfert dans le genre sequoia a été effec-tué par endlicher (dont le nom a été abrégé comme c’est souvent le cas, mais l’abréviation ne concerne qu’une certaine liste d’auteurs et reste toujours la même reconnue par une liste internationale d’abréviations). enfin, tous les noms latins désignant une espèce sont écrits en italique, règle généra-lement admise dans la littérature scientifi-que. la nomenclature (c’est la discipline “juridi-que” de différentes sciences du vivant qui a pour objet de définir et d'édicter les règles d'attribution et de priorité des noms scientifiques internationaux des organismes vivants, ou ayant vécu, appelés taxons) a établi une terminologie codifiée qui permet, au vu de la seule terminaison (ou suffixe) de savoir quel est son rang (dit taxinomi-que) dans la hiérarchie systématique : les noms scientifiques qui permettent d’identifier une espèce sont dits binomiaux, c'est-à-dire qu’ils comportent 2 identifiants (voir précédemment) le nom de genre (avec une majuscule à la première lettre) et le nom de l’espèce. ensuite on rencontrera parfois dans les textes et tableaux qui sui-vent, des lettres, des noms et parfois des dates avec ou sans parenthèses. ces com-pléments sont appelés citation d'auteurs. il s'agit du nom de l'auteur (ou des auteurs) ayant le premier utilisé ce nom dans une publication scientifique valide (le plus souvent avec la description originale) : • soit en tant que nouveau nom (une nou-velle espèce ou seulement un nom nou-veau), • soit en tant que nouvelle combinaison à partir du nom ayant servi de base à la formation d'un autre nom. terminaisons latines indiquant le rang taxinomique empire procaryote eucaryote bactérie règne et archée plante algue champignon animal rang bacteria plantae protista fungi animalia et archaea • embranchement, … -phyta -mycota … division ou phylum • sous-embranchement, sous-division ou … -phytina -mycotina … sous-phylum • classe … -opsida -phyceae -mycetes … • sous-classe … -idae -phycidae -mycetidae … • superordre … -anae … … • ordre -ales -a • sous-ordre -ineae -a • infra-ordre … -aria … … • superfamille … -acea … -oidae • famille -aceae -ida • sous-famille -oideae -inae • tribu -eae -eae, ae -ini • sous-tribu -inae -ina • genre -us, -a, -um, -is, -os, -ina, -ium, -ides, -ella, -ula, -aster , -cola, -ensis, -oides, -opsis… loin des côtes maritimes françaises et européennes, ces milieux salés de lorraine, et en particulier les plus remarquables de la vallée de la seille, s’imposent comme les plus rares et les plus emblématiques représentants des milieux naturels mosellans, lorrains et français. en effet, ce sont les seules mares et les seuls prés salés d’une telle superficie en france. les seuls sec-teurs halophiles continentaux de france se trouvent en auvergne (sous forme de sources et marais salés de faible taille), dans la val-lée de la nied (moselle), ainsi que dans la vallée de la seille où les marais salés sont les plus étendus et les plus riches biologiquement. c’est pour cette raison que la pro-tection de ce milieu a été jugée prioritaire par la commission européenne, dans le cadre de la mise en place du réseau natura 2000 et qu’ils font partie des sites prioritaires d’intervention pour le conservatoire des sites lorrains, le département de la moselle, la région lorraine et le parc naturel régional de lorraine, en grande partie créé pour sa conservation. aaaa 4.1.1 découvertes, études, cartographies et descriptions des milieux de la vallée de la seille</Page><Page Number="21">34-35 4 aaa 4.2 la flore particulière de la vallée d’après • serge muller (phanérogame, phytosociologie), laboratoire de phytoécologie de l’université de metz, 57000 metz • frédéric mony (phanérogame, phytosociologie), • pascale richard (phanérogame, bryophytes), conservatoire des sites lorrains, place albert schweitzer 57400 fénétrange, • thierry mahevas (bryophytes), conservatoire et jardins botaniques de nancy, 100, rue du jardin botanique, 54702 villers-les-nancy, • jean-françois pierre (algologie). introduction tous les milieux et l’originalité des milieux décrits précédemment le sont à partir de la végétation en place. la lorraine est riche de milieux et de plantes avec ses 1 230 espèces végétales, mais c’est sans doute dans les zones halophiles de la vallée de la seille que s’exprime le plus la spécificité et la rareté de la flore. la flore est ici comprise au sens large du terme, et sa description comprendra aussi bien les végétaux à fleurs (phanérogames) que les mousses (bryophytes) et les algues. on inclura aussi dans ce monde du végétal quelques rares espèces de champignons qui, encore trop imparfaitement étudiées, ne pourront faire l’objet d’un chapitre à part. introduction • sans conteste, elles forment la partie immergée de “l’iceberg” de biodiversité des milieux halophiles. elles ont sont la partie flagrante et visible de la présence du sel. c’est par elles et pour elles qu’ont débuté les premières recherches naturalistes puis scientifiques des sites. ainsi, dès la fin du 17 e siècle, p .j. buch’oz et willemet initièrent la description de la flore halophile de la vallée de la seille, en citant les espèces typiques telles que la salicorne, le troscart maritime et l’aster maritime. cette liste est largement complé-tée au cours du 19 e siècle par les travaux de a.p . de candolle, de j.j. hollandre, et de d. godron, et une première étude des-criptive des sites salés de vic sur seille est publiée par c. brunotte (1896). aaaa 4.2.1 les plantes à fleurs (ou phanérogames) de la vallée de la seille en effet, ce sont les seules mares et les seuls prés salés d’une telle superficie en france. les seuls secteurs halophiles continentaux de france se trouvent en auvergne (sous forme de sources et marais salés de faible taille), dans la vallée de la nied (moselle), ainsi que dans la vallée de la seille où les marais salés sont les plus étendus et les plus riches biologiquement. c’est pour cette raison que la protection de ce milieu a été jugée prioritaire par la commission européenne, dans le cadre de la mise en place du réseau natura 2000 et qu’ils font partie des sites prioritaires d’in-tervention pour le conservatoire des sites lorrains, le département de la moselle, la région lorraine et le parc naturel régional de lorraine, en grande partie créé pour sa conservation. les premières descriptions précises des sources salées remontent à la fin du 19 e siè-cle (brunotte, 1896). il faut attendre 1967 pour que les travaux de j. duvi-gneaud décrivent les différents groupe-ments végétaux des sources et prés salés de lorraine. complétées par la thèse de j.c. hayon en 1968, ces descriptions phytoso-ciologiques furent complétées et enrichies après les années 1990 en particulier par : • une étude phytosociologique dans le cadre d’un dea en 1992 par y . petrucci, • une étude de la dynamique des groupe-ments dans le cadre des mesures agri-environnementales en 1998 par f . mony , • une cartographie des habitats de la végétation halophile en 2000 par f . mony . complétée en 2002, cette cartographie constitue l’état initial du site de la vallée de la seille (cf cartes 7.1 à 7.9) qui a servi de base à la mise en place du docob (document d’objectifs) du site pour le réseau européen natura 2000 par le pnrl 2001. tous ces travaux ont été menés sous l’égide de serge muller (laboratoire interactions ecotoxicité, biodiversité et environnement) de l’université paul verlaine - metz. la détermination des espèces végétales a été réalisée sur la base de la nouvelle flore de la belgique, du grand-duché du luxembourg, du nord de la france et des régions voisines de j. lambinon et al. 2004. les formations végétales ont été décrites à l’aide des règles de la phytosociologie jusqu’au niveau de l’association végétale. afin d’être en cohérence avec les systèmes européens et français de description des milieux, chaque groupement végétal a été nommé par un code selon la classification appelée “corine biotopes”. de même, et en particulier dans le cadre de la mise en place du document d’objectifs de la zone natura 2000 du site, la correspondance des milieux a été aussi établie avec le “manuel d’interprétation des habitats de l’union européenne - version eur 15”. ainsi cha-que milieu similaire à travers l’europe est nommé de la même manière dans le cadre du réseau natura 2000 d’espaces naturels protégés. la détermination plus précise des habitats relevant de l’annexe i de cette directive européenne nommée directive habitats, a été effectuée sur le terrain par rapport à leur description phytosocio-logique dans les différents manuels d’inter-prétation. si ces milieux salés sont les habitats les plus importants en terme de patrimoine de la vallée de la seille, de nombreux autres milieux existent, contribuant ainsi son intérêt global tout en préservant et en enrichissant les zones halophiles. avant de passer à leur description et afin de mieux la comprendre, il est essentiel de présenter d’abord ses composants, la flore de ces milieux.</Page><Page Number="22">36-37 les études phytoécologiques de j. duvigneaud (1967) et de j.c. hayon (1968) apportèrent de nombreuses précisions sur la répartition et sur l’écologie des plantes halophiles. enfin, les prospections récentes (muller s. 1999, mony f . 2000, richard p . 2001) permettent une mise à jour de la répartition des espèces. illustrant le fort intérêt biologique de ces habitats particuliers, la présence d’un taxon endémique a été mise en évidence par j. duvigneaud. la salicorne de vic (salicornia emerici var . vicensis) est une sous espèce liée aux sources salées mou-vantes de vic-sur-seille. strictement locali-sées dans cette commune, ses populations sont essentiellement développées au marais de lagrange fouquet cependant que quelques individus sont présents au pré léo. ces sites sont de ce fait, comme uniques stations mondiales de cette espèce, un patrimoine de la plus haute importance nationale et régionale. il est à noter que la pluviométrie des mois de mai et juin est particulièrement importante pour la germination des salicornes. celle-ci ayant en effet besoin d'eau douce pour germer , on observe une corréla-tion positive entre la pluviométrie printanière et la superficie de salicorne présente sur les vases nues. toujours suivant le même raisonnement, lorsque l'eau stagne trop longtemps, soit en raison d'une pluviométrie très élevée toute l'année, soit en rai-son d'un mauvais écoulement des eaux de surface, la salicorne ne germe pas ou seule-ment de façon spo-radique. salicornia vicensis j. duvigneaud, la salicorne de vic bupleurum tenuissimum l., le buplèvre à feuilles menues par les inventaires de j. duvigneaud et j.c. hayon, 3 stations furent mentionnées (salées eaux et basse-récourt à lezey et une station non précisée à moyenvic). en 2001, seule la station de la basse-récourt subsiste à lezey, l’autre ayant été détruite par remblaiement. la station de moyenvic n’ayant jamais été revue, une seule sta-tion est à retenir pour cette espèce. ruppia maritima l., la ruppie maritime parmi les stations mentionnées par j. duvigneaud seul la mare de marsal accueille encore en 2007 cette très rare plante aquati-que. les fossés de ley, remblayés, et de lezey n’accueillent plus cette espèce. les plantes halophiles représentent la majorité des plantes d’intérêt patrimonial de la vallée et 7 d’entre elles figurent sur la liste des espèces protégées en lorraine : on peut distinguer 3 types de végétation des zones salées de la seille : une végétation halophile stricte, c'est-à-dire qui ne se développe que dans les zones les plus salés comme : • la salicorne de vic (salicornia emerici var . vicensis), • la salicorne (salicornia brachystachya), • le troscart maritime (triglochin maritima), • l’aster maritime (aster tripolium), • l’atropis distant (puccinellia distans), • la spergulaire maritime (spergularia salina), • le céraiste aberrant (cerastium dubium), • l’arroche couchée (atriplex prostata). une végétation tolérante au sel (dite halotolérante) : • le jonc de gérard (juncus gerardii), • la guimauve officinale(althaea officinalis), • le vulpin bulbeux (alopecurus bulbosus), • la renoncule sardonie (ranunculus sardous), • le buplèvre à feuilles menues (bupleurum tenuissimum), • le samole (samolus valerandi). une végétation indifférente qui peut facilement s’accommoder de faibles teneurs en sel : • le roseau (phragmites australis), • l’orge faux-seigle (hordeum secalinum), • le chiendent commun (elymus repens), • le scirpe maritime (bolboschoenus maritimus), • la fétuque élevée (festuca arundinacea). bupleurum tenuissimum ruppia maritima salicornia vicensis</Page><Page Number="23">triglochin maritima l., le troscart maritime même s’il a régressé de certains secteurs de lorraine, le troscart maritime reste bien représenté sur la vallée de la seille, générale-ment en association avec le jonc de gérard, la spergulaire mari-time, l’aster maritime, souvent dans les sites très humides. cerastium dubium (bast.) guépin, le céraiste aberrant cette espèce est présente dans les prairies salées à jonc de gérard perturbées. en effet, il faut un sol nu, micro-habitats créés par le piétinement bovin par exemple, pour la bonne germination de ses graines. samolus valerandi l., le samole il est présent sur les sites humides perturbés des marais salés et alca-lins de lorraine. comme le céraiste aberrant, c’est une espèce pionnière favorisé par le pâturage ou qui fleurit après les fauches dans les prairies à jonc de gérard. cerastium dubium triglochin maritima samolus valerandi 38-39 alopecurus bulbosus gouan, le vulpin bulbeux découverte en 1810 par a.p . de candolle, il fau-dra attendre j. duvi-gneaud en 1967 pour sa redécouverte. depuis,il sera ensuite prouvé que l’extension de ce vulpin est en cours sur toute la vallée de la seille où il se trouve dans les prés salés moyen-nement halophile à jonc de gérard. alopecurus bulbosus si ces 4 plantes figurent comme les espèces protégées les plus remarquables mais aussi les plus menacées des prés salés de la seille, les 3 autres espèces protégées méritent d’être mentionnées et suivies afin de voir si elles aussi n’auront pas tendance à régresser : d’autres espèces protégées en lorraine sont présentes dans la vallée mais plus ou moins liées aux mares salées : ranunculus baudotii godron, la renoncule de baudot occupant les mêmes mares et fos-sés que la ruppie maritime, la renoncule de baudot était signa-lée également dans les fossés de la petite seille et de la seille (gerbécourt, lubécourt et saint médard par j. duvigneaud en 1968 et dieuze, moyenvic et marsal par soyer et villemet). actuellement, seule une station apparaît encore présente à saint médard traduisant une très forte régression de cette espèce. elle fut signalée dans les années 1980/83 sur les berges de l’étang de lindre et dans une zone artificielle de rosières aux salines (p . dardaine, communication personnelle). ranunculus baudotii</Page><Page Number="24">40-41 triglochin palustre l., le troscart des marais connue depuis plus de 10 ans cette plante se développe aussi unique-ment dans les prairies tourbeuses de juvelize. c’est une espèce pion-nière des bas-marais alcalins, sou-vent associée au scirpe comprimé dans les zones perturbées. blysmus compressus (l.) panzer ex link, le scirpe comprimé cette petite cypé-racée des prairies tourbeuses alcali-nes a été décou-verte en 2001 à juvelize. elle est donc surtout typique des bas-marais et des suintements calcaires. triglochin palustre schoenoplectus tabernaemontani c. c. gmel, le jonc des chaisiers glauque ou scirpe glauque ce grand scirpe est surtout présent aux bords des eaux fortement minéralisées, en zone faiblement halophile, en étang eutrophe ou en bas-marais alcalin. schoenoplectus tabernaemontani enfin une plante protégée au niveau nationale cette fois : carex hordeistichos vill., la laîche à épis d'orge elle voit en lorraine ses plus fortes stations françaises voire européenne. dans la vallée de la seille, 10 stations se trouvent dans les prairies surpaturées humides dont les perturbations permettent à la plante de pros-pérer . cette petite composée à fleurs jaunes fut seulement observé par j. duvigneaud en 1967 dans un pré salé dégradé de moyenvic où elle fut retrouvé vers 1996 par t. schneider, ainsi qu’à marsal et vic-su-seille par b. dangien en 1970. elle n’a jamais été retrouvée depuis sur aucune de ces zones. elle semble se déve-lopper avant tout sur les terrains vagues, les espaces en friche ou remaniés. chenopodium chenopodioides (l.) aell., le chénopode à feuilles épaisses il n’est connu que de 4 stations et n’a été revu qu’en 1999 à blanche-eglise (p . dar-daine, 1999, visite de la société royale de belgique - non publié). juncus ambiguus guss., le jonc des grenouilles pour cette espèce dont une seule station (en cours de dégradation) est connue en 2000, j. duvigneaud proposait un groupement en association avec puccinella distans (stations non retrouvées à château salins, saint médard et haraucourt sur seille). scorzonera laciniata l., le podosperme lacinié bien d’autres plantes prospèrent sur les secteurs plus ou moins salés de lorraine, nous citerons pour les plus remarquables d’entre elles, en particulier pour leur très grande rareté : carex hordeistichos blysmus compressus</Page><Page Number="25">42-43 c’est sans doute la plus connue et la plus remarquée des plantes halophiles de la vallée. cette espèce n’est malheureuse-ment pas protégée pour l’instant en lorraine, en grande partie parce qu’elle est assez abondante dès que les sols sont sursaturés en sel. elle est même pionnière dès qu’un sol mis à nu et chargé en sel apparaît, elle est capable de s’y installer (observation lors des travaux routiers en bord de seille). rattachée pour l’instant à l’espèce d’atlan-tique, des études génétiques en cours menées par une équipe belge (j. lambi-non et al.) en 2006 sur toutes les espèces de salicorne d’europe, semblent apporté des conclusions tout à fait différente. en effet, si l’espèce endémique salicornia var . vicensis est bien confirmée comme particu-larité génétique, notre passe pierre semble provenir des bords de la mer méditerranée et être ainsi une autre espèce encore à confirmer que salicornia brachystachya. il reste donc à supposer qu’au moins cette plante, voire toutes les plantes halophiles de la vallée de la seille, proviennent de la méditerranée par le transport de leurs graines via des espèces d’oiseaux migra-teurs provenant d’afrique. salicornia brachystachya (g.f .w. mey) könig, la salicorne ou passe pierre salicornia brachystachya les autres halophytes des sources et prés salés restent assez abondantes, bien que tout soit relatif, car leur abondance reste liée aux derniers milieux salés de lorraine. en ce sens, beaucoup d’entre elles, prises maintenant en compte dans le cadre de la modernisation des zones naturelles d’intérêt faunistiques et floristiques (znieff), mériteraient d’être intégrée à la liste régionale d’espèces protégées : aster tripolium l., l’aster maritime belle “marguerite” bleu violacé de 20 cm à 100 cm voire 180 cm fleurissant à la fin de l’été, elle pousse aux bords des fossés ou des mares salées toujours en zone vraiment humide. aster tripolium puccinellia distans (l.) parl., l’atropis distant c’est une graminée (poacée) d’une taille modeste comprise entre 15 et 50 cm qui caractérise la bordure des sources salées et les zones où l’eau saumâtre stagne longtemps. puccinellia distans</Page><Page Number="26">44-45 juncus gerardii loisel., le jonc de gérard ce petit jonc d’une trentaine de centimètres se trouve dans les prés salés mais aussi dans les prai-ries humides de cette partie de la moselle. il s’installe juste après les associations végétales dominées par le précédent atropis distant, quant la salinité décroît. juncus gerardii atriplex prostata althaea officinalis spergularia salina j. et c. presl, la spergulaire maritime cette petite espèce d’une dizaine de centimètres à la floraison très étalée de mai à septembre, ne se trouve que dans les zones les plus salées où elle côtoie la salicorne et l’atropis distant. spergularia salina atriplex prostata boucher ex dc., l’arroche couchée ou arroche hastée cette chénopode au feuillage gris au décou-page particulier est très fréquente des zones salées où elle trouve ses seules stations lorraines. elle est très variable dans sa forme dont il est décrit 4 sous-espèces. celle de nos mares salées serait la sous-espèce à larges feuilles a. prostrata boucher ex dc. subsp. latifolia (walhenb.) rauschert. althaea officinalis linné, la guimauve officinale elle étale ses belles grandes fleurs roses entre juillet et septembre au bout d’une hampe de 0,6 m à 1,5 m de hauteur . faiblement halo-phile on ne l’a trouve cependant en lorraine que sur les zones salées et humides.</Page><Page Number="27">46-47 la récente découverte d’un nouveau taxon, elymus athericus (link) kerguélen, découvert sur le site de blanche eglise en 2001 par n. pax. cette espèce, difficile à identifier , et son hybride avec e. repens sont également proba-bles à château salins et lagrange fouquet. les mentions de scorzonera laciniata, le podosperme lacinié, doivent cependant être confir-mées, car pour l’instant on peut estimer que l’espèce a disparu de lorraine. la présence possible d’oenanthe lachenalii, l’oenanthe de lachenal, une ombellifère (famille de la carotte) fréquentant les mêmes habitats que le jonc des chaisiers glauque, schoenoplectus taber-naemontanii, soit tourbeux et légèrement salé. cette oenanthe signalée surtout en bas-marais alcalin pour la lorraine n’a été observé qu’une seule fois par b. dangien (1994) à saint-médard et n’a jamais été revue depuis. elle est pourtant bien connue des marais salés atlantique et trouverait bien sa place ici. a noter que cette présentation doit être complétée par : tableau récapitulatif des plantes supérieures l’intérêt bryophytique des prés salés est relativement limité. une seule espèce peut être qualifiée d’halophile, elle fut déjà mentionnée par coppey au début du siècle dans les douves de marsal : desmatodon heimii (hedm.) mitt. cette mousse se rencontre le plus souvent à la base des graminées déchaussées par le piétinement du bétail. de récentes prospections (t. mahevas 2001) ont permis de confirmer la présence de cette espèce sur les sites de blanche eglise, st médard, vic sur seille (pré léo) et lezey (basse-récourt). cette petite mousse de la famille des pottiacées est confinée aux rebords des tapis formés par le jonc de gérard en limite des zones sursalées à salicorne. parmi les autres espèces halotolé-rantes observées, on peut signaler phascum piliferum, brachythecium mildeanum et drepanocladus aduncus (ce dernier forme d’épais tapis dans les prés inondés à jonc de gérard) aaaa 4.2.2 les mousses (bryophytes) de la vallée d’après jean-françois pierre aaaa 4.2.3 les algues de la vallée de la seille nombre nombre nombre d'espèces d'espèces d'espèces d'intérêt protégées protégées régional en lorraine en france halophiles • 13 7 0 strictes tolérantes • 3 0 1 au sel prairies • 2 2 0 tourbeuses prairies alluviales et • 2 2 0 zones humides le patrimoine floristique des prés salés apparaît donc particulièrement élevé. les travaux des années 1967/68 permettent de montrer une forte régression d’au moins 6 espèces en danger qui, si rien n’est fait, verront leur disparition prochaine. introduction les algues apparaissent toujours dans l’imaginaire collectif comme étant liées aux eaux dormantes et en particulier aux eaux polluées. un écosystème si particulier que celui des milieux salés de lorraine ne pouvait que conduire à vouloir en savoir plus sur la présence d’algues particulières à ce biotope. d’autant plus que pour tout système aquatique, l’algue est loin de n’être qu’un indicateur de mauvaise qualité des eaux mais est bien un indicateur tout court des différentes qualités de ces eaux et se situent à la base même des chaînes alimentaires aquatiques. ainsi, dans ces milieux pauvres en nutriments et difficiles à vivre elles formeront la base alimentaire des microcrustacés filtreurs, de larves d’étonnantes mouches eux-mêmes nourriture pour les coléoptères ou autres insectes de plus grande taille dans le minuscule dont certains seront d’une grande rareté des eaux salées. introduction •</Page><Page Number="28">48-49 connaissances historiques de la flore algale de la vallée de la seille : les stations inventoriées on doit à d. a. godron (1843) la première mention d’une algue marine dans le département de la meurthe : enteromorpha intestinalis (l.) link. signalée dans les marais de vic-sur-seille (lagrange fouquet), dieuze et moyenvic. en 1894, a. lemaire publiait dans la revue “le diatomiste” une liste de diatomées provenant de diffé-rents milieux salées et saumâtres des salines de laneuveville et dombasle (meurthe-et-moselle) et de différentes stations de la vallée de la seille. c. brunotte reprenait ces résultats en 1896 dans son étude de la végétation de ces marais salés. m. gomont (1908) étudia en détail la flore algale des eaux saumâtres lorrai-nes. il signala la présence de nom-breuses algues, habituelles des rivages marins dans la vallée de la seille. c’est à nouveau un diatomiste, le commandant m. peragallo qui établit en 1923 l’inventaire des diatomées de la saline de chambrey, près de château-salins alors que peu après c. roesch (1927) publia une étude de la flo-rule diatomique des marais de lagrange fouquet et de divers milieux du haras près de rech et de salzbronn (sarralbe), dans la vallée de la sarre (moselle). après une longue interruption, paraît en 1951 une note de n. cezard, d’une excursion botani-que dans les marais salés de la seille avec une courte liste d’al-gues, dont des diatomées déter-minées par e. manguin. en 1961 c. hamant rappelle les travaux des anciens auteurs, sans apports nouveaux. s’ouvre alors une époque fertile pour la recherche algologique en lorraine. en 1961 (j.f . pierre) paraît une première note détail-lant la présence de diatomées halophiles dans la meurthe en aval de la région salifère de dombasle-varangéville. c. patou (1961) rédige un diplôme d’étu-des supérieures sur la flore algale de marais salés lorrains ; simulta-nément, m. dagot prospecte les eaux de la haute-seille, de l’étang de lindre à moyenvic. quelques années plus tard, m. roussard (1965) étudie le cours aval de la rivière jusqu’à la confluence avec la moselle. cette même année, sont signalées la pré-sence de diatomées considérées marines dans la meurthe et la présence de plusieurs enteromorpha est décrite dans des stations de la vallée de la seille et d’une station de la meurthe (pierre 1966). la biodégrada-tion d’enteromorpha, originaire d’une rigole d’écoulement des marais de marsal, est décrite en détail (pierre 1974, pierre et al. 1975) et facilitera la compréhension ultérieure du comportement algal des milieux saumâtres. tous ces travaux ne donnaient cependant qu’une connaissance fragmentaire des algues halophiles de lorraine. de plus, la détermination des diatomées est incer-taine dans le cas des auteurs précédents. pour les plus récents (dagot 1962, patou 1962) les déterminations sont complétées par le nom d’auteur et l’ouvrage de référence est cité (hustedt 1930, susswasserflora). il n’en est pas de même pour les premiers investigateurs qui ne précisent pas tou-jours les noms d’auteurs, obligeant à des recoupements plus ou moins hasardeux malgré les travaux de van landingham (1967-1979). parfois donc, il ne s’agit que de présomptions, puisqu’il est impossible de se référer aux préparations originales. a noter également que la systématique moderne (krammer &amp; lange-berthalot 1986-1991) a largement modifié les limites de nombreuses espèces, ce qui n’est pas sans conséquences sur la richesse des relevés. les stations, d’une quinzaine d’hectares, sont parcourues en différents sens par de nombreux fossés dont l’abord est souvent délicat par l’instabilité du sol. en fonction des conditions climati-ques, ils contiennent plus ou moins d’eau de salinité très varia-ble. en surface de l’eau ou repo-sant sur la vase, un tapis algal souvent dense, de couleur variée selon les espèces, peut se déve-lopper . en plusieurs endroits exis-tent des “salés”, nom ancienne-ment donné à des portions de ter-rain complètement stérilisées par la concentration en chlorure; ils correspondent à l’émergence de sources donnant naissance à des mares plus ou moins temporaires de tailles différentes. elles sont principalement localisées entre dieuze et château-salins.</Page><Page Number="29">50-51 de l’amont vers l’aval, les inven-taires ont concerné : • blanche-eglise, au niveau de la mare (bem), du fossé à scirpes (bes) et du fossé d’évacuation (bef). • st médard : un fossé, ancien canal de la vieille seille, au lieu-dit “paquis des oies”, avec prélèvement en amont (sma) et aval près du chemin (smr), avec présence de renoncule de baudot. • haraucourt au lieu-dit “les grands roseaux”, fossé de drai-nage rejoignant la seille (har). • marsal, mare principal au nord-ouest de la localité (mar) • pré léo, à l’est de vic-sur-seille, écoulement formant une série de mares (leo) • en bas de ce pré, anse de la vieille-seille (v-s). • marais de lagrange-fouquet, 1500 m à l’ouest de vic. première mare (lf1), deuxième mare ou mare bombée (lf2), résurgence au centre de la mare (lfc) et, disjoint, fossé de pré salé (lff). • château-salins, fossés de drai-nage des marais, au sud de la localité au lieu-dit “le mal pâquis” (lmp) et au nord-est, lieu-dit “le patural” (pat). sur la rive gauche de la seille, à proximité ou longeant la route d955, d’autres stations d’eau “courantes” ont été visitées : • source “calcaire” de juvelize (sou), • proche, l’ancien canal des salines (ruisseau le nard) : can, • ancienne saline “cabocel” 1 km est-sud-est de lezey, mare (cab), • au niveau de la ferme de basse-recourt, 1500 m sortie ouest de lezey, côte nord de la route, fossé de drainage : b-r. dans le cadre de l’inventaire acnat, une station de la vallée de la nied a été étu-diée. il s’agit d’un vaste ensemble situé à aubecourt, près de remilly. deux prélève-ments ont concerné une mare à proximité du chemin d’exploitation (aum) et le fossé ceinturant la parcelle (auf). il n’est pas possible de dresser , à partir de quelques prélèvements dispersés dans le temps et l’espace, un inventaire exhaustif des algues de cette région. cependant, la variété des stations prospectées à deux dates, printemps et automne, permet d’établir une base de données incompara-blement plus riche que les résultats anté-rieurs, fragmentaires. ce résultat a été obtenu par le choix d’une variété de stations proche de la réalité, et pour quelques-unes par un suivi temporel : campagne du 24 juin 1993 : bfm, mar, leo, v-s, lf1, lf2, sou, can, b-r. campagne du 19 octobre 1994 : bes, bef , v-s, lf1, lf2, mpq, pat, cab, b-r. campagne des 5 et 12 mai 1995 : bem, bes, sma, smr, har, mar, v-s, lf1, lf2, lfc, lff , b-r, aum, auf . matériel et méthodes par suite de l’impossibilité d’accé-der au bord de la mare centrale lfc le prélèvement est réduit à des algues filamenteuses arrachées à l’aide d’un manche télescopique. les algues macroscopiques de la station sont systématiquement prélevées. les algues autres que les diato-mées sont déterminées à l’état frais, ces dernières étant, après traitement au peroxyde d’hydro-gène, montées en préparation durable dans la résine naphrax@. la configuration des stations ne permet pas toujours l’usage du filet à plancton, les prélèvements ont donc aussi eu lieu par raclage de la surface de la vase, et ont été complétés par la récolte d’échantillons d’algues macroscopiques (lff). paramètres physiques et chimiques : des mesures du ph et de la salinité ont été réalisées à l’occasion de certains prélèvements. tableau i : ph et salinité des eaux de lagrange fouquet ph (unités) chlorures clna g.l -1 station 1994 1995 1994 1995 • lf1 7.3 7.3 11.8 22.8 • lf2 8.0 7.6 9.9 16.4 • lfc - - - 70.0 • lff - 9.0 - 9.2</Page><Page Number="30">52-53 les ph mesurés au laboratoire sont alca-lins, comme grandeau (1872) ou hayon (1968) l’ont déjà signalé. il faut noter qu’une salinité élevée a comme inconvé-nient une grande pauvreté en dioxyde de carbone dissout. l’abondance de la végéta-tion aquatique, algale ou phanérogami-que, agit également dans ce sens. les variations de salinité des milieux sont à la fois évidentes et complexes, en rapport avec les mouvements de l’eau en profon-deur et les conditions climatiques, précipi-tations, température et ensoleillement. sur les stations de lagrange fouquet, les mesu-res effectuées vont de 10 à 70 g.l -1 de sel sous forme de chlorure de sodium. la capa-cité de supporter de telles variations de salinité est sans doute un facteur prépon-dérant dans la présence, ou la survie des algues. la végétation algale l’omniprésence du sel n’est pas un obstacle au développement d’une végétation algale qui peut, parfois discrète, devenir exubérante et recouvrir presque totalement la surface de l’eau libre, tant qu’il restera un peu d’eau. après, l’échouage des thalles conduira à une dégradation à l’origine du sédiment vaseux noir caractéristique de certaines stations. en effet, les coussins d’algues flot-tant en surface sont dus à des enteromorphes et à des rhizoclonies, principale-ment. les thalles dans leur jeunesse peuvent être fixés puis se libèrent et soutenus par l’accu-mulation de l’oxygène photosynthétique, flot-tent en surface ou leur développement se pour-suit. la partie inférieure, privée de lumière, dépérit, progressivement, se nécrose et se dépose en se dégradant lentement sous la forme de ces vases noires. cette flore algale des milieux saumâtres est loin d’être constituée d’espè-ces proches des formes des côtes marines. ce caractère était suffisam-ment extraordinaire pour que la seule algue citée par godron en 1843 soit enteromorpha intestinalis. les conditions hydrauli-ques des stations étu-diées sont propices au développement algal : faible lame d’eau assu-rant un éclairement important ainsi qu’un réchauffement rapide, courant faible ou nul évitant l’arrachage et l’entraînement des espèces fixées ou flot-tantes. dans ces conditions des algues filamenteu-ses vont pouvoir proliférer et s’enchevêtrer pour donner naissance à des coussins flot-tant à la surface de l’eau, suspendus par les bulles d’oxygène photosynthétiques ou ancrées sur le fond de vase. lorsque ces masses flottantes libèrent des espaces, l’éclairement atteint le fond et solidifie la surface du sédiment en agglo-mérant les particules de vase aux micro-organismes, constituant un support suffi-samment ferme pour permettre le déve-loppement des diatomées. ceci s’observe facilement par la présence de plages brun-dorées dues à la prolifération de ces algues siliceuses. lorsque les algues sont ancrées sur le fond, elles donnent nais-sance à des coussins denses, vert foncé, à l’aspect de velours ras parsemé de petites pointes évo-quant des bourgeons de mousses. il s’agit en réalité de proliféra-tions de vaucheria dont l’extré-mité des filaments en croissance se dresse pour produire ces pointes spectaculaires. il n’existe qu’une trentaine d’es-pèces d’algues hors diatomées, avec notamment l’absence quasi-totale des espèces unicellulaires ou coloniales. quelques genres d’algues filamen-teuses constituent ainsi la majeure partie de la végétation algale : enteromorpha, rhizoclonium et vaucheria. leur recouvrement respectif peut être important ce qui sera susceptible de créer une compétition pour l’espace. légende ? légende ? légende ?</Page><Page Number="31">54-55 la distribution des algues se révèle très variable ici, depuis l’absence jusqu’au recouvrement presque complet. l’absence d’un suivi serré des stations ne permet pas de conclure. l’assèchement périodique est un autre facteur influençant la pré-sence d’algues filamenteuses dans des formations temporaires. la nature instable du substrat vaseux est également un facteur défavorable, notamment pour des formes non pluri-cellulaires. même les jeunes thalles peuvent manquer d’appui pour se mainte-nir en surface, avec des conditions favorables d’éclairement. il se produit une véritable course de vitesse entre croissance algale et enlisement. les variations brutales de salinité, liées aux facteurs climatiques, ne permettent pas la présence de toutes les espèces potentielles, notamment pour les espèces uni-cellulaires et coloniales. en simplifiant, la faible diversité spécifique de la flore algale non diatomique, et l’importance du développement de ces dernières, sont une réponse, une adaptation aux conditions de ces milieux très particuliers de lorraine. le peuplement de diatomées : la distinction entre les algues au sens strict et les diatomées est justifiée : • les diatomées sont présentes dans tou-tes les stations, même en l’absence des formes filamenteuses. elles assurent la base de la production primaire, • elles permettent une détermination pré-cise, spécifique et leurs préférences per-mettent d’établir quelques indications écologiques, elles sont dans une certaine mesure, indica-trice de la salinité des eaux. ainsi, se ren-contrent dans les formations saumâtres de la seille des espèces inconnues des milieux d’eaux douces, appartenant par exemple aux genres mastogloia, scoliopleura, plagiotropis, navicula, nitzschia, etc. il attirait déjà l’attention sur la spécificité des stations de la seille, quelques kilomè-tres de distance impliquant des espèces dominantes différentes, sans que l’unité de temps soit précisée ce que confirment des prélèvements qui, réalisés le même jour , montrent cette diversité en fonction des stations des espèces dominantes. la station “centre de la mare bombée : lfc” apparaît déroutante : compte tenu de la teneur très élevée en chlorure, la pré-sence des diatomées à carac-tère halophile était attendue. or , il y en a relativement peu, ce qui est explicable de plu-sieurs façons. tout d’abord, la teneur de l’ordre de 70 g.l -1 peut dépasser la limite de tolérance des espèces halo-philes. les diatomées épiphy-tes exprimeraient cette carac-téristique de manière prioritaire par rap-port à la salinité, elles dominent alors comme cocconeis pediculus, c. placentula, rhopalodia constricta. ensuite la surface d’eau libre est réduite à une flaque peu profonde entourée d’une zone de vase humide, très sensible aux variations des conditions météorologiques ; des espèces supportant des teneurs élevées en sel seraient éliminées par les variations fré-quentes et brutales de la salinité de cette station. enfin, il serait néces-saire de multiplier les obser-vations afin de confirmer l’évolution dans le temps de ce peuplement. pour les eaux dormantes : le peuplement diatomique est riche de 91 espèces, ce qui est à rapporter aux 24 espèces citées par lemaire (1893) à lagrange fouquet (et seulement 54 pour l’ensem-ble des milieux salés lorrains) ou les 61 citées par roesch (1927). de plus, lemaire distin-guait la flore diatomique de lagrange fouquet de celle de marsal, où dominaient par exemple surirella striatula et pleurosigma angulatum. si l’on considère l’ensemble des espèces recensées, l’influence du facteur salinité se dégage nettement, même si les diatomées les plus caractéristiques du sel ne sont souvent présentes qu’en petit nombre d’in-dividus. dans les milieux prospectés sont également présentes des espèces dites halo-toléran-tes, comme par exemple aulacoseira muz-zanensis, qualifiée de nordique-alpine ! il n’est pas possible non plus de préciser les fac-teurs expliquant la pré-sence d’espèces telles que campylodiscus nori-cus ou de surirella spira-lis, qui peuvent être considérées comme des curiosités. les diatomées de la vallée de la seille ont été étudiées sur des zones d’eaux dormantes et dans les eaux courantes. surirella striatula pleurosigma angulatum cocconeis pediculus ont été retenus pour l’échantillonnage des milieux échappant au maximum aux impacts liés à l’homme ; remontées d’eaux salées plus ou moins saturées qui viennent sourdre au flanc ou dans le fond des vallées la richesse en espèces apparaît très diffé-rente selon les stations, avec seulement 24 taxons pour le prélèvement dans l’ancien canal des salines, des valeurs proches : 50, 50 et 44 respectivement pour les relevés de la source de juvelize, du pré léo et du fossé de basse-récourt, la vieille seille étant plus riche avec 74 taxons. la présence de ces diatomées rend bien compte du caractère particulier de ces sites à salinité variable et habituellement plutôt basse : il y a un mélange entre des espèces à caractère halophile, rarement ou pas signalées ailleurs dans la région (navicula compressa, n. spicula, n. salinarum) et des espèces répandues dans les eaux douces ou faiblement minéralisées (achnanthes minutissima, cocconeis placentula, navicula trivialis etc.). pour les eaux courantes : navicula salinarum</Page><Page Number="32">56-57 la flore diatomique de la vieille seille est nettement plus diversifiée que celle des autres stations prospectées, y compris les marais. il s’agit vraisemblablement d’une convergence d’effets tels que l’alternance de dilutions-concentrations mais avec un effet tampon dû au débit du cours d’eau et l’enrichissement par drainage des sites riverains. cela pourrait également expliquer la présence de diatomées rarement signa-lées, notamment plagiotropis lepidoptera, assez commune dans cette station. il s’agit, pour cette diatomée très caractéristique, de l’unique station de référence dans la région, où elle n’était pas encore signalée, tout comme nitzschia dippelii, avec pour unique localisation actuelle l’ancien canal de flottage des salines. une autre de ces diatomées caractéristi-ques est diploneis interrupta, définie comme cosmopolite d’eau salée. • il n’y a pas deux relevés identiques, même au niveau des espèces dominan-tes ; ceci correspond à une biodiversité maximale • à chacun des milieux étudiés paraît cor-respondre une spécificité dans la com-position floristique ; un seul milieu ne peut donc suffire à préserver les poten-tialités algologiques. • la présence d’algues directement liées à la salinité est importante dans chacune des stations prospectées. ce cortège flo-ristique est, à l’exclusion d’un petit nom-bre d’espèces tolérantes connues d’au-tres régions, caractéristique des milieux de la seille et ne se retrouve pas ailleurs, ni en qualité ni en quantité. plagiotropis lepidoptera conclusion chaque milieu est une individua-lité et diffère des autres milieux, même à quelques dizaines de mètres seulement. on ne peut actuellement expliquer pourquoi telle espèce, telle diatomée, est dominante à une époque à telle place, et à la même époque, absente d’un emplacement pro-che de mêmes caractéristiques. il est certain que les facteurs sali-nité, saisonniers et hydromorpho-logiques interviennent, selon des lois encore imprécises. malgré, ou grâce à ces particulari-tés, les milieux saumâtres conti-nentaux de lorraine sont sans équivalence. ils appartiennent de ce fait au patrimoine, ce que ren-force aussi la pérennité locale d’une flore algale halophile, sans équivalent connu sur le territoire national. il ne peut être envisagé de voir disparaître ce potentiel génétique. si un seul des milieux saumâtres lorrains devait être préservé, ce serait celui de lagrange fouquet. a lui seul, il regroupe l’ensemble des potentialités de ces terrains salés, avec une spécificité majeure, en l’espèce la mare bombée et sa source sursaturée perchée. malgré cela, chaque station, à l’instant du prélèvement, est caractérisée par une ou quelques diatomées halophiles : par exemple, navicula cincta, canal des sali-nes, n. spicula dans la vieille seille, nitzchia compressa marais de marsal, amphora coffeaeformis et a. holsatica dans les marais de lagrange fouquet. du fait de la variabilité de cette distribu-tion, la protection d’un seul marais ne saurait assurer un espace suffisant à l’ex-pression de la diversité diatomique. la flore algale de ces milieux présente de nombreuses particularités, que l’on peut résumer par pérennité, diversité et spécificité. en résumé conclusion • les champignons des zones salées de la seille sont encore peu connus. le premier travail important décrivant les champignons (mycoflore) des prés salés avec la mention de 71 taxons date de1972 par p . lectard. parmi les macromycètes, une espèce halophile a été mise en évidence notamment à la basse-récourt (lezey) agaricus bernardii qui se rencontre dans les prés salés côtiers ou continentaux (communication personnelle a. muller 1993). sur ce site était associé à a. bernadii, un autre agaric également lié aux prés salés, agaricus fissuratus. cet agaric fissuré fut également retrouvé au pré léo (vic sur seille) (communications personnelles a. muller et r. richard). aucune autre étude sur les myco-phytes de ce secteur n’a été réali-sée à ce jour , ce qui est sans doute une importante lacune à la connaissance de la biodiversité halophile de la zone. aaaa 4.2.4 quelques champignons (mycophytes)</Page><Page Number="33">58-59 4 aaa 4.3 les différents milieux naturels présents dans la vallée nous distinguerons 2 grandes catégories de milieux naturels : • les habitats naturels halophiles (liés au sel). • les autres habitats, prairies, cultures, haies, bois, étangs… nous distinguerons 4 grands types de zones plus ou moins salées elles mêmes parfois subdivisées : • la végétation annuelle pionnière à salicorne. • les prés salés continentaux eux-mêmes divisés en : prairie halophile à jonc de gérard et atropis distant, prairie halophile à jonc de gérard typique, prairie subhalophile à jonc de gérard et chiendent typique, prairie subhalophile à jonc de gérard et chiendent appauvrie en halophytes, prairie subhalophile à fétuque élevée et carex distant. • les herbiers d’eaux saumâtres ou salées. • les roselières saumâtres. aaaa 4.3.1 les milieux halophiles végétation annuelle pionnière à salicorne les prés salés continentaux, habi-tats prioritaires pour l’europe, couvrent 650,1 ha soit 44 % de la surface du site natura 2000. ils représentent l’essentiel de la surface occupée par l’ensemble des habitats d’intérêt communau-taire (98,5 % de cette surface). quatre associations sont à distin-guer sur le site : il s’agit d’un habitat extrêmement rare à l’intérieur des continents. ce groupement très halophile ne s’ins-talle que dans les parties centrales de sources salées ou dans les fossés où les concentrations de sel sont suffisantes pour éliminer les autres espèces (concentrations supérieu-res à 20 g/l). deux associations peuvent être dis-tinguées sur le site : association à salicorne de vic salicornietum vicensis ce groupement des vases suintantes est caractérisé par la salicorne de vic (salicornia emerici var . vicensis). cette espèce présente une colora-tion orangée assez typique. la prairie à jonc de gérard et atropis distant association du puccinellio-spergularietum salinae en bordure des sources salées, ce groupement dominé par l’atropis distant (puccinellia distans) accueille l’aster maritime (aster tripolium), l’arroche couchée (atriplex pros-trata) et la spergulaire maritime (spergularia marina). ce groupement occupe les sec-teurs où l’eau saumâtre (salinité inférieure à 10 g/l) stagne long-temps interdisant l’installation de l’association à jonc de gérard. association à salicorne puccinellio-salicornietum brachystachya cette association se présente en tapis plus ou moins ouverts de salicorne (salicornia brachysta-chya) à laquelle s’associent l’atropis distant (puccinellia dis-tans) et la spergulaire maritime (spergularia salina). localement des groupements à triglochin maritime (triglochin maritimum) peuvent se développer lorsque le sol reste très humide en période estivale formant alors une sous association. les prés salés continentaux</Page><Page Number="34">60-61 végétation annuelle pionnière à salicorne la prairie halophile à jonc de gérard typique association du cerastio-juncetum gerardii cette association lorraine est caractérisée par une très forte abondance de jonc de gérard (juncus gerardii) donnant une couleur vert foncé à la végéta-tion. cette espèce est accompa-gnée d’halophytes comme le céraiste aberrant (cerastium dubium), le vulpin bulbeux (alopecurus bulbosus), le troscart maritime (triglochin maritima), l’aster maritime (aster tripolium), la spergulaire maritime (spergularia marina) et l’arroche couchée (atriplex prostrata). quelques plantes des prairies tolérantes au sel parviennent à se développer comme le pâturin commun (poa trivialis) ou le brome en grappe (bromus race-mosus). la prairie subhalophile à jonc de gérard et chiendent association de l’agropyro-juncetum gerardii moins inondable et avec un taux de sel inférieur à la prairie à jonc de gérard, la prairie à chiendent commun accueille le lotier à feuilles ténues (lotus tenuis), la renoncule sardonie (ranunculus sardous) et la laîche cuivrée (carex otrubae). on peut en distinguer 2 sous-associations : la prairie à jonc de gérard et chiendent typique (agropyro-juncetum gerardii typi-cum) qui, par intensification agricole, conduit à la prairie à jonc de gérard et chiendent appauvrie en halophytes (agropyro-juncetum gerardii) milieu simi-laire (mais appauvri en plantes halophylles) caractérisé par une très forte présence de chiendent commun (elymus repens). la prairie subhalophile à fétuque élevée et carex distant association du festuco-caricetum distantis dernier groupement halophile, cette prai-rie se situe à la périphérie des zones salées. elle constitue une transition entre les habi-tats halophiles et les habitats de prairies alluviales “classiques”, notamment la prai-rie à séneçon aquatique. son cortège floristique est formé d’halo-philes tolérantes telles que le vulpin bul-beux (alopecurus bulbosus) et la renoncule sardonie (ranunculus sardous) mais aussi d'espèces adaptées à des conditions moyennes d’humidité telles que la centauré jacée (centaurea jacea) ou le trèfle rampant (trifolium repens). ces différentes déclinaisons de l’habitat prés salés continentaux sont disposées de façon plus ou moins concentrique à la périphérie des zones de sources salées selon un gradient de concentration en sel (halophilie) et d’humidité du sol (hydromorphie) décroissants allant de la prairie à jonc de gérard et atropis distant à la prairie supportant parfois des conditions salées (subhalophile) à fétuque élevée et carex distant. coupe d’une mare salée association du ruppieto maritimae-enteromorphetum ces herbiers aquatiques et halo-philes hébergent la ruppie maritime (ruppia maritima) et la renoncule de baudot (ranun-culus baudotii). aux côtés de ces 2 espèces halophiles, deux plantes aquatiques tolérantes au sel sont assez constantes : la zannichellie des marais (zannichellia palustris) et la renoncule à feuilles capillaires (ranunculus trichophyllus). ces herbiers des mares et fos-sés ont fortement régressé depuis les descriptions faites par j. duvigneaud en 1967 et j.c. hayon en 1968 (comble-ment de mares à ley et lezey, dégradation des fossés à vic sur seille…). herbiers d’eaux saumâtres ou salées</Page><Page Number="35">62-63 roselières saumâtres association à scirpe maritime scirpetum maritimi lotharingiense cette association se situe dans les fossés qui présentent une impor-tante salinité au sein des prairies à jonc de gérard. elle a comme espèces caractéristiques le scirpe maritime (bolboschoenus mariti-mus) et le jonc des chaisiers glau-que (schoenoplectus tabernae-montani) espèce rare et protégée au niveau régional. cette rose-lière se superpose ou succède aux herbiers à renoncule de baudot lorsque le fossé s’assèche en période estivale. association à guimauve officinale althaeo-calystegietum sepium certaines roselières se dévelop-pant sur des sols salés sont ratta-chées à cette association dont la guimauve officinale (althaea officinalis) est l’espèce halotolé-rante caractéristique. aaaa 4.3.2 les autres milieux naturels prairie mésophile de fauche à colchique et fétuque des prés association du colchico-festucetum pratensis ces prairies, bien que peu représentées dans la vallée de la seille, sont intéressan-tes par leur diversité floristique associant des espèces des sols neutres souvent secs (méso-xérophiles) comme la petite pimpre-nelle (sanguisorba minor) et la sauge des prés (salvia pratensis). elles font elles aussi partie des milieux d’intérêt européen ciblés pour leur préservation dans la directive habitats. les habitats qui suivent, s’ils ne sont pas prioritaires ni même indiqués pour la mise en place de ce réseau européen, sont des milieux de grand intérêt aux niveaux natio-nal et régional. prairie hygrophile pâturée à laîche à epis d’orge association du carici hordeistichi - trifolietum fragiferi cette prairie pâturée est typi-que des sols défoncés par le piétinement ou le passage d’engins agrico-les qui en détruisant la végétation prairiale permet l’installation d’une espèce proté-gée en france, la laîche à épis d’orge (carex hordeistichos). elle est généralement située dans les dépressions humides mais aussi à proximité de sources, d’abreuvoirs ou de fossés.</Page><Page Number="36">64-65 prairie hygrophile de fauche à angélique et cirse des maraîchers association de l’angelico-cirsietum oleracei prairie méso-hygrophile pâturée à ray grass et crételle association de lolio-cynosuretum cristati ces prairies humides de fauche se situent à proximité des sources non salées. elles sont caractérisées par le cirse des maraîchers (cirsium oleaceum), l’angélique sauvage (angelica sylvestris), le séneçon aquatique (senecio aquaticus) et le myosotis des marais (myosotis scorpioides). trois variantes ont été distinguées (mony , 2000) selon le niveau de richesse en éléments nutritifs des sols : • une variante eutrophe se distingue avec le lierre terrestre (glechoma hederacea), la baldingère (phalaris arundinacea) et le gaillet gratteron (galium apa-rine). • une variante mésotrophe est présente avec le populage des marais (caltha palustris), la renoncule rampante (ranunculus repens) et le scirpe des bois (scirpus sylvaticus). • une variante oligotrophe, la plus rare, se caractérise par le jonc à tépales obtus (juncus obtu-siflorus) et la succise des prés (succisa pratensis). cette variante se développe sur un sol à ten-dance tourbeuse et possède une très grande valeur floristique avec comme espèces protégées : le jonc des chaisiers glauque (schoeno-plectus tabermaemontanii), le samole de valerand (samolus valerandii), le troscart des marais (triglochin palustris) et le scirpe comprimé (blysmus compressus). prairie méso-hygrophile de fauche à séneçon aquatique et brome en grappe association du senecioni-brometum racemosi typiques des vallées inonda-bles, ces prairies de fauche sont caractérisées par le séneçon aquatique (senecio aquaticus), le brome en grappe (bromus racemosus), l’orchis à larges feuilles (dactylorhiza fistulosa) et le lychnis à fleur-de-coucou (lychnis flos-cuculi). les habitats qui suivent, quant à eux, sont très com-muns partout à travers la lorraine mais ont leur utilité pour certaines espèces ou comme zone tampon et de déplacement connectant ainsi les milieux de plus grand intérêt. association du phragmiteto-filipenduletum ulmariae les roselières occupent des surfaces réduites dans la val-lée de la seille. elles se subs-tituent aux prairies humides dès l’arrêt des pratiques agri-coles (fauche ou pâturage). elles sont formées par une population quasi-monospé-cifique de phragmite com-mun (phragmites australis) ou roseau. trois espèces sont caractéristiques de ce type de pâturage : la bourse-à-pasteur commune (capsella bursa-pastoris), la crételle (cynosurus cristatus) et l’ivraie vivace (lolium perenne). roselières à phragmites</Page><Page Number="37">végétation aquatique des eaux courantes association de l’helosciadetum cette végétation aquatique occupe les ruisselets des versants de la vallée. dominée par l’ache faux-cresson (helosciadium nodi-florum), elle comporte aussi la petite berle (sium angustifolium), l’agrostis stolonifère (agrostis stolonifera) et la zannichellie des marais ( ). a l’occasion de l’émer-gence d’une source riche en sels de calcium, ce groupement est bien développé à juvelize par exemple. les formations arborées feuillues ces formations n’occupent que des surfaces très réduites. en effet, les haies sont quasiment absentes du paysage de la vallée de la seille. les ripisylves ont été éliminées lors des opérations de recalibrage de la seille et com-mencent seulement par faire leur réapparition grâce à différents travaux. les bois et forêts de la vallée se situent en périphérie de la vallée halophile en elle-même, et s’ils se trouvent bien sur le bassin versant de la seille et ont leur rôle en terme d’épuration des eaux et pour de nombreuses autres fonc-tions écologiques, ils n’ont pas été précisément étudiés dans les travaux effectués jusqu‘alors. les zones anthropisées les zones profondément remaniées suite à une activité humaine ont été cartogra-phiées et réparties en 3 catégories : • les étangs (étangs, bassins de rétention de stations d’épuration). bien que parfois perçus comme naturels, tous les étangs ont été créés par l’homme. la plupart des étangs de la vallée au sens strict (et non pas du bassin versant) ne sont pas d’un grand intérêt pour la flore. ils sont tous pour la plupart trop récents et avec peu de diversité de structure (manque de pentes douces, de contours irréguliers…). ils n’ont qu’un intérêt ponctuel pour quel-ques espèces d’oiseaux migrateurs ou pour quelques amphibiens. • les cultures elles aussi n’offrent qu’une très faible richesse biologique. aucune espèce végé-tale d’intérêt n’y a été notée. certains oiseaux peuvent cependant s’y trouver (voir chap. 4.4.1) • les zones anthropiques (jardins, cours de ferme, décharges, terrains vagues). elles sont parfois le refuge de certaines espèces liées à l’homme comme la chouette effraie ou les populations de chauve-souris de l’église de moncel-sur-seille et des carrières de vic. 4 aaa 4.4 une faune adaptée depuis des siècles au sel malgré le caractère typé des milieux présents, leur superficie ne permet pas d’avoir des vertébrés inféodés voire particulier des milieux halophiles. on rencontre donc dans la vallée des espèces qui peuvent être rares à très rares mais utilisant avant tout les milieux de prairies remarquables ou parfois et de manière temporaire et les zones vaseuses et exondées des mares salées. c’est donc le cortège des oiseaux nicheurs des prairies inondables qui compose l’intérêt ornithologique de la vallée de la seille. aaaa 4.4.1 les oiseaux d’ici et d’ailleurs deux espèces inscrites sur l’an-nexe i de la directive oiseaux (directive européenne for-mant l’une des 2 volets du réseau natura 2000) sont pré-sentes sur le site : le râle des genêts crex crex et la pie-griè-che écorcheur lanius collurio bien présente sur l ‘ensemble de la vallée et nicheuse sur la grange fouquet et blanche-eglise. pie-grièche écorcheur râle des genêts 66-67</Page><Page Number="38">68-69 le râle des genêts, après 12 ans d’absence de la vallée, vient à nouveau de se repro-duire cet été 2007 et a fait l’objet d’une protection immédiate grâce aux agriculteurs. signalons aussi la présence régulière, mais sans nidification avérée, d’un étrange rapace nocturne mais actif de jour , le hibou des marais asio flammeus, observé plusieurs années de suite mulotant dans les vastes prairies des alentours de marsal. par le biais d’indices ponctuels abondances (en 2001 par f . breton, csl), l’avifaune des principaux sites protégés par le c.s.l. a été caractérisée. ces études ont mis en évi-dence la présence de 3 espèces d’oiseaux prairiaux typiques de ces zones alluviales : les deux premiers étant très rares et locali-sés à un ou deux sites seulement. • le tarier des prés, saxicola rubetra • la bergeronnette printanière, motacilla flava • le pipit farlouse, anthus pratensis on peut aussi citer le bruant proyer milaria calandra comme espèce bien pré-sente sur la zone même si elle semble plus liée aux plaines cultivées. le tarier des prés est sans doute l’espèce la plus rare et qui exprime le mieux la régression des oiseaux de plaine, avant tout insectivore dont la nour-riture se fait de plus en plus rare et dont les habi-tats de vie, haies et prai-ries, tendent à disparaître. tarier des prés citons également le milan royal milvus milvus, en nette régres-sion en france et son cousin, un peu plus fréquent, le milan noir milvus migrans, ainsi que le martin-pêcheur alcedo atthis dont on observe parfois l’éclair bleu longeant les berges de la seille. la population de courlis cendré numenius arquata de la vallée a été évaluée à une douzaine de couples en 1985 par m. hirtz, puis à 11 et 13 couples par le c.s.l en 1995 et 1998. courlis cendré il s’avère que les chauve-souris sont très peu présen-tes sur la vallée sans doute principalement par le man-que de sites souterrains favorables à leur hiberna-tion. en effet, les marnes du keuper sont compactes et seules quelques carrières de gypse ont été exploitées dans ce secteur . de plus, le manque de structures du paysage (haies, bosquets) qui leur servent à se diriger en tant que corridors écologiques, et la disparition de leurs gîtes d’estivages et de nurseries (déran-gements, isolations des combles…) con-tribue certainement à leur raréfaction. les inventaires menés sur la vallée ont été initiés par le pnrl dès 1997. ils faisaient partie d’un programme de prospection de tous les bâtiments publics présents sur le parc pour inventorier leurs colonies de chauve-souris. en 1999, la cpepesc lorraine (commission de protection des eaux, du patrimoine, de l’environnement, du sous-sol et des chiroptères) a poursuivi ces recensements dans le cadre des inventaires sur les sites natura 2000. aaaa 4.4.2 les chauve-souris, mammifères volants de la nuit de même, le petit gravelot s’observe fré-quemment au bord des mares salées, mais il est souvent dérangé… en stationnement de passage, on note des bécassines s et des chevaliers cul-blancs tringa ochropus et aboyeurs tringa nebularia. la rousserolle effarvatte acrocephalus scir-paceus et le bruant des roseaux emberiza schoeniclus sont régulièrement vus dans les roseaux de la grange fouquet et de juvelize. le râle aquatique rallus rallus, à l’étrange chant est régulier dans la roselière de la grange fouquet, et il a été entendu en 1995 dans celle du pré léo à vic-sur-seille. sur les quelques étangs très anthropisés de la vallée, on peut également observées cer-taines espèces qui rappellent elles aussi les bords de mer…mouettes et sternes. la vallée de la seille se révèle donc très intéressante au niveau ornithologique, en particulier par le corridor écologique très marqué dans la plaine lorraine qu’elle représente pour les oiseaux.</Page><Page Number="39">70-71 au final, certaines espèces sont encore communes dans la vallée, il s’agit principalement de la pipistrelle commune pipistrellus pipistrellus, de la sérotine commune eptesicus serotinus et de la noctule commune nyctalus noctula : elles se retrouvent sur plusieurs sites pour l’été. plus rare-ment quelques individus de pipistrelle de nathusius pipistrellus nathusii utili-sent la vallée pour rejoin-dre leur secteur d’hiver-nage en europe du sud-ouest : cette espèce migra-trice est fréquemment observée en nombre important lors de son pas-sage en septembre dans le pays des étangs. en complément deux sites majeurs se détachent pour leur intérêt chiroptérolo-gique exceptionnel : • l’église de moncel-sur-seille avec une très importante colonie mixte de vespertillion à oreilles échancrées myotis emarginatus et de grand murin myotis myotis. les deux espèces y sont présentes de mai à août pour leur reproduction. environ un millier de femelles s’y trouvaient lors des comptages de 2006. les sites les plus proches connus pour ces espèces se trouvent dans la vallée de la moselle et de la meurthe. ce site est donc particulièrement important pour cette espèce rare en lorraine, proté-gée au niveau national, à la fois pour l’ensemble du saulnois et de la région lorraine. • le second site se trouve sur la commune de vic-sur-seille avec un remarquable ensemble d’anciennes carrières de gypse en cours de protection en 2007 avec l’accord des propriétaires et le soutien du département de la moselle. on y trouve pas moins de 5 espèces différentes dont le petit rhinolophe rhinolophus hyppo-sideros, le vespertilion de bechstein myotis bechsteini, le vespertilion de natterer myotis nattereri, le vespertilion de daubenton myotis daubentoni et l’oreillard roux plecotus auritus. ce site abrite les derniers petits rhinolophes connus actuellement à l’est de la côte de delme. vespertillon à oreilles échancrées vespertilion bechstein on pourra distinguer 2 catégories d’espèces, celles qui tolèrent bien le sel et celles qui ne se retrouve-ront que dans les zones humides d’eau douce de la vallée. la première catégorie compren-dra les espèces les plus rares et en particulier le sonneur à ventre jaune, bombina variegata (espèce protégée au niveau national et en annexe ii de la directive habitats). ce petit “crapaud” au ventre maculé de jaune et de noir est en voie de raréfaction à travers l’europe mais se trouve encore bien présent en lorraine. c’est un amphibien dit pionnier , qui colonise facilement les petites zones humides temporaires même assez riches en nutriments ou comme ici en sel. si on le trouve chaque année dans les petits milieux les plus sta-bles (douves de marsal, zones humides de château-salins) il fré-quente plus occasionnellement les mares salées de marsal et de blanche église. si la plupart des amphibiens, tout comme les oiseaux, ne sont pas spécialement inféodés aux zones halophiles, les nombreuses zones humides de la vallée leurs permettent d’être présents. aaaa 4.4.3 les amphibiens : crapauds, grenouilles et tritons sonneur à ventre jaune</Page><Page Number="40">72-73 le crapaud calamite, bufo calamita (espèce protégée au niveau natio-nal et en annexe iv de la directive habitats) a été repéré en 1997 par m. renner mais sa reproduction reste à démontrer dans la vallée. ce crapaud, très rare en lorraine, se reconnaît facilement par un long chant mélodieux portant très loin et plus comparable à un chant d’insecte (souvent confondu avec la courtilière par exemple) qu’un chant de cra-paud. ailleurs en france et en europe il s’adapte très bien aux eaux salées et se reproduit régu-lièrement dans les mares arrière dunaires du littoral. les eaux des mares salées lui conviennent donc parfaitement. crapaud calamite de même, la grenouille de lessona, rana lessonae (espèce protégée au niveau natio-nal et en annexe iv de la directive habitats) a été observée au niveau de la mare salée de marsal mais sa reproduction reste à véri-fier ici alors qu’elle est avérée dans les peti-tes zones humides de la vallée, en particu-lier en secteur forestier . on trouve également des populations assez nombreuses de grenouilles vertes, rana esculenta et la présence régulière de crapaud commun, bufo bufo, sur les étangs et aux bords de la seille. peu de tritons sont présents dans la zone, et ils ne se rencontrent jamais dans les mares salées. par contre dans les eaux douces du secteur (marsal, château-salins, lezey) on peut découvrir occasionnellement le triton alpestre, triturus alpestris et le triton palmé, triturus helveticus tous 2 protégés au niveau national. grenouille de lessona couleuvre à collier effectivement, les milieux sont assez peu propices à la survie des reptiles réellement inféodés aux zones assez chaudes et sèches. la vallée étant peu rocailleuse et avec peu de versants exposés au sud ou à l’ouest sur une roche mère apparente calcaire il en résulte surtout une herpétofaune classique des zones humides. en l’occurrence seuls la couleuvre à collier, natrix natrix et le lézard vivipare zootaca vivipara sont bien présents aux bords des zones humides de la vallée. très peu de reptiles sont signalés de la vallée de la seille ou de ses contreforts. aaaa 4.4.4 les reptiles : lézards et serpents</Page><Page Number="41">la seille et petite seille sont des cours d’eau non domaniaux classés en seconde catégorie piscicole, la seille et ses affluents présentent un peuplement cyprino-ésocicole (dominé par les caracté-ristiques propres aux cyprinidés et au brochet) dont l’espèce repère est le brochet (esox lucius) au sens du plan départemental pour la protection du milieu aquatique et la gestion des ressources piscicoles. la qualité des eaux est classée de passable à médiocre ce qui traduit une eutrophisation marquée sur l’ensemble du parcours seille. introduction • 74-75 afin de mieux connaître la diversité des poissons de la seille, des pêches électriques ont été réalisées par le conseil supérieur de la pêche en 2006. ces pêches ne sont qu’un échantillonnage de la faune piscicole du secteur et non pas un inventaire exhaustif des populations. aaaa 4.4.5 les discrets poissons les sites inventoriés les stations ont été choisies en fonction : aaaaa 4451 localisation des stations échantillonnées (2005/2006) de l’amont vers l’aval, on situe : • de la diversité des habitats que l’on souhaite échantillonner dans le cadre de la recherche des espèces de poissons d’intérêt communautaire (radier , mouille, bras morts….) et surtout en fonction de leur représentati-vité sur l’ensemble du site, • des facilités d’accès : transport d’un matériel lourd et volumi-neux (bateau, groupe électro-gène), • des autorisations des proprié-taires riverains (traversée de prairies de fauche).  la station 1 en limite de mulcey et blanche-eglise, au lieu dit “entre les deux seilles”. ce parcours présente un lit rectiligne sans ripisylve. les berges sont abruptes et offrent très peu d’habitat pour le poisson. on note une forte den-sité de végétation aquatique dominée à 70 % en juin par des algues filamenteu-ses. cette prolifération est le fait d’un milieu eutrophisé accentuée par un réchauffement excessif des eaux dû à l’absence de ripisylve. ce milieu est d’une grande banalité. la station 2 sur le ruisseau du nard, com-mune de xanrey au lieu dit “pâquis de récourt”. ce parcours peu sinueux et recalibré est également pauvre en ripi-sylve. on note une forte densité de végé-tation aquatique dominée à 80 % en juin par des algues filamenteuses, 20 % étant des plantes immergées. le fond du ruisseau est constitué d’argiles et de vases putrides pouvant avoir une épais-seur de 0,20 m à 0,50 m. le cours d’eau est très banalisé par des travaux hydrau-liques lourds qui limitent le potentiel d’habitat piscicole. la station 3 de la commune de moyenvic au lieu dit “le bassin” présente un lit banalisé malgré le méandre dirigeant la rivière au nord du village. les berges sont abruptes et sans ripisylve, deux arbres isolés et quelques buissons contrastent la partie aval de la station avec le reste du parcours. on note une forte densité de végétation aquatique dominée à 60 % en juin par des plantes immergées. ce milieu est très banal.  la station 4 (petite seille) sur la com-mune de lubécourt, au lieu dit “chyppré” a un lit “enfoncé” en forme de fossé banalisant le milieu aquatique. les berges sont abruptes et pauvres en ripisylves. le fond du lit est constitué de limons, d’argiles et de vases. on note une végétation aquatique dominée par des plantes immergées pour 50 % en juin.</Page><Page Number="42">76-77 la station 5 (petite seille) sur la commune salonnes, en aval du village, présente un lit légère-ment sinueux sans ripisylve. les berges sont abruptes avec quelques érosions (présence d’un piétinement bovin). le recouvrement végétal varie de 60 à 70 % en octobre. en radier, le substrat est dominé par des pierres grossières et cailloux. pour toutes les stations, l’essentiel des captures s’effectue dans les végétaux aquatiques et sur le fonds du ruisseau. l’évaluation du peuplement piscicole s’est effectuée par pêche à l’électricité. un groupe électrogène associé à un boîtier redresseur de type héron a été utilisé. cet appareil délivrant un courant continu per-met de travailler dans une gamme de conductivité de 15 à 2000 µs/cm. les ten-sions sont réglables (de 170 à 1000 volts) pour une puissance maximale de 4kw. les poissons soumis au champ électrique sont attirés par l’anode (réaction de nage for-cée en réponse à la différence de potentiel entre la tête et la queue) et récupérés à l’épuisette. la progression du chantier de pêche, de l’aval vers l’amont, est lente pour permettre une bonne efficacité. de nom-breux autres paramètres influent égale-ment sur l’efficacité de la pêche : notam-ment la taille du poisson, l’espèce, la vitesse du courant, la profondeur , la turbi-dité, la conductivité, la granulométrie du lit, le type de végétation… la pêche a été réalisée en continu à pied avec deux ano-des et trois épuisettes (maille de 4 mm) ou à une seule anode et deux épuisettes, à pied ou en bateau, selon le type de station. sur la com-mune de moyenvic la prospec-tion s’est effectuée selon la méthode “echantillonnage grands milieux” (réf csp-2005) à partir de 75 points correspon-dant à une répartition homo-gène et aléatoire des surfaces à prospecter , 3 points com-plémentaires destinés à facili-ter la capture d’espèces rares sur un habitat piscicole ciblé. matériel et méthode la cartographie de la station d’étude “echantillonnage grands milieux” exemple sur moyenvic cartographie de la station d’étude “echantillonnage grands milieux” exemple sur moyenvic</Page><Page Number="43">00-00 78-79 au total, vingt espèces de poissons et une espèce d’écrevisse ont été capturées au cours des cinq pêches réalisées sur le site (2005 et 2006). la station de salonnes sur la petite seille présente la plus forte richesse spécifique avec 20 espèces dont 3 différentes par rapport aux quatre autres stations prospectées. il s’agit notamment de la perche, de la tanche, et du carassin argenté. la densité la plus importante, avec 95 individus capturés/100 m 2 , cor-respond également à la station de salonnes dont la prospection réali-sée en automne prend aussi les jeu-nes classes d’âge dites “un été” du peuplement. toutefois il est à noter que cette densité est le fait d’une abondance élevée de loches franches et de goujon. les quatre autres stations présentent des den-sités capturées faibles, comprises entre 15 et 39 individus/100 m 2 . en termes de poids, chevaines, anguilles, et barbeaux, sont les espèces capturées constituant les plus fortes biomasses. cependant les résultats globaux sont assez fai-bles pour certaines stations. 18kg/ha et 40kg/ha respectivement pour le nard et la seille à moyenvic sont des valeurs très en dessous des potentiels de production pour de tels milieux qui devraient avoisiner 300 à 400 kg/ha. ces valeurs sont à rappro-cher des mauvaises conditions physico-chimiques des eaux du nard (rejets de substances azotés d’origine agricole et domestique) et de la banalisation de la morphologie de la rivière. résultats richesse spécifique : les espèces “goujon, chevaine, gardon, loche franche” forment les peuplements les plus communs des 5 stations. la composition du peuplement piscicole fait apparaître une association de cyprinidés d’eau vive et d’eau calme. en observant les données de chaque station il apparaît toutefois des déséquilibres dont les éléments principaux sont les suivants : on peut cependant noter la découverte d’espèces piscicoles de grand intérêt : peuplement piscicole : brochet la conductivité élevée de la rivière seille et de ses affluents ( 2500 µs/cm, voire à 3000 µs/cm) réduit l’efficacité des pêches du fait de la borne maximale d’utilisation du matériel “héron” conçue pour 2000 µs/cm. ici, on a une intensité maximale pour une tension de 150 volts, limite efficace pour “attirer” le poisson. la diffusion du champ électrique, plus aléatoire, réduit les captu-res notamment sur les zones plus ou moins profondes. pour mémoire, l’augmentation de la conductivité est un indice de pollution mais, dans le cas précis de la seille, la conductivité exprime la forte teneur natu-relle en sel présent dans le sous sol et char-geant les eaux superficielles au cours de remontées. limites des prospections • la seille à mulcey : raréfaction des poissons “carnassiers”. ce peuplement est de qualité passable à mau-vaise. • le nard à xanrey : situation très déséquilibrée avec, d’une part absence d’espèces carnassières et d’autre part l’absence d’espèces “typi-ques” telles que vairons, vandoises, barbeaux … la forte représentation de la loche franche, poisson plutôt tolérant en matière de qualité des eaux traduit ici la dégradation de ce cours d’eau. • la seille à moyenvic et la petite seille à lubécourt : même conclusion pour ces médiocres stations. • la petite seille à salonnes : peuplement piscicole affichant la domi-nance des espèces “goujons et loches-fran-ches”. les espèces d’intérêt dont le chabot, auquel son abondance est à rapprocher de la présence du radier à substrat graveleux, type d’écoulement devenu rare sur la seille et la petite seille. pour la qualité générale du peuplement le constat reste identique aux autres stations prospectées avec la raréfaction des espèces carnassières. loche de rivière • la loche de rivière cobitis taenia l., 1758 la loche de rivière est un poisson qui fré-quente des eaux à fond sableux ou sablo-vaseux riches en végétation aquatique, des milieux à cours lent : rivières de plaine, étangs et ballastières en bordure de chenal. de mœurs nocturnes, elle vit enfouie dans le substrat et se nourrit de vers et débris organiques. elle se reproduit d’avril à juin (ponte multiple), en déposant ses œufs sur le sable ou les végétaux. en raison de son comportement fouisseur et nocturne et de sa relative rareté, elle est peu étudiée. la loche de rivière est considérée comme vulnérable et très sensible à la dégradation de son habitat (travaux de curage notam-ment) et à la pollution des sédiments (métaux lourds). c’est un bon indicateur de la qualité des eaux et des milieux. sur la vallée de la seille, les concentrations de loches de rivière sont proches des moyennes nationales, mais aussi de trois à quatre fois ces valeurs à l’exemple de la petite seille à lubécourt avec 4.5 indivi-dus/100 m 2 !</Page><Page Number="44">80-81 • la bouvière rhodeus amarus (bloch, 1782) la bouvière est un petit poisson associé aux cours d’eau, étangs ou plans d’eau de plaine. grégaire, elle colonise les eaux len-tes ou stagnantes caractérisées par l’abon-dance de plantes aquatiques sur substrats vaseux plus ou moins sablonneux. son mode de reproduction est particulier , la ponte s’effectuant dans le siphon des mol-lusques bivalves de la famille des unio-nidés, (genres anodonta et unio). il peut y avoir jusqu’à 5 pontes que le mâle défend autour de la moule. de mœurs diurnes, elle se nourrit de petits végétaux (plancton, diatomées, algues ver-tes) ou de débris organiques. la pollution toxique des vases et la rectification des cours d’eau représentent des menaces encore réelles aujourd’hui. la bouvière est considérée comme vulnérable (livre rouge) et sa raréfaction est liée à la diminution du nombre de mollusques indispensables à sa reproduction. sa présence est peu marquée dans la vallée sans doute du au faible nombre de moules d’eau douce et le manque de qualité des milieux. • autre espèce de poisson : l’anguille européenne anguilla anguilla (linné, 1758) c’est un grand migrateur classé dans le livre rouge des espèces menacées (espèce vulnérable) répertorié sur des affluents comme le ruisseau du verbach en amont de dieuze. elle fait l’objet d’une exploitation aux lignes par une catégorie de pêcheurs notamment au printemps lors de pêches effectuées au crépuscule. l’anguille, et notamment son abondance, est un bon indicateur piscicole permettant l’évaluation de la franchissabilité des ouvrages et la qualité de la continuité éco-logique à l’échelle d’un bassin versant. bouvière anguille attrapée lors d’une pêche sur dieuze conclusion la rivière seille peut être considérée sur certains tronçons comme un site important pour la bouvière et la loche de rivière. les recommandations et obligations en matière de travaux en lit mineur sont donc à suivre au plus prêt. la situation de ces espèces est le reflet de la mauvaise situation générale du peuplement piscicole, laissant apparaître de très fortes disparités entre la réalité du peuplement et celui attendu pour cette type de cours d’eau. la composante “poissons” de cet écosystème traduit les perturbations relevées et reconnues sur ce cours d’eau et affluents où des mesures de restauration et de sauvegarde devront être définies et appliquées pour sauvegarder ces espèces. conclusion • • le chabot cottus gobio, linné 1758 il s’agit d’un poisson d’eau froide habituellement inféodé au cours supérieur des cours d’eau. le chabot est sédentaire, vit sur le fond (benthique), pond sur les cailloux (lithophile) et est inféodé aux zones courantes (rhéophile). espèce plutôt nocturne, sa pré-sence est fonction de la qualité du substrat qui doit être grave-leux à caillouteux. il vit le plus souvent caché sous les pierres durant le jour . le substrat doit rester relativement meuble et peu colmaté pour permettre la reproduction, la nutrition de l’es-pèce et dans une moin-dre mesure son repos. les exigences biologiques du chabot ont conduit à le qualifier d’espèce “d’accompagnement” de la truite de rivière. il constitue une proie très recherchée par celle-ci. sensible à la pollution, le chabot est en net déclin dans de nom-breuses rivières. il peut être utilisé comme un bon indicateur de la qualité des eaux mais surtout de l’intégrité des conditions “d’habi-tats” du cours d’eau. très localisé sur le radier de salonnes, et dans une moindre mesure sur un endroit pierreux de moyenvic, on peut donc considé-rer que le chabot, sur le site “vallée de la seille, secteur amont et petite seille”, est en nette raréfaction. chabot anguille</Page><Page Number="45">82-83 d’après • gilles jacquemin (libellules, trichoptères, ephémères, punaises aquatiques), biologie des insectes, université h. poincaré nancy i, bp 39, 54506 vandœuvre-lès-nancy. • jean claude streito (punaises). • jean-marie courtois (microlépidoptères ou micropapillons), 6, chemin des lavandières, 57050 lorry-lès-metz. • henry callot (coléoptères), 3 rue wimpheling, 67000 strasbourg. • guy vaucel (coléoptères carabes), société lorraine d’entomologie, rue joseph mougin, 54000 nancy. • alain pasquet (araignées), université h. poincaré nancy i, bp 39, 54506 vandœuvre-lès-nancy. • sylvain mathieu (fourmis). • jean-claude delecolle (mouches ceratopogonides), musée zoologique de l'université louis-pasteur et de la ville de strasbourg, 29, boulevard de la victoire, f .67000 strasbourg. • francis schaffner (moustiques culicides), 17, rue du 152 ème r.i. - 68700 steinbach. introduction pourquoi donc s’intéresser aux petites bêtes ? s’il est vrai que la protection et la connaissance de la nature passe souvent par une approche des milieux, de la flore ou de la faune, la biodiversité animale n’est guère abordée que par les oiseaux et les mammifères. or , la biodiversité faunistique est avant tout dominée par le monde des invertébrés. sans compter les millions d’espèces de bactéries, les invertébrés plus “visibles” ; araignées, insectes, crustacés représentent le tiers des espèces connues à ce jour , soit plus d’un million d’espèces et il en reste, selon les spécialistes, entre 10 et 100 millions à découvrir…si le temps et l’érosion de la biodiversité le permettent encore ! il est donc essentiel pour comprendre et connaître la biodiversité et le fonctionnement d’un milieu d’en savoir plus sur les invertébrés le peuplant. bien souvent, ils sont à la base des chaînes alimentaires et de l’équilibre de l’écosystème. introduction • aaaa 4.4.6 les innombrables : invertébrés de toutes écailles et tout poil beaucoup d’invertébrés cités dans cette partie de l’ouvrage ne sont malheureusement nommés que par leur nom scientifique, c'est-à-dire le nom latin qui permet de parler de la même espèce partout à travers le monde, quelle que soit sa langue natale. si cela a cet avantage, il reste affaire de spé-cialistes. l’inconvénient est que ces noms peu compréhensible liés à la quantité d’espèces à connaî-tre, rend peu abordable, voir rébarbatif l’étude ou la sensibili-sation au monde pourtant si important des invertébrés.</Page><Page Number="46">84-85 pour les coléoptères : les derniers catalogues régionaux et nationaux portant sur les coléoptères sont anciens (années 30), comme le sont divers articles sur la faune des terrains salés. le meilleur point de départ est l'article de briel (1955) qui signalait déjà la très forte régression des faunes halophiles. certains articles plus anciens sont intéressants mais posent des problèmes liés à l'identifi-cation précise des espèces ou à des données invérifiables. pour les libellules : les seules données provenaient d’une journée de visite des sites salés effec-tuée avec le conservatoire des sites lorrains le 20/06/86 (observateurs: j.-p . boudot, g. jacquemin et f . schwaab). pour les papillons : aucun inventaire précis n’a été réalisé lors des prospections depuis 1993, en tous cas sur les espèces halophiles. des inventaires du csl ont été réalisés en 2001 sur les différents sites en gestion par cette association sur l’ensemble des lépidoptères autres que les micro-lépidoptères spécifiques décrits par j.- m. courtois entre 1987 et 1991. pour les punaises : 3 auteurs s’étaient jusqu’alors penchés sur ce groupe peu facile. a. puton fut le premier en 1874 a travaillé sur les punaises et à décrire une espèce halo-phile de rémilly, et c’est a. belle-voye en 1876 qui fit le plus de découvertes et signala les pre-mières punaises halophiles, données qui furent reprises par f . reiber et a. puton en 1976. pour les diptères : c’est par le biais du paludisme et des références de cas de cette maladie dans la vallée de la seille que les pre-mières données apparaissent en 1916 (signalements de paludisme en 1865, 1875 et 1916). les références précises sur les espèces halophiles apparaissent en 1930 par p . de beauchamp puis par m. kremer, c. vermeil et j. callot en 1961. enfin les dernières données proviennent en 1980 de j.-a. rioux, j.callot, m. lambert, j. périères et a. belmonte puis en 1990 par m. lambert, n. pasteur, j.-a. rioux, a. delalbre-belmonte et y . balard. pour les crustacés : c’est avant tout l’important inventaire de florentin (1901) qui demeure la référence pour de nombreux groupes faunistiques, qui restent à étudier : crustacées, rotifères, mollusques… a signaler la présence de la mythique artemia salina notée par d. a. godron en 1863, par c. briquel en 1881 puis non revue par r. florentin (1901) et enfin, considérée comme définitive-ment disparue de lorraine par r. fri-dici en 1965. enfin donc, grâce au programme d’action communautaire pour la nature, c’est en 1992 que repris une étude sérieuse sur les invertébrés des terrains salés de lorraine. cette étude n’a cependant porté que sur certains groupes d’invertébrés: odonates (libellules), orthoptères (criquets et sauterelles), ephémères, hétéroptères (punaises) aquatiques et terrestres, coléoptères (tous les aquatiques et quelques familles terrestres particuliè-rement intéressantes dans ces milieux), trichoptères, diptères (mou-ches et moustiques) culicidés et cératopogonidés (nos chers yin-yin !) et enfin les araignées. les odonates (libellules) et les ephémères ces 2 ordres d’insectes ont été étudiés par gilles jacquemin. les libellules et les ephémères ayant une vie aquatique à l’état de larve, il sem-blait intéressant de les étudier . les ephémères, “mouche de mai”, sont des petits insectes ailés parmi les plus pri-mitifs, souvent beige à translucide dont le corps des adultes et des larves se termi-nent par 2 ou 3 grands filaments. on recon-naît les adultes par des ailes redressées, au repos, au dessus du corps et non sur ses côtés. les libellules (65 espèces en lorraine), comme les ephémères (une centaine d’es-pèces) par leurs biologies peuvent bien caractériser des milieux et la qualité de ceux-ci. les orthoptères (criquets, sauterelles et grillons) ces insectes, terrestres, herbivores pour les criquets et grillons, “carnivores” pour les sauterelles, sont connus pour être d’excel-lents bio-indicateurs, parmi les premiers maillons de la chaîne alimentaire, ils sont très sensibles aux modifications du milieu, liés notamment au “paysage végétal” (composition et structure de la végéta-tion), à l’hydromorphie et à la tempéra-ture. les vraies sauterelles se distinguent avant tout des criquets par des antennes très longues et pour les femelles une lon-gue tarière (oviscape) au bout du corps lui permettant d’enfouir ses œufs dans le sol. les grillons s’en différencient par une tête ronde et large ainsi que par deux longues pointes (cerques) terminant leur abdomen. les hétéroptères (punaises) les punaises sont des insectes adaptés à tous les types de milieu dont il existe un grand nombre d’espèce, (584 en lorraine).toutes ont été étudiés, aquati-ques, subaquatiques, les “patineurs”, déambulant à la surface de l’eau et toutes les espèces terrestres se nourrissant de la sève des végétaux ou prédatrices d’autres invertébrés au sol. il est important de préciser que ces insectes sont souvent des opportunistes, assez ou très tolérants aux conditions du milieu. ils volent généralement bien, sont donc très mobiles, et rapides à coloniser les biotopes, ou à en partir si les conditions deviennent trop défavorables. cette capacité fait d’eux, globalement, de piètres bio-indica-teurs sauf pour les espèces inféodées à la sève de certains végétaux, parmi lesquels d’importantes découvertes furent faites. la plupart des espèces hivernent à l’état d’adulte; certaines ont 2, voire 3 généra-tions annuelles. histoire de l’étude des invertébrés de la vallée de la seille les invertébrés étudiés, présentation des groupes</Page><Page Number="47">86-87 les coléoptères (insectes à carapace dure, carabes…) cet ordre est certainement l’un des plus intéressants à étudier dans les terrains salés car : - c’est un groupe d’insectes bien étudié, quasiment le seul pour lesquels il existe des données bibliographiques importantes (les premières remontent au siècle dernier!). - c’est un groupe très diversifié, comportant plusieurs familles aquatiques bien représentées ici, et quelques familles terrestres peu mobiles, essentiellement les carabes, avec de nombreuses espèces a bonne valeur bio-indi-catrice, certaines reconnues notamment comme halophiles - la présence régionale de bons spécialistes, intéressés par ce tra-vail (h. callot a notamment étu-dié les coléoptères des terrains salés industriels d’alsace, tandis que g. vaucel a épluché soi-gneusement la littérature régio-nale sur le sujet). les lépidoptères (papillons) la grande majorité des papillons ont une première phase de vie larvaire, appelée chenille, dont les différents stades d’évolution s’effectuent sur une plante quali-fiée de plante-hôte (pour les espèces végétariennes). certains papillons utilisent de nombreux végétaux pour se développer, d’autres ne pourront se nourrir que d’une seule plante. c’est dans cette dernière catégo-rie que nous trou-verons les espèces les plus remar-quables. tous les papillons ont été recher-ché, ceux de jour aux couleurs chatoyantes que tout le monde connaît (appelé rhopalocères, pour la plupart dits macro-lépi-doptères au vu de leur taille) mais aussi les papillons de nuit (hétéro-cères dont quelques papillons de taille importante eux aussi macro) beaucoup plus nombreux parmi lesquels les plus petites espèces (micro-lépidoptères) seront les plus intéressants à étudier de par leurs besoins écologiques généra-lement très ciblés. de plus, les papillons sont tradi-tionnellement étudiés et recher-chés par un grand nombre d’ama-teur , ce qui apporte de nombreu-ses connaissances sur leur réparti-tion et leur écologie. les diptères (mouches et moustiques) deux familles de diptères à larves aquatiques ont été étudiées, liées pour leur développement aux marais et aux eaux continentales temporaires, et pour lesquelles d’excellents spécialistes régio-naux, ayant également travaillés sur les sites des potasses d’alsace, étaient disponibles. incontour-nables dans les zones humides, les insectes piqueurs (hématophages) que sont les moustiques sont très présents dans le saulnois, de même que les ceratopogonidés, nom barbare attribué aux petites mouches locales plus communément appelées “boîtes” ou “yin yin”. ce sont des moucherons, de 1 à 4 mm de longueur , liés aux zones humides et floricoles, zoophages ou hématophages. cette famille compte des représentants dans le monde entier , et plus de 4 000 espèces ont été décrites, dont près de 270 pour la france. certaines espèces sont hémato-phages et s'attaquent à des insectes (odonates, lépidoptères, coléoptères, névroptères), dont elles sucent l'hémolymphe (sang des invertébrés). les espèces s'at-taquant aux vertébrés (homme, autres mammifères, oiseaux, reptiles et batraciens) appartien-nent pour la plupart aux genres culicoides, leptoconops et forcipomyia et, particulièrement agressives et féroces, elles repré-sentent, par leur abondance et la piqûre douloureuse des femelles, une véritable nuisance. elles peu-vent rendre insupportable voire impossible le séjour dans certai-nes régions et entraver sérieuse-ment les activités agricoles et le développement du tourisme. de nombreux aspects de la biolo-gie et des mœurs d'un très grand nombre d'espèces restent encore à découvrir . j.-c. delecolle, du musée zoologique de strasbourg, auteur d’une thèse sur les diptères cératopogonidés (1985), a assuré l’étude de cette famille et f . schaffner, de la mission “contrôle de la nuisance due aux moustiques” du conseil général du haut-rhin, auteur lui aussi d’une thèse sur les moustiques d’alsace (1992), a étudié les diptères culicidés. dans les deux cas, des espèces ont été reconnues comme halophiles plus ou moins strictes. les araignées: ces invertébrés à huit pattes sont des prédateurs très intéressants à étudier par leur attachement à un milieu particulier . l'étude de la faune arachnologique de la région est de la france est encore très peu développée, pourtant ce groupe animal constitue une part importante de la faune des arthropodes. par leur nombre (100 à 800 individus par m 2 en prairie lorraine), leur richesse en forme et en mode de vie (600 espèces environ présentes en lorraine parmi les 1500 espèces en france) et surtout par le fait qu'elles sont toutes des préda-teurs, les araignées jouent un rôle considérable dans les écosystè-mes. se situant en bout de chaîne trophique, elles sont un aspect révélateur de leur fonctionne-ment ou de leur disfonctionne-ment. la lorraine comptant 2 spécialistes en la matière a. pas-quet et r. leborgne de l’université henri poincaré de nancy1, il était donc important de se pencher sur ce groupe. les fourmis : parmi les hyménoptères (guêpes, abeilles, bourdons, fourmis…), seules les fourmis ont été étu-diées. en effet, durant l’été 2005 une nouvelle espèce pour la france a été découverte en lorraine dans la vallée de la moselle, l’espèce liée aux milieux salés myrmica salina (a. vallet et s. mathieu à paraître). au vu de cette particularité il a donc été décidé de rechercher particulière-ment cette espèce sur les milieux salés du parc naturel régional de lorraine où elle fut ainsi décou-verte.</Page><Page Number="48">il convient de préciser l’utilisation du mot “halophile” et sa signification pour les invertébrés. pour un petit nombre d’espèces inféodées à des milieux salés (c’est à dire qu’on n’a encore jamais trouvées dans des milieux “doux”), l’halophilie est évidente, et peut être qualifiée de stricte ; ces espèces devraient être appelées halobiontes, (de même qu’on a rhéobiontes, troglobiontes, etc…), mais ces termes ne semblent pas usuels. beaucoup d’espèces qualifiées habituellement d’halophiles, sont en fait simplement des espèces fortement tolérantes à la salinité, trouvant dans les milieux saumâtres des conditions pro-pices à leur épanouissement. ce sont des halophiles au vrai sens du terme, c’est à dire non obligatoires. ainsi donc, le terme halophile tel qu’il est actuellement utilisé correspond à une acception large, que l’espèce soit halophile stricte ou non. toutes les autres espèces rencontrées dans les milieux salés sont dites tolérantes au sel; ce sont des espèces opportunistes coloni-sant entre autres les milieux salés. cette tolérance peut éven-tuellement aller jusqu’à une quasi-indifférence apparente. l’ambiguïté peut naître de la difficulté de situer la limite entre halophile (non obligatoire) et tolérante. ainsi il arrivera que, dans certains groupes où les halophiles véritables sont rares ou inexistants, une espèce particulièrement tolérante apparaisse comme “halophile”, de façon relative, et par abus (compréhen-sible) de langage… remarque préliminaire 88-89 autres groupes : crustacés : ils forment en nombre les ani-maux dominants du plancton aquatique. caractérisés par un squelette externe (exosquelette) très dur (chitine très riche en cal-cium), ces étonnants invertébrés reflètent bien la qualité de milieux en particuliers aquati-ques. en tant que bio-indicateurs ils étaient donc des plus intéres-sants à rechercher avec le secret espoir de retrouver l’emblémati-que artemia salina ou toute autre espèce inféodée aux eaux salées. divers : quelques données diverses col-lectées lors des captures et pié-geages ont également été appor-tées sur certains coléoptères, dermaptères (perce-oreille) et neuroptères (chrysope…). les sites inventoriés en 1992/95 et 1998/1999, les sites sui-vants furent inventoriés : • br basse-récourt (lezey) : sources salées marécageuses. • be site dit “de l’étang hamant” (blanche-eglise) : vaste mare d’ar-gile salée quasi-nue, s’asséchant très rapidement, fossés, friche humide. • gf ou vgf la grange fouquet (vic-sur-seille) : trois sources prin-cipales, entourées de vases salées à salicornes, d’un réseau de rigoles et fossés de drainage, de friches à guimauve, marais et roselière. • m ou mv marsal: mare salée aménagée (douves), une autre mare salée dans un pâturage. • pl ou vpl le pré léo (vic-sur-seille) : sources salées, fossés, pâturages et friches plus ou moins salés. • vbs vic-sur-seille, bras mort de la seille. • se salées eaux (lezey) : mare salée permanente, pâturages. • j juvelize. • lbr lezey, basse-récourt. • ls lezey saline • mgp marsal, grands prés. en 1998/1999, les sites suivants furent ajoutés à l’inventaire : • 57-saint-médard, lieu-dit “paquis des oies” abréviation med. négligé en 1992/1995, il a fait l’objet de prospections pour les punaises et les coléoptères. un inventaire des araignées devait y être réalisé, mais malheureusement tous les pièges enterrés placés sur ce site ont été détruits. d’autre part, la prospection a été étendue à 3 sites d’origine industrielle : • 54-dombasle, lieu-dit “prés de la raye”, abréviation dom, ensem-ble de friches et pâtures entre un terril avec bassin de décantation (solvay) et la meurthe. • 54-varangéville, lieu-dit “prés-champs”, abréviation var, en-semble de mares (en partie per-manentes) et de fossés dans des pâtures, entre un terril (ancien bassin de décantation solvay) et la meurthe. • 54-haraucourt, vallée de la roanne, enclave de la commune d’haraucourt sur le territoire de buissoncourt, abréviation har, composé de pâturages de fond de vallon (rive gauche de la roanne), avec affleurement d’eau salée;  des visites rapides et très ponctuelles ont également été réalisées à: • 57-aubécourt, lieu-dit “béchidelle” (site du conservatoire des sites lorrains, vallée de la nied), abré-viation aub, site naturellement salé avec une friche à végétaux halophytes et un fossé vaseux. • 54-rosières-aux-salines lieu-dit “le pré marion”, abréviation pma, site industriel, coincé entre un ter-ril de décantation et la meurthe. remarques : les sites salés lorrains d’origine industrielle peuvent être comparés aux sites industriels d’alsace du sud (“potasses d’alsace”), qui ont fait l’objet d’un rapport d’étude par jac-quemin (1998).</Page><Page Number="49">les coléoptères aquatiques et les carabidés pour les coléoptères aquatiques ainsi que les carabidés, les techniques de captures sont classiques : • chasse à vue : à la passoire dans l’eau, à la main ou à l’aspirateur à bouche en milieu terrestre • quelques piégeage ont été réalisés, à titre d’essai: pièges immergés appâtés à la viande (ils se sont révélés peu productifs), et pièges de type barber pour les carabes (les mêmes pièges barber , destinés aux araignées ont fourni d’intéressantes don-nées pour les coléoptères). les papillons pour les papillons, en particulier les papil-lons diurnes, l’identification s’est faite à vue, parfois en attrapant à l’aide d’un filet à papillons des individus pour s’assurer de leur détermination puis les relâcher . pour les macro-lépidoptères nocturnes il en a été de même, mais ces données furent complétées par des “chasses” lumineuses consistant à attirer les papillons grâce à une lumière artificielle riche en ultra-violet. l’identification se fait alors sur place ou après avoir collecté un spécimen non déterminable, en laboratoire. pour les micro-lépidoptères, les adultes ont été repérés au vol, puis capturés et certains dis-séqués. les observations à vue des chenilles et des chrysalides complétées par l’élevage de ces dernières jusqu’à l’émergence ont permis de connaître un peu mieux leur éco-logie et de confirmer leur détermination par j.-m. courtois. les diptères • pour les diptères cératopogonidés, la méthode de récolte consiste à prélever des échantillons de sol (boues, vases) des diffé-rents biotopes (marais, mares, fossés,…), et, au laboratoire, à les placer dans des cris-tallisoirs, afin de recueillir la totalité des adultes (imagos) issus des larves. cette méthode, répétée plusieurs fois dans l’an-née, a l’avantage de permettre un inven-taire complet, et d’être sûr que les espèces observées se reproduisent sur place (ce qui ne serait pas le cas pour des adultes captu-rés au vol). pour compléter cependant, quelques captures au vol ont été effec-tuées sur les différents sites. • pour les diptères culicidés, la méthode consiste essentiellement à recueillir les larves présentes dans les gîtes aquatiques, à différentes périodes de l’année. 90-91 aspirateur à bouche “problème d'écologie”, lamotte et bourliere matériel et méthodes les libellules et les trichoptères pour les libellules et les trichop-tères, les données sont obtenues par observation directe des adul-tes. en cas de doute sur l’identifi-cation, les insectes ont été captu-rés, identifiés, et généralement relâchés. des données complé-mentaires ont été obtenues par la récolte de larves, ou d’exuvies. pour les ephèmères pour les ephèmères (1 seule espèce mise en évidence), ce sont surtout les larves qui ont été récoltées (vie des adultes très brève) à la passoire, en même temps que les autres insectes aquatiques. les orthoptères ils ont été capturés à vue, identi-fiés et relâchés, sauf pour quel-ques espèces difficiles à séparer (genre chorthippus) qui doivent être conservées. d’assez nom-breux individus ont été capturés par les pièges barber destinés aux araignées; mais il s’agissait sur-tout de larves, très difficilement déterminables. ces données ont cependant été exploitées dans la mesure du possible. les hétéroptères terrestres si les hétéroptères terrestres étaient surtout chassés à vue et au filet fauchoir . il s’agit d’un filet à mailles blanches d’un diamètre de 50 cm environ avec lequel on donne des coups en “fauchant” la végétation, tous les invertébrés présents sur les végétaux ainsi fauchées sont récoltés au fonds du filet. pour les espèces aquati-ques, la récolte a été faite à la passoire et les animaux mis sur place dans des flacons d’alcool à 90 (sauf pour quelques espèces caractéristiques, de détermination immé-diate). la détermination nécessite parfois la dissection des mâles et plus rarement des femel-les. l’abdomen est alors séparé du spécimen à l’aide d’une épingle puis éclairci à la potasse 10 % à chaud pendant 5 à 15 minutes suivant la taille de l’insecte. après rinçage à l’eau les organes génitaux (génita-lias) sont disséqués à l’aide d’épingles entomologiques très fines (n1 à 000) dans de la glycérine. une coloration au noir chlorazole est parfois nécessaire pour faire res-sortir les parties peu sclérifiées. les préparations sont conservées sur la même paillette que l’insecte dans une goutte de suppositoire à la glycérine. la durée du fau-chage fût très variable, comme pour la chasse à vue et s’arrêtait lorsqu’aucune espèce nouvelle n’était plus capturée. la moindre pluie interdit l’usage de cette technique qui nécessite une végé-tation rigoureusement sèche. les insectes intéressants sont cap-turés et tués dans un flacon contenant des morceaux de papier absor-bant imbibés de quelques g o u t t e s d ’ a c é t a t e d’éthyle. au moins un spécimen de chaque espèce a été capturé à chaque fois comme référence. les spécimens sont collés sur des paillettes en rhodoïde le soir même ou le lendemain de leur capture. tous sont conservés dans la collection de l’auteur . en fonction des groupes d’invertébrés étudiés, les méthodes de récol-tes sont différentes, ce qui rend toujours la tâche plus compliquée et longue pour l’étude globale des arthropodes d’un site : filet fauchoir “problème d'écologie”, lamotte et bourliere aspiration • • filtre en coton</Page><Page Number="50">les fourmis les fourmis ont été recherchées à vue, avec la prise systématique d’ouvrières et de soldats pour s’assurer de l’iden-tification. la recherche était avant tout ciblée sur la présence de myrmica salina et donc ne s’est pas tourné vers l’établissement d’une liste de toutes les espèces pré-sentes. les crustacés les crustacés n’ont pas fait l’ob-jet de méthodes de collecte parti-culières mais ont été échantillonnés en même temps que les autres grou-pes en particulier à la passoire dans les milieux aquatiques. espèces intéressantes : • l’agrion de mercure coenagrion mercuriale : intérêt européen (annexe ii de la directive habitats), protégé au niveau national, il est pré-sent dans les fossés salés, même à fai-ble courant. 92-93 les araignées les techniques utilisées pour le prélèvement des araignées sont : • par pièges d'interception de barber , (efficaces surtout pour les espèces se déplaçant au sol), • par fauchage et chasse à vue (délicat pour la faune du sol dans les milieux denses). les pièges barber sont des boîtes cylindriques en plastique (de 14 cm de diamètre et de 10 cm de hauteur), enfoncées dans le sol, de façon à ce que seul leur bord affleure la surface. ces pièges ne permettent la cap-ture que d'animaux en déplace-ment. on place dans le fond de la boîte 4 à 5 cm d'eau additionnée de formol pour la conservation des échantillons et de teepol. ce dernier produit est un mouillant qui abaisse la tension superficielle de l'eau et permet l'immersion rapide des arthropodes très légers (cas de plus de la moitié des espè-ces d'araignées). ces pièges sont adaptés pour le prélèvement d'une partie des peuplements d'araignées, surtout des individus appartenant à des espèces ne tis-sant pas de toiles (araignées errantes). cependant, certaines araignées à toile sont également représentées dans ces échantil-lonnages, en particulier par les mâles qui deviennent errants après la dernière mue. pose des pièges barber , “problème d'écologie”, lamotte et bourliere faux juste piège avec protection résultats  les ephémères au cours des trois années d’études, une seule espèce a été identifiée, dans les eaux stagnantes ou très calmes de pratiquement tous les sites : cloeon dipterum (baetidae). cette espèce est très commune également dans les sites non salés. elle se comporte donc comme une ubiquiste très tolérante au sel, ce qui en soi constitue une informa-tion intéressante sur sa biologie.  les trichoptères deux espèces ont été trouvées dans les prés salés de lorraine ; l'une est très habituelle des milieux saumâtres côtiers, mais ne semble pas être halophile stricte : limnephilus affinis.  les odonates (libellues) 1 - espèces des mares et fossés saumâtres proprement dits 26 espèces d’odonates (sur 65 en lorraine) ont été observées sur les sites prospectés. l’une d’elle (lestes virens) observée 1 fois (mais non capturée) à se, demande confirmation. ces 26 espèces ne se reproduisent pas toutes dans les sites salés proprement dits. les observations (jointes à la connaissance de leur biologie) permettent de les répartir de la façon suivante : résultats agrion de mercure</Page><Page Number="51">94-95 • l’agrion nain ischnura pumilio : espèce d’intérêt national, bien présente. • le leste vert lestes viridis : noté dans les fossés. • le leste verdâtre lestes virens : espèce de marais, relativement peu com-mune dont un individu a peut-être été vu à se. • le leste des bois lestes dryas : espèce en raréfaction, d’intérêt national; vue à gf et m en 1986, elle n’a malheureu-sement plus été revue lors de cette étude. • la naïade verdâtre erythromma viridulum : une espèce d’intérêt régional, présente en petites populations à gf et pl. • l’orthétrum brun orthetrum brunneum : cet orthétrum, beaucoup moins fréquent que le précédent, d’intérêt régional, est noté un peu partout en petit nombre. • le sympétrum vulgaire sympetrum vulgatum : espèce assez fréquente en lorraine, mais peu commune en france (intérêt national), semble présente ici et là. 2 - espèces de ruisseau non salé espèces intéressantes • l’agrion de mercure coenagrion mercuriale : une florissante population de cet agrion (annexe ii de la directive habitats), à préserver absolument. • l’orthétrum bleuissant orthetrum coerulescens : espèce assez peu commune (intérêt régional) est abondante sur le ruisseau. • le cordulégastre annelé cordulegaster boltonii : une femelle observée le 30 juin 1994. la reproduction, à juvelize, de cette espèce rarissime en plaine, serait un événement ! • la libellule fauve libellula fulva : espèce peu commune, d’intérêt régional. espèces plus fréquentes • l’agrion vierge calopteryx virgo • l’agrion élégant ischnura elegans 3 - espèces de statut incertain • le caloptéryx éclatant calopteryx splendens • le gomphe joli gomphus pulchellus : il n’a été observé que sur la seille • l’aeschne mixte aeshna mixta en résumé, dans un type de milieu à priori plutôt hostile aux libellules, et occupant une surface réduite, a été recensé un cortège intéressant et diversifié, groupant plusieurs espèces d’intérêt régional (4) à national (5). on notera sur-tout la présence de l’agrion de mercure, présent en petites populations dans les sites sau-mâtres, mais représenté aussi en eau douce, à juv, par une des plus belles populations connues en lorraine. la pré-sence de l’agrion nain et l’orthétrum brun, espèces pionnières, est à relever égale-ment. le leste des bois semble malheureusement avoir dis-paru. globalement, la pré-sence de ces espèces, même les plus communes, dans ces milieux, nous apporte de pré-cieux renseignements sur leur tolérance au sel. cependant, aucune ne peut être qualifiée d’halophile. notons aussi que le petit ruis-seau de juvelize, malgré sa taille (moins de 200 m de long), présente une richesse remar-quable, qui en fait un site à préserver absolument. leste des bois espèces plus fréquentes : • le leste brun sympecma fusca. • l’agrion à larges pattes platycnemis pennipes. • l’agrion élégant ischnura elegans. • l’agrion au corps de feu pyrrhosoma nymphula. • l’agrion jouvencelle coenagrion puella. • l’aeschne bleue aeshna cyanea. • la libellule déprimée libellula depressa. • l’orthétrum réticulé orthetrum cancellatum. • le sympétrum striolé sympetrum striolatum. • le sympétrum sanguin sympetrum sanguineum.  les orthoptères (criquets, sauterelles et grillons) 20 espèces d’orthoptères ont été mises en évidence (sur 60 espèces présentes en lorraine). il est difficile d’attribuer un niveau d’intérêt aux différentes espèces au vu des connaissances régionales. cependant, en s’appuyant sur l’inventaire national, la liste rouge de rhénanie-palatinat (kettering &amp; al., 1986), la liste rouge du luxembourg (meyer, 1988), les données déjà collectées dans la région, et des échanges d’informations avec d’autres naturalistes, on peut ranger les espèces observées de la façon suivante :</Page><Page Number="52">96-97 1 - espèce remarquable • l'oedipode émeraudine aiolopus thalassinus : il est présent en assez belles populations et ne se rencontre en lorraine que dans les prés salés à végétation rase et clair-semée, notamment à salicornes. c’est une espèce des marais, pré-sente dans les milieux saumâtres côtiers, répu-tée en forte régression actuellement, du fait de la dégradation de ses biotopes. en rhénanie-palatinat, il est classé “menacé de disparition”, et connu seulement en petites populations loca-lisées dans la plaine du rhin. il aurait été signalé aussi dans le bas-rhin. 2 - espèces intéressantes • le conocéphale des roseaux conocephalus dorsalis : c’est une espèce peu commune des prairies humides à haute végétation (menacée de disparition en rhénanie-palatinat). dans notre région, elle semble encore assez régulière dans ses courtilière • la courtilière gryllotalpa gryllotalpa : elle creuse des terriers assez nombreux sur les flancs des fossés terreux. sa stridulation peut s’entendre à la tombée de la nuit. cette espèce est en régression généralisée. • tetrix [groupe tenuicornis] : ce tétrix reste à déterminer , mais sa présence, à côté de tetrix subulata, est de toute façon intéressante (be). • le criquet marginé chorthippus albomarginatus : il est inféodé aux sites herbeux humides, réputé menacé de dis-parition en rhénanie-palatinat et en danger au luxembourg. c’est l’espèce dominante dans les prés salés de lorraine, omniprésente, y compris dans les formations à jonc de gérard et chiendent ram-pant. il est connu pour être abon-dant dans les régions côtières et fréquenter les prés salés; ainsi, sans être réellement une rareté, c’est une espèce localisée en europe, et qui paraît très caracté-ristique des peuplements des sites salés lorrains. • le criquet ensanglanté stethophyma grossum : c’est un très beau criquet menacé en rhénanie-palatinat et au luxembourg. en lorraine, il semble encore bien présent dans les sites humides (marais, tourbières, bords d’étangs, prairies humides…), entre autres dans les marais salés; observé par-tout, même dans des sites pâturés. oedipode émeraudine criquet ensanglanté biotopes d’élection, comme l’ont également constaté kinn &amp; meyer (1988) au luxembourg.</Page><Page Number="53">98-99 les espèces les plus originales sont les halophiles strictes qui vivent dans cette zone. les trois espèces décrites sont très abondantes dans les biotopes propices mais ces stations sont très fragiles car extrême-ment localisées et de très petite superficie (quel-ques mètres carrés, ces punai-ses ne s’éloignant que très rare-ment des zones de vase nue satu-rées en sel). au cours des prospections a aussi été noté qu’une cicadelle et des larves de lépidoptères vivaient sur la salicorne. melanotrichus rubidus et les cinq saldidés sont les seules punaises qui peuplent cette zone. les autres espèces trouvées là ne semblent pas y vivre, exception faite du nysius sp. récolté en abondance en octobre à l’etang d’hamant sur la spergulaire mari-time.  les hétéroptères (punaises) 73 espèces d’hétéroptères terrestres et 30 espèces aquatiques ont été récoltées sur l’ensemble des sites d’étude. les descriptions qui suivent ne proposent pas de nom français car ceux-ci n’existent tout simplement pas sous une forme reconnue par tous. en ce qui concerne les punaises terrestres… quelques familles sont particulièrement bien représentées dans les milieux salés. tout d’abord les saldidés avec 5 espèces sur les 15 présentes en lorraine, mais surtout les nabidés avec 7 espèces sur les 14 connues en lorraine. deux de ces espèces sont nouvelles pour la région : stalia boops et nabis lineatus. toutes les espèces suscep-tibles d’être présentes en zone humide ont notamment été récoltées. l’écologie et la biologie des punaises sont très mal connues, mais quelques données sur l’écologie, la répartition en france et la “rareté” de chaque espèce seront propo-sées. la notion de “rareté” pour des insec-tes si peu étudiés n’est pas facile à appré-cier . pour l’intérêt de leur forte spécificité, seu-les les espèces halophiles ou remarquables sont présentées en détail. 1 - espèces caractéristiques de la vase salée et des salicornes (zone 1) remarque sur la biologie des punaises de la famille des saldidés : tous les saldidés à de rares exceptions vivent au bord de l’eau. tous sont prédateurs et chassent de petits animaux dans la vase humide souvent saturée d’eau. très agiles ils sont difficiles à capturer . • halosalda lateralis (fallén, 1807) on la trouve parfois en très grand nombre au bord des marais salés ou saumâtres des estuaires. elle est présente sur les côtes atlanti-ques. la seule station connue en france à l’intérieur des terres est rémilly (57). cette espèce a été rencontrée sur 4 des 7 milieux salés prospectés. en 1998 elle était très abondante au prin-temps puis s’est faite plus rare quand les points d’eau s’assé-chaient. elle fait partie des quatre espèces de punaises halophiles les plus intéressantes de lorraine. • saldula pilosella pilosella (thomson, 1871) cette espèce de préférence halo-phile se rencontre sur les côtes maritimes sableuses, et les ter-rains salés qui les bordent où elle n’est pas rare en france. on la trouve aussi dans les marais salés à l’intérieur des terres, elle est plus rare dans les marais d’eau douce (quelques stations en angleterre et aux pays bas). a l’intérieur elle n’était connue que de rémilly. elle a été capturée sur 6 des 7 sites de l’étude. elle ne semble absente que du pâquis des oies probable-ment du fait de l’absence d’eau libre. c’est la deuxième espèce halophile de lorraine. halosalda lateralis saldula pilosella</Page><Page Number="54">le jonc de gérard est exploité par quelques espèces de punaises : agramma laetum présent constamment mais qui pul-lulait au printemps et plusieurs espèces du genre cymus dont une dominante : c. melanocephalus. exolygus pratensis et e. rugulipennis sont deux espèces de la famille des miridae, ubi-quistes et courantes en lorraines que l’on trouve dans les mares salées, exclusivement et en abondance sur l’aster maritime. ce sont les deux seules punaises récoltées sur cette plante. aucune punaise n’a été observée sur le t r i g l o c h i n maritime. 100-101 • melanotrichus rubidus (puton, 1874) c’est la troisième espèce halo-phile de lorraine. elle est signalée en bord de mer et dans les ter-rains salés de l’intérieur . elle est largement distribuée en europe. en france elle est présente sur le littoral et en lorraine. il est à noter que cette espèce a été décrite à partir de spécimens de lorraine par a. puton en 1874. elle a été trouvée sur tous les sites prospectés où les salicornes sont présentes. larves et adultes ont été très abondants durant toute la période de l’étude (mai - octo-bre) et n’ont été observés que sur la salicorne. la zone 2 est moins originale mais tout aussi intéressante car elle héberge l’essentiel de la diversité du milieu et notamment plusieurs espèces peu connues. en fonction d’un gradient allant de la zone 1 vers la 3 nous pouvons distinguer plusieurs groupes de punaises : 2 - espèces caractéristiques de la zone intermédiaire (zone 2) melanotrichus rubidus en lisière de la zone 1, pous-sent les “chénopodes”, le jonc de gérard, l’aster maritime et le triglochin maritime. sur les “chénopodes” (chenopo-dium et atriplex) on rencontre piesma quadratum qui est la seule espèce nettement halophile de la zone 2. elle est très abon-dante et vit en compagnie d’un autre piesma : p . macula-tum, non strictement halophile et beaucoup moins abondant. cette population d’espèces de la famille des piesmatidés est tout à fait comparable à celle de la famille des saldidés : une niche écologique partagée par des espèces proches appartenant à la même famille voire au même genre. notons enfin la présence sur les “chénopodes” de melanotrichus flavosparsus.  en s’éloignant un peu de la zone 1 les graminées sont plus fréquentes. c’est là que l’on trouve l’essentiel des espèces de la famille des nabidés, certaines au sol comme stalia boops, la plupart des autres dans les herbes. les nabidés étaient parti-culièrement abondants en juillet à basse-récourt, dans un mélange de graminées et de cypéracées. podops inuncta se rencon-tre également à ce niveau, ainsi que systellonotus triguttatus et tytthus pyg-maeus. enfin lorsqu’on se rapproche de la zone 3, les graminées dominent nettement et des punaises que l’on rencontre dans beau-coup de prairies lorraines prennent le relais. trygonotylus coelestialium est la plus fréquente et semble être la seule avec peut être stenodema calcaratum à vrai-ment vivre dans ce milieu. toutes les autres (aelia, notostira, leptopterna etc) pullu-lent dans les prairies voisines mais sont exceptionnellement capturées dans les zones salées. • piesma quadratum (fieber , 1844) c’est une espèce halophile qui se développe dans les zones mariti-mes sur sol salé. elle est associée à plusieurs espèces de chénopo-diacées. en france elle est très commune sur tout le littoral, mais très rare ou absente ailleurs. en lorraine, elle a été récoltée sur 5 des sites de l’étude. elle a été présente de mai à octobre) et observée surtout sur salicorne, mais était abondante sur d’autres chénopodiacées (chenopodium ou atriplex). c’est donc une espèce halophile dont la répartition est à rapprocher de celles d’h. lateralis, s. pilosella et m. rubidus. piesma quadratum</Page><Page Number="55">102-103 • nabis lineatus dahlbom (1851) elle affectionne les stations en permanence très humides : marais d’eau douce ou sau-mâtre… elle chasse sur les joncs, carex, roseaux souvent à la base de ces plantes (péricart, 1987). elle est assez fréquente au sud de l’angleterre et des pays-bas mais assez rare ailleurs et plutôt localisée (péricart, 1987). elle n’avait à priori jamais été signalée en lorraine. elle a été récoltée sur 3 sites au mois de juillet et début août. • stalia boops (schiodte, 1870) elle n’a pas de préférence nette et se ren-contre aussi bien dans les lieux secs et chauds (dunes…) qu’humides (prés humi-des, sphaignes …). elle vit près de la sur-face du sol entre les tiges de graminées. elle semble rare et dispersée partout mais est rarement récoltée du fait de son mode de vie. sa répartition reste à préciser . un seul exemplaire a été trouvé, au pied de graminées, à blanche eglise le 17/10/98 et c’est ainsi la deuxième espèce nouvelle pour la lorraine. parmi les espèces de punaise, la famille des gerridés, comporte ici de nombreuses espè-ces du genre gerris (“araignées d’eau”, “patineurs”, “ciseaux”…). l’espèce domi-nante est nettement g. thoracicus (présent à peu près partout), réputée assez ubi-quiste et très mobile, elle est accompagnée souvent de g. odontogaster, et parfois du très commun g. lacustris. on peut noter la présence d’espèces moins communes telles que g. paludum, g. argentatus et surtout g. lateralis. parmi les autres punaises à forme de gerris, les hebrus trouvés restent difficiles à déterminer , seul h. pusillus peut être confirmé. ces minuscules punaises ont été récoltées dans les herbes semi-immergées du bord des mares et fossés. parmi les punaises franchement aquatiques 28 espèces ont été mises en évidence, ce qui est tout à fait intéressant par rapport aux 50 espèces connues pour la lorraine. a côté d’ubiquistes tels que la nèpe cen-drée nepa cinerea, la rânatre ranatra linearis, le naucore ilyocoris cimicoides, et la petite plea leachi, apparemment assez indifférents à la salinité de l’eau, les don-nées les plus remarquables concernent les notonectes et les corixes. en s’éloignant encore du cœur salé, la végétation devient plus banale et avec elle son cortège de punaises. c’est une zone riche en espèces mais sans grande originalité. mis à part pyrrhocoris apterus qui semble ici inféodé à la guimauve officinale et quel-ques espèces de la famille des miridés (phytocoris et adelphocoris) qui vivent sur la pulicaire dysentérique (petite plante jaune de la famille des marguerites) les autres espèces attestent d’une banalisation du milieu. en ce qui concerne les punaises aquatiques… 3 - espèces de la zone 3 trois notonectes fréquentent les sites étudiés. si la notonecte glauque notonecta glauca est l’espèce la plus commune comme partout en lorraine, l’espèce la plus caractéristique semble être la notonecte verte n. viridis, présente également dans tous les sites, parfois presque aussi abondante que la notonecte glauque, pas fran-chement halophile, mais cependant particulièrement bien représentée dans les milieux saumâtres. enfin la notonecte maculée n. macu-lata est présente çà et là. notonecte verte parmi les corixes, dont les pattes antérieures spécialisées leur per-mettent de racler la pellicule de matière organique (fins débris, bactéries, champignons, organis-mes unicellulaires…) qui recouvre les végétaux et tous les supports immergés, plusieurs espèces sont intéressantes. tout d’abord, 3 espèces de corixa se rencontrent ; c. panzeri est aussi fréquente que la très com-mune c. punctata, dans pratique-ment tous les sites, or , il s’agit d’une espèce rare, et souvent liée aux eaux saumâtres, ce qui expli-querait son abondance dans les sites salés de la seille. une troi-sième espèce, assez peu com-mune et surtout présente dans le nord-est de la france, c. dentipes, a été capturée. corixa panzeri</Page><Page Number="56">en conclusion pour les punai-ses, on peut retenir ceci : une liste très intéressante d’espèces, diversifiée, surtout au regard de la petite taille des biotopes étudiés. deux punaises aquatiques à tendance halophile notonecta viridis et sigara lateralis se trouvent en particulièrement grande abondance et sem-blent donc former un “noyau” caractéristique de nos milieux salés lorrains. parmi les punaises terrestres 4 espèces sont liées strictement aux milieux saumâtres : • melanotrichus rubidus sur la salicorne, • piesma quadratum sur l’arroche couchée, • halosalda lateralis et saldula pilosella dans les vases salées, et une autre de façon moins stricte : • agramma laetum sur le jonc de gérard. 104-105 parmi les diverses sigara, la plus caractéristique, présente dans tous les sites, parfois en nombre ahurissant, est s. lateralis. connue pour être particulièrement abon-dante dans les sites saumâtres côtiers (mais pas exclusivement), elle est un élément caractéristi-que des eaux salées de lorraine qui abonde dans toutes les mares et fossés. le genre voisin hesperocorixa est représenté ici par deux espèces communes en lorraine, h. linnaei étant omni-présente, tandis que h. sahlbergi est exceptionnelle. enfin parasigara concinna, une espèce peu commune, surtout présente dans le nord et l’est de la france, mais aussi assez fré-quemment dans les milieux sau-mâtres (estuaires) a été trouvée. elle est un élément remarquable de nos eaux salées. 129 espèces ont été collectées dont 64 franchement aquatiques et 65 terrestres, souvent cependant liées aux zones humides. sur ce total, 13 sont typiquement halophiles. en l'absence d'un catalogue récent des coléoptères de lorraine les données collectées pour l'établissement des catalogues alsaciens (parus ou en préparation) servent aux comparaisons avec des milieux non salés ou avec les milieux salées du secteur des potasses d’alsace. les descriptions qui suivent ne proposent pas de nom français car ceux-ci n’existent tout simplement pas sous une forme reconnue par tous.  les coléoptères (insectes à carapace dure, carabes…) espèces halophiles collectées famille des carabidae, les carabes • le bembidion très petit bembidion minimum (fabricius, 1792). cette espèce n'est pas signalée comme halophile dans la littérature française. en fait elle est surtout côtière, s'avance dans l'intérieur des terres mais se retrouve halophile plus à l'est (lorraine, potasses d'alsace, europe centrale) bembidion très petit pogone à élytres jaunes pogone bronzé • le pogone à élytres jaunes pogonus luridipennis (germar , 1822). espèce strictement halophile, classique des vases salées des salines de lorraine. elle est accompagnée, sur ces vases salées, du très abondant bembidion (notaphus) varium, non halophile mais tolérant. • le pogone bronzé pogonus chalceus (marsham, 1802). strictement halophile. n'était pas encore signalé de lorraine, alors qu'il représente le genre dans les potasses d'alsace. certainement plus rare que p . luridipennis.</Page><Page Number="57">• l’hydropore parallelogramme hygrotus (coelambus) paralle-logrammus (ahrens, 1812). très peu d'espèces de dytiques sont strictement halophiles dans nos régions. c. parallelogrammus a été trouvé dans des milieux non salés, bien que, dans la région, il semble nettement halophile, et semble être le seul de sa famille spécifique de ces milieux. par ailleurs les dytiques montrent souvent une très grande tolérance aux milieux salés, et les collectes ont donné de nombreuses espèces qui sont aussi classiques des milieux doux (détails, voir plus loin). 106-107 anisodactylus poeciloides • l’anisodactyle anisodactylus poeciloides (stephens, 1828). cette assez grosse espèce est présente dans de nombreux sites salés continentaux, mais proba-blement peu abondant. • l’acupalpe élégant acupalpus elegans (dejean, 1829). petite espèce discrète, nettement halophile (présente dans le sec-teur des potasses). • l’ochtébie méridionale ochtebius meridionalis (rey, 1885) espèce strictement halophile, souvent abondante, signalée dans la littérature ancienne sous le nom erroné de o. marinus payk. (espèce littorale). famille des dytiscidae, les dytiques famille des hydraenidae, les hydraenidés • l’enochrus halophile enochrus halophilus (bedel, 1878) parfois rabaissée au rang de forme d'eau salée d'e. quadri-punctatus herbst, cette espèce est moins abondante que la sui-vante. de plus, contrairement à ce que pourrait faire penser son nom, elle fréquente des eaux nettement moins salées qu'e. bicolor. • l’enochrus bicolore enochrus bicolor (fabricius, 1792). e. bicolor est l'espèce strictement halophile la plus abondante. c'est pratiquement la seule espèce à fréquenter les milieux les plus salés, où elle peut pulluler , en lorraine comme dans d'autres stations salées. a signaler qu'elle est aussi présente dans le secteur des potasses d'alsace. hydropore parallelogramme ochtébie méridionale enochrus bicolore famille des hydrophilidae, les hydrophiles • bledius germanicus (wagner , 1935) plusieurs espèces de staphylins fouisseurs appartenant au genre bledius sont signa-lées dans la littérature. la seule espèce col-lectée est b. germanicus. ces insectes sont souvent accompagnés de carabe du genre dyschirius. dyschirius chalceus, halophile, a effectivement été cité de lorraine mais la littérature récente le signale en forte régression, ce qui peut expliquer son absence des inventaires présents. • brachygluta helferi (h. m. schmidt, 1836) espèce halophile, capturée dans les fentes d'argile à lezey. • l’hétérocère obsolète heterocerus obsoletus (curtis, 1828). plusieurs espèces halophiles sont ancienne-ment signalées de lorraine. seul h. obsole-tus a été retrouvé sur les vases salées de blanche-eglise. famille des staphylinidae, les staphylins famille des heteroceridae, les hétérocèridés</Page><Page Number="58">108-109 • cyclodinus (anthicus) humilis (germar , 1824) cette petite espèce est beaucoup moins abondante que dans le secteur des potasses, où elle affectionne les tapis bas de végétaux de la famille des chénopodes (atriplex sp.), pratiquement absents sur les sites lorrains visités. ont ainsi été mises en évidence 19 nouvelles espèces de coléoptères, parmi lesquelles 3 espèces halophiles (le carabidé dyschirius chalceus, le scarabéidé atholus praetermis-sus et le malachiidé malachius strangula-tus), et 2 autres carabidés remarquables (amara tibialis et harpalus progrediens). parmi les coléoptères remarquables, le carabe halophile anisodactylus poeciloides a été trouvé dans 3 nouvelles stations et confirmé dans la seule où il avait été cap-turé auparavant. les stations étudiées l'ont été à des degrés très variés (temps passé et nombre de pas-sages, dates, possibilités d'échantillonner offertes par l'état des lieux, etc) et une comparaison rigoureuse est évidemment impossible. cependant il est possible de faire apparaître le plus ou moins grand intérêt de certaines par rapport à d'autres. le tableau ci-dessous fera le point sur le nombre de données et d'espèces collectées dans les 6 principales stations (plus de 20 données). famille des anthicidae, les anthicidés stations données total espèces halophiles (nombre de passages) totales espèces aquatiques (dont terrestres) • lezey, basse-récourt (9) 89 36 18 11 (7) • lezey, mare (saline) (5) 87 46 32 4 (0) • blanche-eglise (9) 144 47 36 7 (4) • marsal, douves village (3) 27 20 18 4 (1) • marsal, grands prés (1) 24 23 12 3 (2) • vic-sur-s., pré léo (4) 53 36 25 6 (3) • vic-sur-s., grange fouquet (7) 81 35 30 4 (1) • vic-sur-s., bras mort seille (2) 25 21 19 2 (0) • juvelize, ruisseau (4) 53 39 22 2 (0) une station se détache très nettement par le nombre et la variété des espèces halophiles collectées: celle de basse-récourt à lezey. c'est en effet la seule qui montre à la fois des fossés et mares salées et des glacis d'argile salée suffisamment étendus pour que la faune halophile terrestre soit variée et donc facile à mettre en évidence.  les lépidoptères (papillons) les 7 microlépidoptères découverts par j.m. courtois correspondent aux plantes halophiles suivantes : • sur scirpe maritime, bactra robustana christoph, 1872 ; • dans le pré à jonc de gérard, coleophora adjunctella hodgkingso, 1882 ; • sur aster maritime, scrobipalpa salinella zeller et bucculatrix maritima stainton ; • dans les zones à atropis distant, agriphila selasella hubner , 1813 ; • sur les salicornes, coleophora salicorniae heinemann &amp; wocke • et sur triglochin maritime, phalonidia vectisana humphrey &amp; westwood, 1845. depuis aucune autre espèce halophile n’a été trouvé et ces espèces n’ont pas, pour l’instant, fait l’objet de suivis spécifiques. sur les sites du csl par contre des inventai-res complémentaires ont été réalisé, por-tant à 83 le nombre d’espèces de papillons observés sur ces sites, sans pour autant découvrir d’espèces remarquables. la plupart des espèces étudiées furent des papillons nocturnes, chez qui la diversité d’espèces est plus grande et aurait donc pu offrir potentiellement plus de raretés. il est clair que c’est sans doute dans les micro-lépidoptères que des découvertes seraient à réaliser , mais cela nécessite un travail important de recherche avec une grande difficulté de détermination des espèces. citons cependant dans les prairies humides à rumex de la vallée, la présence du très beau et protégé cuivré des marais lycaena dispar l. cuivré des marais</Page><Page Number="59">110-111  les diptères (moustiques et mouches) pour la famille des cératopogonidés ; l’étude a permis de récolter 2569 cératopogonidés issus de 21 prélèvements de sols ramenés au laboratoire. l'examen de ce matériel a permis de déterminer 26 espèces appartenant respectivement aux genres culicoides (18), dasyhelea (3), bezzia (2), palpomyia (1), mallochohelea (1) et atrichopogon (1).  les hyménoptères formicidés (fourmis) sur les 2 sites prospectés a été découvert en 2005 la fourmi du sel myrmica salina, portant à 3 le nombre de stations connues en lorraine pour cette espèce.  les arachnides (araignées) la totalité des données sur les araignées sont nouvelles: 1925 individus collectés, 52 espèces, 3 considérées comme halophiles et 2 autres rares. quatre espèces signalées dans des études antérieures n'ont pas été retrouvées. le nombre total d'espèces inventoriées à ce jour sur ces sites, passe de 14 à 30. le genre culicoides est avec 22 espèces, le plus représenté (2 espèces sont nouvelles pour la faune de france). six de ces espè-ces sont connues pour être essen-tiellement halophiles. deux d'en-tre elles au moins (c. riethi et c. salinarius) montrent une tolé-rance pour des biotopes moins saumâtres. presque toutes les autres espèces du genre, ainsi que celles des genres palpomyia et mallochohelea, habituellement des eaux douces, font preuve, par leur présence, d'une certaine halo-tolérance. le nombre relativement élevé de spécimens de c. brunnicans et de c. vexans, permet d'apporter des données intéressantes sur leur bio-tope, peu ou mal connu à ce jour . deux des trois espèces du genre dasyhelea (d. europaea et d. tur-ficola) ont déjà été trouvées dans des biotopes similaires à ceux étu-diés, il semble donc que ces deux espèces soient essentiellement halophiles. une des espèces du genre bezzia (b. fuliginata) trouvée à plusieurs reprises dans des biotopes alsa-ciens non salés fait preuve d'une grande tolérance. il est de qualifier l’écologie de la presque totalité des espèces cap-turées au filet à l'exception toute-fois de stratiomys equestris et oxycera trilineata (stratiomyiidés) pour lesquelles un grand nombre de larves ont été observées dans certains prélèvements, et dont l'émergence des adultes a été obtenue au laboratoire. il serait utile d’approfondir ces études, voire sur d’autres diptè-res, ainsi que de mieux connaître le rôle que peuvent avoir les espè-ces hématophages sur le bétail, abondant sur ces sites. parmi les culicidés, on trouve 3 espèces fortement halophiles, aedes caspius, a. dorsalis et a. detritus. les deux derniers sont des halobiontes très stricts. seuls les amphipodes et isopodes aquatiques (représentés seulement par 3 espèces) ont été identifiés pour l’instant. des isopodes terrestres (cloportes) ont été récoltés mais non déterminés. un faible nombre d’espè-ces a été rassemblé et il est probable que l’inventaire en soit encore très incomplet. par ailleurs, des échantil-lons de plancton ont été récoltés en 1995 dans les sites possédant des bio-topes aquatiques conséquents, les-quels contiennent des crustacés cladocères, ostracodes et copépodes. les cladocères (daphnies) devraient être identifiés dans un proche avenir , mais le travail est long et fastidieux. la détermination des autres groupes exigera les services de spécialistes. les 3 espèces halophiles sont 2 araignées-loups (lycoses) ; arctosa fulvolineata et pardosa purbeckensis et une de la famille des theridiidés, enoplognatha schaufussi.  les crustacés l’étude de cette classe d’arthropodes a été abordée de façon limitée. aedes detritus artemia salina crustacé emblématique des mares salées, disparu de lorraine.</Page><Page Number="60">conclusion en terme uniquement de nombre, la biodiversité liée au sel dans le pays du saulnois est donc bien, comme dans tous les milieux, liée avant tout aux invertébrés, base essentielle de tous les écosystèmes. ces prospections initiées par le conservatoire des sites lorrains et le parc naturel régional de lorraine, ont permis d’obtenir un grand nombre de donnée (plu-sieurs milliers, concernant près de 500 espèces d’arthropodes). c’est à la fois beaucoup et peu : • beaucoup, car il y a peu de milieux naturels en lorraine, pour lesquels un inventaire aussi large des arthropodes ait été réalisé, en peu de temps et en partant d’une connaissance quasi-nulle de la faune des biotopes salés de lorraine. • peu, car il est évident que seule une partie du voile est levée; en effet, ce n’est que pour quelques rares petits groupes que notre connaissance commence à être plus ou moins complète (odonates, hétéroptères aquatiques, orthop-tères) ; pour d’autres, si elle com-mence à être substantielle, elle n’en est pas moins encore plus ou moins largement incomplète (araignées, hétéroptères terres-tres, coléoptères, diptères); pour beaucoup de groupes enfin, notre ignorance est encore totale (acariens, crustacés, myriapodes, insectes “aptérygotes”, neurop-tères, hyménoptères par exem-ple) sans parler des invertébrés non arthropodiens ! si l’on peut se réjouir du travail accompli, la tâche reste immense pour inventorier le monde du vivant. avant de prétendre bien gérer les écosystèmes, il faut avoir une bonne connaissance des peu-plements qui les constituent, préalable indispensable à toute compréhension de leur fonction-nement. les inventaires, loin d’être d’inuti-les catalogues qui n’intéressent qu’une poignée d’initiés, consti-tuent en fait la première et incon-tournable étape de la gestion véritable et durable d’un milieu. cette étude va dans le sens des inventaires floristiques, algologi-ques ou ornithologiques déjà effectués sur les terrains salés de lorraine. elle montre s’il en était encore besoin que ce sont des milieux extrêmement originaux, très riches en espèces et dont la valeur patrimoniale est indénia-ble. ce sont des biotopes vulnéra-bles mais dont la conservation est facilitée par de faibles superficies. ils se comportent probablement, un peu comme des milieux “insu-laires” peu nombreux et disper-sés. afin de faciliter les échanges entre les populations d’insectes qui les peuplent il est donc néces-saire d’en conserver le plus grand nombre et de ne pas négliger ceux qui peuvent paraître les moins riches. tableau récapitulatif général les résultats de ces inventaires, présentés en annexe sous forme de tableaux de synthèse et de listes d’espèces, font apparaître 396 espèces d’insectes recensées. si la majorité est tolérante au sel, 30 espèces, vivant exclusivement dans les milieux salés, peuvent être qualifiées d’halophiles strictes, ou halobiontes, 6 autres étant des espèces caractéristiques des milieux saumâtres, sans être des halophiles strictes. pour les araignées (52 espèces identifiées), 3 espèces se révèlent également liées au sel. conclusion • 112-113 nombre nombre de nombre nombre d’espèces familles et noms d’espèces d’espèces par ordre des principales par famille halophiles familles précisée • araignées 52 11 familles 52 3 lycosidae 17 2 theridiidae 8 1 • odonates 26 8 familles 26 • ephémèroptères 1 baetidae 1 • orthoptères 21 5 familles 21 [1] acrididae 10 • hétéroptères 103 11 familles 75 4 [1] terrestres et amphibies 32 1 miridae 2 1 piesmatidae 6 2 saldidae 28 [2] 9 familles aquatiques 11 [1] corixidae • trichoptères 2 limnephilidae 2 1 • coléoptères 181 dont 107 terrestres pour 18 familles carabidae 51 6 staphylinidae 24 2 diverses autres terrestres (15 familles) 32 4 dont 74 aquatiques pour 7 familles dytiscidae 29 1 hydrophilidae 32 2 diverses autres aquatiques (5 familles) 13 1 • diptères 62 culicidae 20 3 ceratopogonidae 30 6 [1] diverses autres à larves aquatiques (4 familles) 12 1 • totaux 396 insectes / 34 [5] 52 araignées</Page><Page Number="61">114-115 un patrimoine riche de lendemains ; 5 - un patrimoine du passé, malmené mais à l’avenir riche de lendemains 5 connu depuis longtemps des naturalistes locaux, la vallée de la seille a fait l’objet de nombreux travaux scientifiques qui, au fil du temps, l’ont fait reconnaître comme un site d’intérêt national et international. fiches zones naturelles d’intérêt ecologique faunistique et floristique : • 0012/0014 : marais de château salins • 0012/0013 : marais de lezey • 0012/0034 : la grande vanne • 0012/0035 : plaine de marsal • 0012/0045 : marais salé de la grange fouquet • 0012/0046 : prairies salées de ley et juvelize • 0012/0047 : marais salés de lezey • 0012/0048 : prairies salées de la vallée de la petite seille • 0012/0049 : sources et prairies salées de la vallée de la seille • 0012/0050 : les rayeux et la haie du sorbier • site ens 120 / fiche enr 57-098 : marais de la grange fouquet (vic sur seille) • site ens 121 / fiche enr 57-099 : le pré léo (vic sur seille et moyenvic) • site ens 122 / fiche enr 57-100 : prairies salées de la petite seille (lubécourt, amélécourt, gerbécourt, puttigny et château-salins) • site ens 123 / fiche enr 57-101 : marais de château salins (château salins et salonnes) • site ens 124 / fiche enr 57-102 : la basse-récourt (lezey et xanrey) • site ens 125 / fiche enr 57-103 : l’étang hamant (blanche eglise et val de bride) • sites ens 126 et 128 / fiche enr 57-104 : les grands roseaux (marsal, haraucourt sur seille et saint médard) • site ens 127 / fiche enr 57-105 : pré de besbornes et salées eaux (lezey, juvelize et ley) ainsi, l’ensemble du site de la vallée de la seille a été inscrit en znieff (zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique) de type ii en 1982, puis, de 1982 à 1985, les prés salés de la seille et de ses affluents ont également été inscrits à l’inventaire des znieff de type i pour 10 zones plus ponc-tuelles. tous ces sites sont reconfirmés dans leurs intérêts par la modernisation des znieff en 2006. la révision des sites ens du département de la moselle a ensuite transformé en 2005 3 de ces sites ne faisant pas encore l’objet de protection comme sites prioritaires du département. les autres zones halo-philes sont requalifiées également en zone d’intérêt. en 1993, un programme acnat (action communautaire pour la nature) reconnaît sa valeur internationale et permet au conservatoire des sites lorrains et au parc naturel régional de lorraine de protéger un grand nombre de site. cette reconnaissance internationale se poursuit avec la mise en place du réseau européen natura 2000 sur le site et sa dési-gnation en site d’intérêt communautaire de la directive habitats. en 1992, parmi les espaces naturels sensibles de la moselle, 9 sites furent désignés comme prioritaires. lors de la rédaction de fiches espaces naturels remarquables, ces mêmes sites furent présentés à travers 8 fiches : aaa 5.1 une reconnaissance nationale et internationale de leur valeur</Page><Page Number="62">116-117 carte des périmètres</Page><Page Number="63">118-119 5 au cours du 19 e siècle, de nombreux travaux de curage ont été réalisés et les demandes de recalibrage se sont faites de plus en plus pressantes. de lourds travaux de rectification du cours de la seille ont été conduits antérieurement à 1830 dans le secteur de blanche eglise et en 1890 pour la partie mulcey-chambrey. plusieurs anciens méandres de la vieille seille ont été recoupés et sont encore présents à vic-sur-seille, saint-médard et lindre-basse. les causes de destruction de ces habitats sont : les plus anciennes cartographies des sources salées (fin du 19 e siècle) mettaient en évidence des zones salées à vic-sur-seille, moyenvic, marsal et lezey (brunotte, 1896). parmi les sources salées de vic-sur-seille et moyenvic, beaucoup ont été fortement dégradées et celle qui se situait sur le grand parc à vic-sur-seille a défi-nitivement disparu. quant au marais de moyenvic, son existence est toujours perceptible, mais il est très fortement dégradé notamment par la station de lagunage. pour une surface initiale en 1896 de 52 ha répartis en 5 secteurs, il ne subsiste en 2001 que 23 ha en 4 sites. ces dégradations des secteurs halophiles sont à mettre en relation avec l’intensifi-cation des pratiques agricoles et l'assèche-ment des prairies consécutif à la création de fossés de drainage de plus en plus profonds (blanche eglise et guéblange-les-dieuze). localement, la création de plans d’eau se fit au détriment de prés salés à jonc de gérard (4 plans d’eau). enfin, localement, le reprofilage de fossés et le remblaiement de mares engendra la disparition de groupements d’eau saumâtre comme à ley et lezey où le petit réseau de mares disparut dans les années 1990. en 2002, une étude a été réalisée sur l’évolution de l’occupation du sol pour les secteurs de marsal à salonnes (seille) et de château salins à salonnes (petite seille) (mony et muller, 2002). cette étude démontre la disparition de 33 % des habitats halophiles entre 1967 et 2000 passant d’une surface de 430 ha à 270 ha (cf annexes). • en premier lieu, le drainage qui a conduit à la disparition de 85 ha de prairies salées alors transformées en prairies non salées et intensives, • en second lieu, la création de plans d’eau qui s’est faite à 92 % sur des prairies salées ennoyant 28 ha (marsal, château salins et amélécourt). aucun plan d’eau n’était pré-sent en 1967. • puis la mise en culture pour 24 ha, • la construction de routes et infrastructures sur 22 ha, • et la colonisation des prairies salées par le roseau, notam-ment en cas d’abandon des parcelles, est assez forte avec 21 ha, dont une grande partie pour le marais de la grange fouquet à vic-sur-seille. en complément de la disparition de prairies salées, il faut noter la fragmentation de plus en plus forte du paysage, rompant les corridors écologiques nécessaires a bon fonctionnement du réseau halophile. aaa 5.2 l ’évolution historique des milieux naturels cartes de régréssion des milieux (années 1967 et 2000) 1967 2000</Page><Page Number="64">120-121 5 aaa 5.3 de nombreuses actions de conservation déjà engagées la protection des sources et prés salés de la vallée de la seille a été initiée dès 1989 par le conservatoire des sites lorrains (csl) et le parc naturel régional de lorraine (pnrl) avec des acquisitions et des conventions agricoles sur le site dit du “pré léo”. cette protection s’est poursuivie par le biais d’un programme européen acnat (actions communautaires pour la nature). de 1993 à 1997, le programme acnat prés salés et les mesures agri-environnementales conjointement mené par le pnrl et le csl, ce programme s’est traduit par l’acquisi-tion (via la safer lorraine) de 125 ha répartis sur 8 des sites reconnus d’intérêt prioritaire. ils correspondent aux secteurs les plus salés de la vallée de la seille, soit les zones d’émergences des sources. ces sites sont ceux de l’etang hamant (12,62 ha), le paquis des oies (28,09 ha), les grands roseaux (21,88 ha), le pré léo (30,64 ha), la petite seille (21,36 ha), l’ancienne saline (16,96 ha), les salées eaux (13,75 ha) et les malaquits (ha). l’élaboration d’un plan de gestion pour ces 8 secteurs protégés ainsi que la réalisation d’expertises biologiques ont permis d’as-seoir la gestion de ces sites sur une base scientifique de qualité. en accompagnement de ces actions ponc-tuelles, et par le biais d’un partenariat étroit avec la profession agricole, un programme de mesures agri-environnementales a été mis en œuvre. cinq contrats ont été proposés en tout permettant la gestion extensive de 510 ha de prairies : bilan au mois d’août 2002 : 23 cte ont été signés avec 397 ha en réduction de fertilisation azo-tée et 224 ha en retard de fauche. les résultats obtenus sont très satisfaisants. une deuxième vague de contractualisation devait être lancée en automne 2002 pour une mise en œuvre des contrats en 2003, malheureuse-ment les cte ont été suspendus. leur remplacement par les contrats d’agriculture durable (cad) a été réalisé courant 2004 et en 2007, de nouvelles mesures agri-environnementales territo-rialisées se voient appliquer sur la zone natura 2000. les suivis de la composition et de la struc-ture des groupements végétaux halophiles par le laboratoire de phytoécologie de l’université de metz (mony , 1998) ont montré que la diversité floristique a été favorisée par l’extensification des prati-ques de fauche. entre 1998 et 2000, des acquisitions com-plémentaires le conservatoires des sites lorrains a pour-suivi l’acquisition de prés salés soit 19 ha répartis sur 5 sites. des inventaires entomo-logiques ainsi que des mesures de salinité des différentes sources ont également été réalisés. 2001 : création du cte collectif du saulnois “prairies remarquables de la seille” la mise en œuvre des contrats territoriaux d’exploitation (cte) a permis de poursuivre les actions de préservation entreprises jusqu’alors. le cte collectif du saulnois a eut pour maître d’ouvrage la communauté de communes du saulnois. dans la limite des mesures accessibles dans le catalogue départemental, les cahiers des charges du cte collectif ont été élaborés dans le souci de faire correspondre au mieux les exigences de gestion avec la nature des milieux à préserver . pour guider les agriculteurs dans le choix des cahiers des charges qui leur permettent de préserver les richesses écologiques de leurs parcelles sans remettre en cause leur système fourrager , le parc naturel régional de lorraine, le conservatoire des sites lorrains, la chambre d’agriculture de la moselle et l’adasea 57 apportent un conseil individuel; il se matérialise par une visite chez l’exploitant, un diagnostic envi-ronnemental et un diagnostic de faisabilité agricole. les propriétés du conservatoire des sites lorrains bénéficient d’un cahier des char-ges maximal calé sur les mesures recom-mandées pour les prairies halophiles : pas de fertilisation et fauche après le 30 juin. aaaa 5.3.1 la préservation des milieux naturels type de engagements surface contrat contactualisée a1 fauche à partir du 1 er juillet, 45 ha fertilisation limitée à 30n, 15p , 15k a2 fauche à partir du 15 juin, 130 ha fertilisation limitée à 30n, 15p , 15k a3 fauche à partir du 1 er juin, 122 ha fertilisation limitée à 60n, 30p , 30k b pâturage exclusif et raisonné, 134 ha piétinement évité, fertilisation limitée à 30n,15 p ,15k c contrat spécifique aux parcelles gérées par le 77.5 ha c.s.l : fauche à partir du 1 er juillet fertilisation organique ou minérale interdite (0n, 0p , 0k) a cela s’ajoutent 12 ha de cultures reconverties en prairies.</Page><Page Number="65">122-123 ressource essentielle et omniprésente ayant forgée le paysage et l’histoire humaine de la vallée, la préservation de cette ressource a elle aussi fait l’objet de nombreuses actions. la directive nitrates la zone natura 2000 fait partie de la zone vulnérable de la seille. la directive nitrates est une régle-mentation qui s’applique sur : • les bassins versants des captages dont la teneur en nitrates approche ou dépasse 50 mg/l • les bassins versants des eaux superficielles présentant des signes d’eutrophisation. sur ces zones, les agriculteurs doivent respecter un programme d’actions formalisé au niveau mosellan par l’arrêté n 2002/ddaf/3-001 en date du 15 janvier 2002. le programme ferti-mieux une opération ferti-mieux est en préparation sur la zone vulnéra-ble. sous responsabilité d’un comité technique et de pilotage multipartenarial, l’opération ferti-mieux se fixe pour objectifs de : • faire changer les pratiques agricoles pour limiter les risques de pollution sans toucher au revenu des agriculteurs. • sensibiliser et informer sur la pollution des eaux : phénomènes, enjeux. • créer une dynamique locale, agricole et non-agricole, pour que l’agriculture se fasse connaître comme partenaire de l’eau. l’opération débute par un audit qui permet de cerner les enjeux, la sensibilité du milieu, les prati-ques à améliorer , une stratégie et un programme d’actions. la stratégie et le programme d’actions sont mis en œuvre après accord du comité technique et du comité de pilotage. la préservation et l’amélioration de la qualité des eaux de la seille passe également par la restauration des qualités physiques du cours d’eau. ainsi c’est récemment mis en place un projet de “renaturation de la seille et de ses affluents”. ce programme se fixe pour objectif l’amélioration générale de la qualité de l’eau et du milieu physique de la seille. cette rivière n’est plus naturelle depuis plus d’un siècle dans sa partie amont, de lindre-basse à chambrey ; elle a été canalisée pour rendre plus rationnelle l’exploitation des terrains qui la bordent. elle est devenue une sorte de “super fossé” le plus sou-vent non bordé d’arbres, ce qui la rend invisible aux yeux des visi-teurs. seuls quelques méandres de son ancien cours restent balisés par une végétation rivulaire. c’est une rivière qui inonde régu-lièrement sa vallée (en automne et au printemps) mais qui pré-sente en été un débit insuffisant pour lessiver les excès de pollutions qui proviennent des activités humaines : agriculture, piscicul-ture, industries, vie domestique. le projet de renaturation propose des solutions de deux types : • des solutions hydrauliques clas-siques qui visent à améliorer la circulation de l’eau : évacua-tion d’encombres, curage de lits annexes pour faciliter l’écoulement des crues, créa-tion d’épis pour limiter locale-ment la sape des berges. • des solutions végétales plus originales qui poursuivent un triple objectif : la plantation de végétation basse (bouturage), de végétation moyenne (haies) et de végétation haute (arbres de haut jet) doit consolider les berges en maintenant les terres, absorber une partie des nitrates présents dans l’eau grâce à leurs racines et limiter l’ensoleil-lement du lit grâce à l’ombre procurée de manière à réduire la prolifération des algues et plantes aquatiques et augmen-ter la teneur en oxygène dis-sous dans l’eau de la seille. le programme leader le programme leader est un projet de développement rural durable. porté par les acteurs locaux des pays du saulnois et de sarrebourg, il contribue à finan-cer des actions de valorisation et de préservation de la ressource en eau. le pmpoa et le pmplee le plan de maîtrise des pollutions d’origine agricole (pmpoa) est un programme qui se fixait comme objectifs : l’amélioration des con-ditions de stockage des effluents d’élevage, l’étanchéification des lieux de production et de stockage et l’amélioration de la gestion des effluents d’élevage dans l’objectif de réduire les risques de pollution par les effluents d’élevage (fumier, purins et lisiers). ce programme était financé par l’etat, l’agence de l’eau et les collectivités territoriales. les exploitations de plus de 70 ugb avaient obligation de se mettre aux normes (1 ugb une vache laitière). le pmpoa est remplacé par le pmplee (plan de maîtrise des pollutions liées aux effluents d‘élevage) à partir de 2003. les objectifs et les financeurs sont identiques mais le public visé est différent : tous les agriculteurs de la zone vulnérable et donc par conséquent tous les agriculteurs de la zone natura 2000 auront l’obligation de se “mettre aux normes” sous peine de se voir interdire toute aide publique. il est à noter que les communes et industries sont également concernées par un programme d’amélioration de leur système d’assainissement des eaux usées. aaaa 5.3.2 la préservation de la ressource en eau</Page><Page Number="66">annexes la richesse tant en biodiversité, qu’en espèces particulières, en patrimoine historique et culturel n’est plus à démontrer . l’intime histoire liant la découverte par l’homme de ces rares milieux naturel salés a transformé la vallée de la seille tant économiquement que physiquement. cet essor commun entre l’homme et la nature ne doit pas être interrompu et en particulier ici, tout doit être fait pour concilier les activités de l’homme à la conservation du peu qu’il reste de ce patrimoine unique en france et en europe. conclusion • 124-125 pour finir , ces plantations auront aussi pour effet de mieux matérialiser la présence de la rivière. plus de 80 % des rivières françai-ses constituent le premier élément que l’on peut remarquer lorsqu’on aborde une val-lée, c’est loin d’être le cas pour la seille. cette opération de renaturation n’est qu’un maillon d’une chaîne de mesures qui sauvera la seille. les autres maillons sont actuellement en cours d’installation : • les efforts consentis par le monde agri-cole pour ménager ces espaces sensibles que constituent les zones humides se sont traduits dans divers cte et cad. • la mise aux normes des infrastructures des exploitations agricoles pour gérer leurs rejets est en voie d’achèvement. • celle des communes est amorcée : les communes les plus importantes (dieuze, vic-sur-seille, moyenvic) sont équipées; petit à petit, les autres suivront. • les rejets industriels sont en diminution constante. • une politique de gestion des débits d’eau se met en place avec les proprié-taires des étangs les plus importants (celui de lindre en particulier) pour limi-ter les effets d’un étiage estival trop prononcé de la seille. enfin la seille et la petite seille sont retenues à partir de 2007 pour des prospections par pêches-électriques dans le cadre du suivi des masses d’eau du réseau de contrôle et de surveillance (rcs) de la directive cadre européenne sur l’eau. les données à recueillir alimenteront et consolideront les valeurs existantes mais permettront surtout de suivre l’évolution de ce milieu en vue d’y apporter une appréciation quant à l’objectif du “bon état écologique”. l’objectif du “bon état écologique“ passe par un incontournable effort de modification de l’hydromor-phologie du cours d’eau en recherchant une diversification de la structure du lit tels l’aménagement de méandres, l’alternance de séquences de zones courantes et calmes, et la restauration d’une ripisylve en adéquation avec ce type de cours d’eau. les travaux débutés en 2003 sur une dizaine de kilomètres (40 % de son linéaire), ont finis en 2005 et passe maintenant à un programme d’entretien régulier. liste d’espèces annexe n 1 • les espèces végétales remarquables annexe n 2 • les plantes de la vallée de la seille annexe n 3 • les algues de la vallée de la seille annexe n 4 • les oiseaux de la vallée de la seille annexe n 5 • les amphibiens et reptiles de la vallée de la seille annexe n 6 • les poissons de la vallée de la seille annexe n 7 • les mammifères de la vallée de la seille annexe n 8 • les invertébrés de la vallée de la seille annexe n 9 • les crustacés de la vallée de la seille annexe n 10 • liste des espèces halophiles et localisation annexe n 11 • liste des facteurs naturels et humains modifiant l’état de conservation des espèces et des milieux naturels d’intérêt cartographies annexe n 12 • cartographie des milieux halophiles et des espèces remarquables liste des annexes</Page><Page Number="67">126-127 sites d'études où les espèces furent trouvées * espèces halophiles et remarquables b-rec amel bl-eg gr-fo hara chat juve mars meda famille : ranunculaceae ranunculus baudotii •  famille : caryophyllaceae cerastium dubium •     spergularia salina •     famille : chenopodiaceae atriplex prostrata •     chenopodium chenopodioides • salicornia brachystichya •     var . vicensis • famille : malvaceae althaea officinalis •     famille : primulaceae samolus valerandi •   famille : fabaceae lotus tenuis •     famille : apiaceae bupleurum tenuissimum • oenanthe peucedanifolia • famille : asteraceae aster tripolium •     scorzonera laciniata •  famille : juncaginaceae triglochin maritimum •     triglochin palustre • famille : ruppiaceae ruppia maritima • famille : juncaceae juncus ambiguus • juncus gerardii •     famille : cyperaceae blysmus compressus • bolboschoenus maritimus •     carex distans •     carex hordeistichos •  carex otrubae •     schoenoplectus tabernaemontani •  famille : poaceae alopecurus bulbosus •    elymus athericus • puccinellia distans •     bryophytes desmatodon heimii •   brachythecium mildeanum • drepanocladus aduncus • algues diatomées • amphora coffeaeformis •   amphora holsatica •  diploneis interrupta •   navicula cincta •   navicula compressa • navicula salinarum •   navicula spicula •  nitzchia compressa •   nitzschia dippelii • plagiotropis lepidoptera • pleurosigma angulatum •  surirella striatula •   chlorophytes • enteromorpha intestinalis •  totaux par site 16 15 18 17 14 15 17 19 19 nom scientifique nom français pterydophytes fougeres equisetales preles famille : equisetaceae prêles equisetum arvense l., 1753 la prêle des champs filicales fougeres famille : aspleniaceae capilaire asplenium ruta-muraria la rue-de-muraille l., 1753 spermaphytes plantes a fleurs pinales resineux famille : pinaceae pins pinus sylvestris l., 1753 le pin sylvestre nympheales famille : nympheaceae nénuphars nuphar luteum (l., 1809) le nénuphar jaune ranunculales famille : ranunculaceae renoncules caltha palustris l., 1753 le populage des marais myosorus minimus l., 1753 la ratoncule naine ranunculus acris l., 1753 la renoncule âcre ranunculus baudotii godron, 1840 la renoncule de baudot ranunculus bulbosus l., 1753 la renoncule bulbeuse ranunculus ficaria l., 1753 la ficaire ranunculus flammula l., 1753 la petite douve ranunculus repens l., 1753 la renoncule rampante ranunculus sardous crantz, 1763 la renoncule sardonie helleborus viridis l. subsp. l'hellébore vert occidentalis (reut.) schiffen,1890 papaverales famille : papaveraceae coquelicot papaver dubium l., 1753 le petit coquelicot urticales famille : urticaceae orties urtica dioica l., 1753 l'ortie dioique juglandales famille : juglandaceae noyer juglans regia l., 1753 le noyer fagales famille : fagaceae fagacées fagus sylvatica l., 1753 le hêtre quercus petraea lieb. 1784 le chêne sessile quercus robur l., 1753 le chêne pédonculé famille : betulaceae betulacées alnus glutinosa (l., 1790) l'aulne glutineux betula pendula roth., 1788 le bouleau pendant carpinus betulus l., 1753 le charme corylus avellana l., 1753 le noisetier populus x canescens le peuplier grisard (aiton, 1804) populus tremula l., 1753 le peuplier tremblant nom scientifique nom français caryophyllales famille : caryophyllaceae cerastium dubium (bastard) le céraiste aberrant guépin, 1838 cerastium fontanum le céraiste aquatique baumgart, 1816 lychnis flos-cuculi l., 1753 le lychnis fleur de coucou spergularia marina l., 1821 la spergulaire maritime spergularia rubra l., 1819 la spergulaire rouge famille : portulacaceae portulacacées portulaca oleracea l., 1753 famille : chenopodiaceae chenopodiacées atriplex prostrata boucher l’arroche couchée ou ex dc., 1805 arroche hastée chenopodium chenopodioides le chénopode à feuilles (l.) aellen; 1933 épaisses salicornia brachystachya la passe-pierre (g.mey.) d.könig, 1960 salicornia vicensis la salicorne de vic j. duvigneaud,1983 famille : amaranthaceae amaranthe amaranthus albus l., 1753 l'amaranthe blanche polygonales famille : polygonaceae polygonacées polygomun amphibium l., 1753 la renouée amphibie polygonum aviculare l., 1753 la traînasse rumex acetosa l., 1753 l'oseille sauvage rumex crispus l., 1753 la patience crépue theales famille : hypericaceae millepertuis hypericum perforatum l., 1767 le millepertuis perfolié malvales famille : tiliaceae tilleul tilia cordata mill., 1768 le tilleul à petites feuilles famille : malvaceae mauve althaea officinalis l., 1753 la guimauve officinale violales famille : violaceae violette viola odorata l., 1753 la violette odorante salicales famille : salicaceae saule salix cinerea l., 1753 le saule cendré salix caprea l., 1753 le saule marsault salix fragilis l., 1753 le saule fragile capparales famille : brassicaceae brassicacées capsella bursa-pastoris la bourse-à-pasteur (l.) medik commune cardamine pratensis l., 1753 la cardamine des prés coronopus squamatus la corne de cerf (forssk.) asch., 1866 famille : resedaceae reseda reseda lutea l., 1753 le reseda jaune annexe n 2 : les plantes de la vallée de la seille - liste de référence - 195 espèces par : conservatoire des sites lorrains, parc naturel régional de lorraine, université de metz, serge muller, frédéric mony , pascale richard, thierry mahevas annexe n 1 : tableau de synthèses des espèces végétales remarquables et halophiles de la vallée de la seille * très commune commune assez rare rare</Page><Page Number="68">128-129 nom scientifique nom français primulales famille : primulaceae primulacées lysimachia numularia l., 1753 la lysimaque nummulaire lysimachia vulgaris l., 1753 la lysimaque commune samolus valerandi l., 1753 le samole rosales famille : rosaceae rosacées agrimonia eupatoria l., 1753 l'aigremoine eupatoire filipendula ulmaria la reine des prés (l.) maxim, 1879 potentilla anserina l., 1753 la potentille ansérine potentilla reptans l., 1753 la potentille rampante prunus avium (l., 1755) le merisier prunus spinosa l., 1753 le prunellier rosa canina l., 1753 rosier des chiens sanguisorba minor scop., 1771 la petite pimprenelle fabales famille : fabaceae légumineuses lathyrus pratensis l., 1753 la gesse des prés lotus corniculatus l., 1753 le lotier corniculé lotus tenuis waldst. &amp; kit. le lotier à feuilles ténues ex willd.,1809 lotus uliginosus schkuhr ., 1796 le lotier des marais medicago lupulina l., 1753 la minette ononis spinosa l., 1753 l'arrête-bœuf robinia pseudoacacia l., 1753 le robinier faux-acacia trifolium dubium sibth., 1794 le trèfle douteux trifolium fragiferum l., 1753 le trèfle fraisier trifolium pratense l., 1753 le trèfle des prés trifolium repens l., 1753 le trèfle blanc vicia sativa l., 1753 la vesce cultivée myrtales famille : lythraceae lythracées lythrum salicaria l., 1753 la salicaire famille : onagraceae onagre oenothera biennis l., 1753 l'onagre bisannuel cornales famille : cornaceae cornouiller cornus mas l., 1753 le cornouiller mâle cornus sanguinea l., 1753 lecornouiller sanguin sapindales famille : aceraceae erable acer campestre l., 1753 l'erable champêtre famille : hyppocastanaceae marronnier aesculus hippocastanum l., le marronnier 1753 geraniales famille : geraniaceae géranium geranium dissectum l., 1755 le géranium disséqué geranium robertianum l., 1753 le géranium herbe à robert apiales famille : apiaceae ombellifères anthriscus sylvestris hoffman, l'anthrisque des bois 1814 bupleurum tenuissimum l., le buplèvre à feuilles 1753 menues nom scientifique nom français daucus carota l., 1753 la fausse carotte heracleum sphondylium l., 1753 la berce spondyle oenanthe peucedanifolia l'oenanthe à feuilles de peucépollich, 1776 dan silaum silaus (l.) schinz le silaüs des prés &amp; thell., 1915 polemoniales famille : solanaceae solanacées solanum dulcamara l., 1753 la morelle douce-amère famille : convolvulaceae convolvulacées calystegia sepium (l.) r.br ., 1810 le liseron des haies convolvulus arvensis l., 1753 le liseron des champs lamiales famille : boraginaceae boraginacées myosotis scorpioides l., 1753 le myosotis des marais echium vulgare l., 1753 la vipérine symphytum officinale l., 1753 la consoude officinale famille : lamiaceae lamiacées ajuga reptans l., 1753 le bugle rampant prunella vulgaris l., 1753 la brunelle commune glechoma hederacea l., 1753 le lierre terrestre mentha aquatica l., 1753 la menthe aquatique callitrichales famille : callitrichaceae callitriche callitriche stagnalis scop., 1772 le callitriche des eaux stagnantes plantaginales famille : plantaginaceae plantains plantago lanceolata l., 1753 le plantain à feuilles lancéolées plantago major l., 1753 le plantain majeur srophulariales famille : scrophulariaceae scrophulariacées rhinanthus minor l., 1756 le rhinanthe à petites feurs rubiales famille : rubiaceae rubiacées galium mollugo l., 1753 le caille-lait blanc galium verum l., 1753 le gaillet jaune cruciata laevipes opiz., 1852 le gaillet croisette dipsacales famille : dipsacaceae dipsacacées dipsacus fullonum l., 1753 le cabaret des oiseaux asterales famille : asteraceae composées achillea millefolium l, 1753 l'achillée mille-feuilles achillea ptarmica l., 1753 l'achillée ptarmique arctium lappa l., 1753 la grande bardane aster tripolium l., 1753 l'aster maritime bellis perennis l., 1753 la pâquerette centaurea cyaneus l., 1753 le bleuet centaurea jacea l., 1753 la centaurée jacée cirsium arvense (l.) scop., 1772 le cirse des champs cirsium oleraceum (l.) scop., 1769 le cirse maraîcher cirsium vulgare (savi) ten., 1835 le cirse commun leontodon autumnalis l., 1753 le léontodon d'automne nom scientifique nom français leontodon hispidus l., 1753 le léontodon changeant leucanthemum vulgare lam., 1779 la grande marguerite pulicaria dysenterica (l.) bernh., la pulicaire dysentérique 1800 scorzonera laciniata l., 1753 le podosperme lacinié senecio aquaticus hill., 1761 le séneçon aquatique succisa pratensis moench, 1794 la succise des prés taraxacum officinale weber le pissenlit in f .h.wigg., 1780 alismatales famille : butomaceae butomacées butomus umbellatus l., 1753 le butome en ombelles najadales famille : juncaginaceae juncaginacées triglochin maritimum l., 1753 le troscart maritime triglochin palustre l., 1753 le troscart des marais famille : potamogetonaceae potamot potamogeton pectinatus l., 1753 le potamot pectiné famille : ruppiaceae rupipe ruppia maritima l., 1753 la ruppie maritime famille : zannichelliaceae zannichelie zanichellia palustris ssp. la zanichélie des marais palustris l., 1753 juncales famille : juncaceae joncs juncus ambiguus guss., 1827 le jonc des grenouilles juncus articulatus l., 1753 le jonc articulé juncus conglomeratus l., 1753 le jonc aggloméré juncus effusus l., 1753 le jonc diffus juncus gerardii loisel le jonc de gérard juncus inflexus l., 1753 le jonc glauque juncus subnodulosus schrank, le jonc à tépales obtus 1789 luzula campestris (l.) dc. la luzule champêtre in lam. &amp; dc., 1805 cyperales famille : cyperaceae cypéracées blysmus compressus (l.) le scirpe comprimé panzer ex link, 1827 bolboschoenus maritimus (l.) le scirpe maritime palla in hallier &amp; brand, 1905 carex acutiformis brot., 1804 la laîche des marais carex cuprina (sandor ex heuff.) la laîche d'otruba nendtv. ex a.kern., 1863 carex distans l., 1759 la laîche distante carex disticha huds., 1762 la laîche distique carex glauca scop., 1772 la laîche glauque carex hirta l., 1753 la laîche hirsute carex hordeistichos thuill., 1799 la laîche à épis d'orge carex panicea l., 1753 la laîche bleuâtre carex spicata huds., 1762 la laîche en épi carex vesicaria l., 1753 la laîche vésiculeuse carex vulpina l., 1753 la laîche des renards eleocharis palustris (l.) le scirpe des marais roem. &amp; schult., 1817 eleocharis uniglumis (link) le scirpe à une écaille schult. in roem. &amp; schult.,1824 schoenoplectus tabernaemontani le jonc des chaisiers glauque (c.c.gmel.) palla, 1888 nom scientifique nom français poales graminees famille : poaceae graminées agrostis capillaris l., 1753 l'agrostide vulgaire agrostis stolonifera l., 1753 l'agrostide blanc alopecurus bulbosus gouan, 1762 le vulpin bulbeux alopecurus geniculatus l., 1753 le vulpin genouillé alopecurus pratensis l., 1753 le vulpin des prés alopecurus rendlei eig., 1937 le vulpin uticulé anthoxanthum odoratum l., 1753 la flouve odorante arrhenatherum elatius (l.) l'avoine élevée p .beauv. ex j.presl &amp; c.presl, 1819 briza media l., 1753 la tremblante bromus erectus huds., 1762 le brome érigé bromus racemosus l., 1762 le brome en grappe cynosurus cristatus l., 1753 la cretelle dactylis glomerata l., 1753 le dactyle aggloméré elymus athericus (link) kerguélen, 1983 le chiendent piquant elymus repens (l.) gould, 1947 le chiendent commun festuca arundinacea schreb.,1771 la fétuque faux-roseau festuca pratensis huds., 1762 la fétuque des prés festuca rubra l., 1753 la fétuque rouge glyceria fluitans (l.) r. br ., 1810 la glycérie flottante holcus lanatus l., 1753 la houlque laineuse hordeum secalinum schreb.,1771 l'orge faux-seigle lolium perenne l., 1753 l'ivraie enivrante phalaris arundinacea l., 1753 la baldingère phleum pratense l., 1753 la phléole des prés phragmites australis (cav .) steud., 1840 le roseau poa annua l., 1753 le pâturin annuel poa pratensis l., 1753 le pâturin des prés poa trivialis l., 1753 le pâturin commun puccinellia distans (l.) parl. l'atropis distant trisetum flavescens (l.) baumg., 1816 l'avoine dorée typhales massette famille : typhaceae typha angustifolia l., 1753 la massette à feuilles étroites arales famille : lemnaceae lentille d'eau lemna minor l., 1753 la petite lentille d'eau lemna trisulca l., 1753 la lentille d'eau à trois lobes spirodela polyrhiza (l.) la lentille d'eau à plusieurs schleid., 1839 racines liliales famille : liliaceae lis colchicum autumnale l., 1753 la colchique d'automne famille : aliaceae ail allium sp. famille : iridaceae iris iris pseudacorus l., 1753 l'iris faux-acore orchidales orchidees famille : orchidaceae orchidées dactylorhiza fistulosa (moench) l'orchis à larges feuilles h.baumann &amp; künkele, 1984 bryophytes mousses famille : pottiaceae pottiacées desmatodon heimii (hedm.) mitt. brachythecium mildeanum drepanocladus aduncus phascum piliferum</Page><Page Number="69">130-131 regne des eukaryota embranchement des chloronbionta classe des chlorophycees ordre des ulvales enteromorpha compressa (l.) grev. enteromorpha intestinalis (l.) link. enteromorpha linza (l.) ag. enteromorpha salina kütz. enteromorpha tubulosa ag. percusaria percursa eg. ordre des oedogoniales oedogonium sp. ordre des siphonocladales rhizoclonium hieroglyphicum (ag.) kütz. ssp. riparium (harvey) stockm. ordre des zygnematales spirogyra sp. embranchement des euglenosoa classe des euglenophycees ordre des euglenales euglena sp. phacus sp. embranchement des ochrophyta classe des xanthophycees ordre des tribonemales tribonema vulgare pascher bumilleria sp. ordre des vaucheriales vaucheria sp. classe des bacillariophycees (diatomees) achnanthes breviceps ag. achnanthes breviceps var . intermedia (kütz.) cl. achnanthes breviceps var . islandica (oestrup) l-b achnanthes coarctata (bréb.) grun. achnanthes conspicua mayer achnanthes delicatula ( kütz.) grun. achnanthes hungarica (grun.) grun. achnanthes inflata (kütz.) grun. achnanthes joursacense heribaud achnanthes lanceolata (bréb.) grun. achnanthes lanceolata ssp. rostrata hust. achnanthes lanceolata var . haynaldii (schaars.) cleve achnanthes minutissima (kütz.) achnanthes parvula kütz. achnanthes subsessilis kütz. actinocyclus normanii f. subsalsus (juhl.-dannf.) hust. actinocyclus normanii ssp. normanii (juhl.-dannf.) hust. actinoptychus undulatus(bail.) ralfs amphora coffeaeformis (ag.) kütz. amphora commutata grun. amphora holsatica hust. amphora inariensis krammer amphora lybica ehr . amphora normanii rabh. amphora ovalis kütz. amphora pediculus (kütz.) grun. amphora veneta kütz. anomoeoneis sphaerophora (ehr .) pfitz. anomoeoneis sphaerophora fo. costata (kütz.) schmid anomoeoneis sphaerophora fo. sculpta krammer aulacoseira granulata (ehr .) simons. aulacoseira granulata var . angustissima (o. mueller) simons. aulacoseira italica (ehr .) simons. aulacoseira muzzanensis (meister) krammer caloneis amphisbaena (bory) cleve caloneis amphisbaena fo. subsalina (donk.) v . werff &amp; huls caloneis bacillum (grun.) cleve caloneis permagma (bailey) cleve caloneis schumanniana(grun.) cleve caloneis silicula(ehr .) cleve caloneis westii (w. sm.) hendey campylodiscus noricus ehr . cocconeis pediculus ehr . cocconeis placentula ehr . cocconeis placentula var . euglypta ehr . cocconeis placentula var . lineata (ehr .) van h. coscinodiscus excentricus ehr . cyclostephanos dubius (fricke) round cyclotella distinguenda var . unipunctata (hust.) hakansson. cyclotella meneghiniana kütz. cyclotella ocellata pantocsek cyclotella planctonica brunn. cyclotella radiosa (grun.) lemm. cymatopleura elliptica (bréb.) w. sm. cymatopleura elliptica var . hibernica (w. sm.) van h. cymatopleura solea (bréb.) w. sm. cymatopleura solea var . apiculata (w. sm.) ralfs cymbella affinis kütz. cymbella aspera (ehr .) cleve cymbella caespitosa (kütz.) brun cymbella cymbiformis ag. cymbella cymbiformis var . nonpunctata fontell cymbella cystula (ehr .) kirchner cymbella ehrenbergii kütz. cymbella gracilis (ehr .) kütz. cymbella lanceolata (ehr .) kirchner cymbella leptoceros (ehr .) kütz. cymbella naviculiformis auersw. ex heib. cymbella prostrata (berk.) cleve cymbella silesiaca bleisch. cymbella sinuata greg. cymbella tumida (bréb.) van h. denticula subtilis grun. denticula tenuis kütz. diatoma ehrenbergii kütz. diatoma hiemalys (roth) heib. diatoma moliniformis kütz. diatoma tenuis ag. diatoma vulgaris bory diatoma vulgaris morphotype capitulata diatoma vulgaris morphotype producta diploneis elliptica (kütz.) cleve diploneis interrupta (kütz.) cleve diploneis ovalis (hilse) cleve diploneis parma cleve diploneis pseudovalis hust. entomoneis alata (ehr .) ehr . epithemia adnata (kütz.) bréb. epithemia argus (ehr .) kütz. epithemia sorex kütz. epithemia turgida (ehr .) kütz. eunotia binularis (ehr .) mills eunotia praerupta ehr . eunotia soleirolii (kütz.) rab. fragilaria biceps (kuetz.) lange-bertalot fragilaria brevistriata grun. fragilaria capucina desm. fragilaria capucina var . gracilis (oestrup) hust. fragilaria capucina var . rumpens (kütz.) lange-bertalot fragilaria capucina var . vaucheriae (kütz.) lange-bertalot fragilaria construens (ehr .) grun. fragilaria dilatata (bréb.) lange-bertalot fragilaria elliptica schumann fragilaria exigua grun. fragilaria famelica (kütz.) lange-bertalot fragilaria fasciculata (ag.) lange-bertalot fragilaria lapponica grun. fragilaria leptostauron var . dubia (grun.) hust. fragilaria pinnata ehr . fragilaria pulchella kütz. fragilaria ulna (nitzsch) lange-bertalot frustulia vulgaris (thwaites) de toni gomphonema acuminatum ehr . gomphonema angustatum (kütz.) rab. gomphonema clavatum ehr . gomphonema gracile ehr . gomphonema olivaceum (horn.) bréb. gomphonema parvulum kütz. gomphonema truncatum ehr . gyrosigma acuminatum (kütz.) rab. gyrosigma attenuatum (kütz.) rab. gyrosigma nodiferum (grun.) reim. gyrosigma peisoneis (grun.) hust. gyrosigma scalproides (rabh.) cleve gyrosigma spencerii (w. sm.) cleve gyrosigma wansbeckii ( donkin.) cleve hantzschia amphioxys (ehr .) grun. hantzschia spectabilis (ehr .) hust. hantzschia virgata (roper) grun. hantzschia vivax (w. sm.) peragallo mastogloia brauniii grun. mastogloia elliptica (ag.)cleve mastogloia elliptica var . danseii (thw.) grun. mastogloia exigua lewis mastogloia pumila (grun.) cleve mastogloia smithii thw. ex w. sm. mastogloia smithii var . lacustris grun. melosira nummuloides (gillw.) ag. melosira varians ag. meridion circulare (grev.) ag. meridion circulare var . constrictum (ralfs) van h. navicula capitata ehr . navicula capitata var . hungarica (grun.) ross navicula capitatoradiata germain ex gasse navicula cincta (ehr .) ralfs navicula citrus krasske navicula contenta grun. navicula crucicula (w. sm.) donk. navicula crucicula var . cruciculoides (brock.) lange-bertalot navicula cryptocephala kütz. navicula cuspidata kütz. navicula cuspidata var . ambigua (ehr .) cleve navicula cuspidata var . curta fo. costata germain navicula digitoradiata (greg.) ralfs navicula eidrigiana carter navicula elegans w. sm. navicula elginensis (greg.) ralfs navicula gastrum (ehr .) kütz. navicula gregaria donkin navicula halophila (grun.) cleve navicula lanceolata (ag.) ehr . navicula menisculus schumman navicula mutica kütz. navicula mutica var . ventricosa (kütz.) cleve &amp; grun. navicula nivalis ehr . navicula oblonga kütz. navicula peregrina (ehr .)kütz. navicula placentula fo. latiuscula (grun.) meister navicula plicata donkin navicula protracta (grun.) cleve navicula pseudonivalis bock navicula pupula kütz. navicula pusilla w. sm. navicula pygmaea kütz. navicula radiosa kütz. navicula rhyncocephala kütz. navicula salinarum grun. navicula saxophila bock navicula slevicensis grun. navicula soodensis krasske navicula spicula (hickie) cleve navicula tripunctata (o. müll.) bory navicula trivialis lange-bertalot navicula veneta kütz. navicula viridula (kütz.) ehr . navicula viridula var . rostellata (kütz.) cleve navicula vulpina kütz. neidium ampliatum (ehr .) krammer neidium dubium (ehr .) cleve neidium iridis (ehr .) cleve neidium productum (w. sm.) cleve nitzschia acuminata (w. sm.) grun. nitzschia amphibia grun. nitzschia angustata grun. nitzschia closterium (ehr .) w. sm. nitzschia commutata grun. nitzschia compressa (bailey) boyer nitzschia compressa var . balatonis (grun.) lange-annexe n 3 : les algues de la vallée de la seille - liste de référence 281 espèces (318 taxons) par le docteur jean-françois pierre</Page><Page Number="70">132-133 bertalot nitzschia constricta (kütz.) ralfs nitzschia debilis arnott nitzschia dippelii grun. nitzschia dissipata (kütz.) grun. nitzschia dissipata var . media (hantzsch) grun. nitzschia dubia w. sm. nitzschia fasciculata grun. nitzschia frustulum (kütz.) grun. nitzschia frustulum var . subsalina hust. nitzschia gracilis hantzsch nitzschia hungarica grun. nitzschia hybrida grun. nitzschia lacunarum hust. nitzschia lanceolata w. sm. nitzschia levidensis ( victoriae) (w. sm.) grun. nitzschia levidensis (salinarum) (w. sm.) grun. nitzschia levidensis (w. sm.) grun. nitzschia linearis w. sm. nitzschia littoralis grun. nitzschia microcephala grun. nitzschia nana grun. nitzschia palea (kütz.) w. sm. nitzschia parvula w. sm. nitzschia recta hantzsch nitzschia scalpelliformis grun. nitzschia sigma (kütz.) w. sm. nitzschia sigmoidea (nitzsch) w. sm. nitzschia sinuata (thwaites) grun. nitzschia subtilis grun. nitzschia tryblionella hantzsch nitzschia umbonata (ehr .) lange-bertalot nitzschia vermicularis (kütz.) hantzsch nitzschia vitrea norman nitzschia vitrea var . major cleve nitzschia vitrea var . salinarum grun. pinnularia borealis w. sm. pinnularia divergens w. sm. pinnularia gibba ehr . pinnularia interrupta w. sm. pinnularia krockii grun. pinnularia lundii hust. pinnularia maior (kütz.) rabh. pinnularia microstauron (ehr .) cleve pinnularia microstauron var . brebissonii (kütz.) mayer pinnularia nobilis ehr . pinnularia sudetica (hilse) peragallo pinnularia viridis (nitzsch) ehr . plagiotropis lepidoptera (pfitzer) cleve pleurosigma angulatum queckett pleurosigma salinarum grun. rhopalodia acuminata krammer rhopalodia brebissonii krammer rhopalodia constricta (w. sm.) krammer rhopalodia gibba (ehr .) o. mueller rhopalodia gibba var . minuta krammer rhopalodia gibberula (ehr .) o. mueller rhopalodia musculus (kütz.) o. mueller rhopalodia supresemicirculata(legl. &amp; krasske) krammer scoliopleura tumida (bréb.) rabh. stauroneis anceps ehr . stauroneis legumen ehr . stauroneis phoenicenteron (nitzsch) ehr . stauroneis prominula (grun.) hust. stauroneis salina w. sm. stauroneis smithii grun. staurophora wislouckii poretzky &amp; anisimowa stephanodiscus hantzschii grun. stephanodiscus minutulus (kütz.) cleve &amp; möller stephanodiscus niagarae ehr . surirella angusta kütz. surirella bifrons ehr. surirella brebissonii krammer &amp; lange-bertalot surirella brightwellii w. sm. surirella elegans ehr . surirella gracilis grun. surirella linearis w. sm. surirella minuta bréb. surirella ovalis bréb. surirella patella kütz. surirella spiralis kütz. surirella striatula turpin surirella subsalsa w. sm. thalassiosira bramaputrae (ehr .) hakansson thalassiosira weissflogii grun. regne des eubacteria classe des cyanophycees ordre des chroococcales microcystis ichtyoblade var . rosea kuff. ordre des nostocales anabaena variabilis kütz. anabaena felsisii born et flah. lyngbia aestuarii liebm. lyngbia confervoides agardh ex gomont, 1892 lyngbia subtilissima hansg. lyngbia autumnalis (gom.) senna microcoleus chtonoplastes thuret microcystis ichtyoblabe kütz. var . rosea kuff. nodularia harveyana thuret oscillatoria acuminata gom. oscillatoria brevis (gom.) kütz. oscillatoria chalybea mertens oscillatoria laetevirens (gom.) crouan oscillatoria limosa (gom.) ag. oscillatoria mougeotii (lemm.) kütz. oscillatoria princeps vaucher oscillatoria sancta kütz. oscillatoria tenuis (gom.) ag. oscillatoria tenuis var .tergestina (kuetz.) rabh. spirulina laxa smith spirulina maior kütz. spirulina meneghiniana zanard annexe n 4 : les oiseaux de la vallée de la seille - liste de référence par : conservatoire des sites lorrains, parc naturel régional de lorraine, centre ornithologique lorrain, esope nom scientifique nom français ciconiformes famille : adeidae hérons ardea cinerea l., 1758 héron cendré egretta garzetta l., 1758 aigrette garzette famille : ciconidae cigognes ciconia ciconia l., 1758 cigogne blanche ciconia nigra l., 1758 cigogne noir anseriformes famille : anatidae canards anas acuta l., 1758 canard pilet anas platyrhynchos l., 1758 canard colvert cygnus cygnus (linnaeus, 1758) cygne chanteur accipitriformes famille : accipitridae busards circus aeruginosus (l., 1758) busard des roseaux circus cyaneus (l.,1758) busard saint martin circus pygargus (l., 1758) busard cendré milvus migrans (l., 1758) milan noir milvus milvus (l., 1758) milan royal famille : falconidae faucons falco peregrinus tunstall, 1771 faucon pèlerin falco tinnunculus l., 1758 faucon crécerelle falco vespertinus l., 1766 faucon kobez hybryde sacre-lanier ? "grand faucon" gallifomes famille : phasianidae coturnix coturnix (l., 1758) caille des blés perdix perdix (l., 1758) perdrix grise gruiformes famille : rallidae crex crex (l., 1758) râle des genêts fulica atra l., 1758 foulque macroule gallinula chloropus (l., 1758) poule d'eau rallus aquaticus l., 1758 râle d'eau famille : gruidae grues grus grus (l., 1758) grue cendrée charadriformes famille : charadriidae charadrius dubius scopoli, 1786 petit gravelot pluvialis apricaria (l., 1758) pluvier doré vanellus vanellus (l., 1758) vanneau huppé famille : scolopacidae echassier gallinago gallinago (l., 1758) bécassine des marais numenius arquata (l., 1758) courlis cendré numenius phaeopus (l., 1758) courlis corlieu philomachus pugnax (l., 1758) combattant varié tringa glareola l., 1758 chevalier sylvain tringa nebularia (gunnerus, 1767)chevalier aboyeur nom scientifique nom français famille : laridae mouettes larus melanocephalus mouette mélénocéphale temminck, 1820 larus ridibundus l., 1766 mouette rieuse famille : sternidae sternes sterna hirundo l., 1758 sterne pierregarin columbiformes famille : columbidae pigeons columba palumbus l., 1758 pigeon ramier streptopelia decaocto tourterelle turque (frivaldszky, 1838) cuculiformes famille : cuculidae coucou cuculus canorus l., 1758 coucou gris strigiformes famille : tytonidae chouettes tyto alba (scopoli, 1769) chouette effraie famille : strigidae asio flammeus hibou des marais (pontoppidan, 1763) athene noctua (scopoli, 1769) chevêche d'athéna strix aluco l., 1758 chouette hulotte apodiformes famille : apodidae martinets apus apus (l., 1758) martinet noir coraciiformes famille : alcedinidae alcedo atthis (l., 1758) martin pêcheur piciformes famille : picidae pics dendrocopos major (l., 1758) pic épeiche jynx torquilla l., 1758 torcol fourmilier passeriformes passereaux famille : alaudidae alouettes alauda arvensis l., 1758 alouette des champs famille : hirundinidae hirondelles delichon urbica (l., 1758) hirondelle des fenêtres hirundo rustica l., 1758 hirondelle rustique famille : motacillidae anthus pratensis (l., 1758) pipit farlouse motacilla alba l., 1758 bergeronnette grise motacilla cinerea tunstall, 1771 bergeronnette des ruisseaux motacilla flava l., 1758 bergeronnette printannière famille : troglodytidae troglotytes troglodytes troglodytes (l., 1758) troglodyte mignon</Page><Page Number="71">134-135 nom scientifique nom français famille : turdidae erithacus rubecula (l., 1758) rougegorge phoenicurus ochruros rougequeue noir (s. g. gmelin, 1774) oenanthe oenanthe (l., 1758) traquet motteux saxicola rubetra (l., 1758) tarier des près saxicola rubicola (l., 1758) tarier pâtre turdus merula l., 1758 merle noir turdus philomelos grive musicienne c. l. brehm, 1831 turdus pilaris l., 1758 grive litorne turdus viscivorus l., 1758 grive draine famille : sylvidae acrocephalus scirpaceus rousserolle effarvate (hermann, 1804) acrocephalus palustris rousserolle verderolle (bechstein, 1798) acrocephalus schoenobaenus phragmite des joncs (l., 1758) phylloscopus collybita pouillot véloce (vieillot, 1887) sylvia borin (boddaert, 1783) fauvette des jardins sylvia communis latham, 1787 fauvette grise famille : paridae mésanges parus ater l., 1758 mésange noire parus caeruleus l., 1758 mésange bleue parus major l., 1758 mésange charbonnière parus palustris l., 1758 mésange nonette famille : sittidae sitelles sitta europaea l., 1758 sitelle torchepot nom scientifique nom français famille : certhiidae grimperaux certhia brachydactyla grimpereau des jardins c.l. brehm, 1820 famille : oriolidae oriolus oriolus (l., 1758) loriot d'europe famille : laniidae pie-grièches lanius collurio l., 1758 pie-grièche écorcheur lanius excubitor l., 1758 pie-grièche grise famille : corvidae corvidés corvus corone corone l., 1758 corneille noire corvus frugilegus l., 1758 corbeau freux corvus monedula l., 1758 choucas des tours garrulus glandarius (l., 1758) geai des chênes pica pica (l., 1758) pie bavarde famille : sturnidae etourneaux sturnus vulgaris l., 1758 etourneau sansonnet famille : passeridae moineaux passer domesticus (l., 1758) moineau domestique passer montanus (l., 1758) moineau friquet famille : fringillidae fringilles carduelis cannabina (l., 1758) linotte mélodieuse carduelis carduelis (l., 1758) chardonneret élégant chloris chloris (l., 1758) verdier d'europe fringilla coelebs l., 1758 pinson des arbres pyrrhula pyrrhula (l., 1758) bouvreuil pivoine famille : emberezidae bruants emberiza citrinella l., 1758 bruant jaune emberiza schoeniclus (l., 1758) bruant des roseaux miliaria calandra l., 1758 bruant proyer nom scientifique nom français classe : lissamphibiens ordre : urodeles famille : salamandridae tritons et salamandres ichthyosaura alpestris triton alpestre (laurenti, 1768) lissotriton helveticus triton palmé (razoumowsky, 1789) salamandra salamandra salamandre tachetée (l., 1758) ordre : anoures famille : bombinatoridae bombina variegata (l., 1758) sonneur à ventre jaune famille : bufonidae bufo bufo (l., 1758) crapaud commun bufo calamita laurenti, 1768 crapaud calamite famille : hylidae hyla arborea (l., 1758) rainette verte famille : ranidae rana esculenta l., 1758 grenouille verte rana lessonae camerano, 1882 grenouille de lessona rana temporaria l., 1758 grenouille rousse nom scientifique nom français classe : reptiles ordre : squamates sous ordre : sauriens famille : lacertidae lacerta agilis l., 1758 lézard des souches zootoca vivipara lézard vivipare (jacquin, 1787) famille : anguidae anguis fragilis l., 1758 orvet fragile sous ordre : ophidiens famille : colubridae couleuvres natrix natrix (l., 1758) couleuvre à collier annexe n 5 : les amphibiens et les reptilles de la vallée de la seille liste de référence par laurent gode, marc saint-pe, michel renner annexe n 6 : les poissons de la vallée de la seille liste de référence par eric sabot, conseil supérieur de la pêche : 2006 nom scientifique nom français ordre: anguilliformes famille : anguillidae anguilles anguilla anguilla (l., 1758) anguille européenne ordre: cypriniformes famille : cyprinidae alburnus alburnus (l., 1758) ablette barbus barbus (l., 1758) barbeau fluviatile blica bjoerkna (l., 1766) brème bordelière carassius gibelio (bloch, 1782) carassin argenté cyprinus carpio l., 1758 carpe commune gobio gobio (l., 1766) goujon leuciscus cephalus (l., 1766) chevaine leuciscus leuciscus (l., 1758) vandoise rhodeus amarus (bloch, 1782) bouvière rutilus rutilus (l., 1758) gardon scardinius erythrophthalmus (l., 1758) rotengle tinca tinca (l., 1758) tanche famille : cobitidae loches barbatula barbatula (l., 1766) loche franche cobitis taenia l., 1758 loche de rivière ordre: esociformes famille : esocidae brochet esox lucius l., 1758 brochet ordre: gasterosteiformes famille : gasterosteidae epinoches gasterosteus aculeatus l., 1766 epinoche ordre: perciformes famille : percidae perches perca fluviatilis l., 1758 perche ordre: scorpaeniformes famille : cottidae chabots cottus gobio l., 1758 chabot commun</Page><Page Number="72">136-137 nom scientifique nom français ordre : insectivores famille : aerinaceidae hérissons erinaceus europaeus l., 1758 l'hérisson famille : talpidae taupes talpa europae l., 1758 la taupe famille : soricidae musaraignes crocidura russula (hermann, 1780) la musaraigne musette sorex araneus l., 1758 la musaraigne carrelet sorex coronatus millet, 1828 la musaraigne couronnée ordre : chiropteres chauve-souris famille : rhinolophidae rhinolophes rhinolophus hipposideros le petit rhinolophe (bechstein, 1800) famille : vespertilionidae eptesicus serotinus (schreber , 1774) la sérotine commune myotis bechsteini (kuhl, 1817) le vespertilion de bechstein myotis brandti (eversmann, 1845) le vespertilion de brandt myotis daubentoni (kuhl, 1817) le vespertilion de daubenton myotis emarginatus (e. geoffroy, 1806) le vespertilion à oreilles échancrées myotis myotis (borkhausen, 1797) le grand murin myotis mystacinus (kuhl, 1817) le vespertilion à moustaches nyctalus noctula (schreber , 1774) la noctule commune pipistrellus pipistrellus (schreber , 1774) la pipistrelle commune plecotus auritus (l., 1758) l'oreillard roux ordre : rongeurs famille : gliridae elyomis quercinus (l., 1766) le lérot famille : cricetidae arvicola terrestris l., 1758 le campagnol terrestre ondatra zibethicus (l., 1758) le rat musqué famille : muridae apodemus sylvaticus (l., 1758) le mulot gris ou sylvestre mus domesticus schwartz &amp; schwartz, 1943 la souris grise rattus norvegicus (berkenhout, 1769) le rat surmulot famille : leporidae lepus europaeus pallas, 1778 le lièvre commun ordre : carnivores famille : canidae canidés vulpes vulpes (l., 1758) le renard roux famille : mustelidae mustelidés martes foina (erxleben, 1777) la fouine martes martes (l., 1758) la martre meles meles (l., 1758) le blaireau mustela erminea l., 1758 l'hermine mustela nivalis l., 1758 la belette mustela putorius l., 1758 le putois ordre : ongules famille : suidae sus scrofa l., 1758 le sanglier famille : cervidae cervidés capreolus capreolus (l., 1758) le chevreuil nom scientifique nom français ordre : aranae araignées famille : dyctinidae dyctina arundinacea (l, 1758) - famille : gnaphosidae haplodrassus minor (o.p . cambridge, 1879) - zelotes lutetianus (l. koch, 1866) - zelotes praeficus (l. koch, 1866) - zelotes pusillus (c.l. koch, 1833) - zelotes rusticus (l. koch, 1872) - famille : clubionidae phrurolithus festivus (c.l. koch, 1835) - famille : thomisidae oxyptila (ozyptila) brevipes (hahn, 1826) - oxyptila (ozyptila) simplex o.p . cambridge, 1862) - oxyptila (ozyptila) trux (blackwall, 1846) - thanatus striatus c.l. koch, 1845 - tibellus oblongus (walckenaer , 1802) - xysticus luctuosus (blackwall, 1836) - xysticus ulmi (hahn, 1831) - famille : salticidae ballus depressus b. chalybeius (walckenaer , 1802) - phlegra fasciata (hahn, 1826) - famille : lycosidae alopecosa pulverulenta (clerck, 1757) - arctosa cinerea (fabr ., 1777) - arctosa fulvolineata (lucas, 1846) - arctosa leopardus (sundevall, 1833) - pardosa agricola (thorell, 1856) - pardosa amentata (clerck, 1757) - pardosa nigriceps (thorell, 1856) - pardosa paludicola (clerck, 1757) - pardosa palustris (l., 1758) - pardosa prativaga (l. koch, 1870) - pardosa pullata (clerck, 1757) - pardosa purbeckensis (f .o.p . cambridge, 1895) - pirata hygrophilus thorell, 1872 - pirata latitans (blackwall, 1841) - pirata piraticus (clerck, 1757) - pirata piscatorius (clerck, 1757) - trochosa ruricola (degeer , 1778) - trochosa spinipalpis (f .o.p . cambridge, 1895) - famille : agelenidae antistea elegans (blackwall, 1841) - famille : theridiidae enoplognatha ovata (clerck, 1757) - enoplognatha schaufussi (l. koch) - theridion pictum (walckenaer , 1802) - nom scientifique nom français famille : tetragnathidae meta segmentata (clerck, 1757) - pachygnatha clercki sundevall, 1823 - pachygnatha degeeri sundevall, 1830 - tetragnatha extensa (l., 1758) - famille : araneidae araneus marmoreus clerck, 1757 l'epeire marbrée argiope bruennichi (scopoli, 1772) l'epeire fasciée famille : lyniphiidae diplostyla concolor (wider , 1834) - erigone dentipalpis (wider , 1834) - lepthyphantes tenuis (blackwall, 1852) - oedothorax apicatus (blackwall, 1850) - oedothorax fuscus (blackwall, 1841) - oedothorax gibbosus (blackwall, 1841) - oedothorax retusus (blackwall, 1851) - porrhomma campbelli f .o.p . cambridge, 1894 - ordre : odonata libellules famille : calopterygidae caloptéryx calopteryx splendens le caloptéryx éclatant (harris, 1782) calopteryx virgo (l., 1758) le caloptéryx vierge famille : lestidae lestes (demoiselles) lestes (chalcolestes) viridis le leste vert (vander linden, 1825) lestes dryas kirby, 1890 le leste des bois lestes virens (charpentier , 1825) le leste verdâtre sympecma fusca le leste brun (vander linden, 1820) famille : platycnemididae (demoiselles) platycnemis pennipes l’agrion à larges pattes (pallas, 1771) famille : coenagrionidae agrions (demoiselles) ischnura elegans l’agrion élégant (vander linden, 1820) ischnura pumilio l’agrion nain (charpentier , 1825) pyrrhosoma nymphula l’agrion au corps de feu (sulzer , 1776) coenagrion puella (l., 1758) l'agrion jouvencelle coenagrion mercuriale l’agrion de mercure (charpentier , 1840) erythromma viridulum la naïade verdâtre (charpentier , 1840) gomphus pulchellus sélys, le gomphe joli 1840 annexe n 7 : les mammifères de la vallée de la seille - liste de référence par laurent gode, marc saint-pe, mathieu gaillard annexe n 8 : les invertébrés de la vallée de la seille liste de référence - 521 espèces par gilles jacquemin, jean claude streito, jean-marie courtois, henry callot, guy vaucel, alain pasquet, sylvain mathieu, jean-claude delecolle, francis schaffner, eric sardet, michel loubere</Page><Page Number="73">138-139 nom scientifique nom français famille : aeschnidae aeshnes (monsieurs) aeshna mixta latreille, 1805 l’aeschne mixte aeshna cyanea (o.f . müller , l’aeschne bleue 1764) anax imperator leach, 1815 l’anax empereur famille : cordulegastridae cordulégastres cordulegaster boltonii le cordulégastre annelé (donovan, 1807) famille : libellulidae libellules libellula (platetrum) la libellule déprimée depressa l., 1758 libellula (ladona) la libellule fauve fulva o.f . müller , 1764 orthetrum cancellatum l’orthétrum réticulé (l., 1758) orthetrum coerulescens l’orthétrum bleuissant (fabr ., 1798) orthetrum brunneum l’orthétrum brun (fonscolombe, 1837) sympetrum striolatum le sympétrum striolé (charpentier , 1840) sympetrum sanguineum le sympétrum sanguin (o.m. müller , 1764) sympetrum vulgatum (l., 1758) le sympétrum vulgaire ordre : orthoptera criquets et sauterelles famille : tettigoniidae sauterelles conocephalus discolor le conocéphale bigarré thunberg, 1815 ( c. fuscus fabr .) conocephalus dorsalis le conocéphale des (latreille, 1804) roseaux leptophyes punctatissima la leptophye ponctuée (bosc, 1792) metrioptera roeseli la decticelle bariolée (hagenbach, 1822) phaneroptera falcata le phanéroptère (poda, 1761) porte-faux pholidoptera griseoaptera la decticelle cendrée (degeer , 1773) tettigonia viridissima l., 1758 la grande sauterelle verte famille : gryllidae grillons gryllus campestris l., 1758 le grillon champêtre famille : gryllotalpidae courtilières gryllotalpa gryllotalpa la courtilière commune (l., 1758) famille : tetrigidae tétrix tetrix subulata (l., 1758) le tétrix riverain famille : acrididae criquets aiolopus thalassinus l’oedipode émeraudine (fabr ., 1781) chorthippus albomarginatus le criquet marginé (degeer , 1773) nom scientifique nom français chorthippus dorsatus le criquet verte-échine (zetterstedt, 1821) chorthippus montanus le criquet palustre (charp., 1825) chorthippus parallelus le criquet des pâtures (zetterstedt, 1821) chorthippus (glyptobothrus) le criquet mélodieux biguttulus (l., 1758) chrysochraon dispar le criquet des clairières (germar , 1835) gomphocerippus rufus le gomphocère roux (l., 1758) oedipoda coerulescens l’oedipode turquoise (l., 1758) stethophyma grossum (l., 1758) le criquet ensanglanté ordre : heteroptera punaises famille : nepidae népes nepa cinerea l., 1758 la nèpe cendrée ranatra linearis (l., 1758) la ranâtre famille : naucoridae ilyocoris cimicoides (l., 1758) le naucore famille : notonectidae notonectes notonecta maculata fabr ., la notonecte maculée 1794 notonecta glauca l., 1758 la notonecte glauque notonecta viridis delcourt, la notonecte verte 1909 famille : pleidae plea minutissima leach, 1817 - ( p . leachi mcgr . &amp; kirk.) famille : corixidae corixes cymatia coleoptrata (fabr ., 1776) - corixa dentipes (thomson, 1869) - corixa punctata (illiger , 1807) - corixa panzeri (fieber , 1848) - hesperocorixa linnaei (fieber , 1848) - hesperocorixa sahlbergi (fieber , 1848) - paracorixa concinna (fieber , 1848) - sigara nigrolineata (fieber , 1848) - sigara (vermicorixa) lateralis (leach, 1817) - sigara (sigara) striata (l., 1758) - sigara (subsigara) falleni (fieber , 1848) - famille : gerridae ciseaux d'eau gerris (aquarius) paludum (fabr ., 1794) - gerris lacustris (l., 1758) - gerris thoracicus schummel, 1832 - gerris odontogaster (zetterstedt, 1828) - gerris argentatus schummel, 1832 - gerris lateralis schummel, 1832 - famille : veliidae vélies velia caprai tamanini la vélie de capra microvelia reticulata (burmeister , 1835) nom scientifique nom français famille : hebridae hebrus [pusillus (fallén, 1807)] - famille : hydrometridae hydromètres hydrometra stagnorum (l., 1758) l’hydromètre des étangs famille : saldidae chartoscirta cooksii (curtis, 1835) - halosalda lateralis (fallén, 1807) - saldula pallipes (fabr ., 1794) - saldula pilosella pilosella (thomson, 1871) - saldula saltatoria (l., 1758) - famille : tingidae acalypta sp - agramma laetum (fallén, 1807) - catoplatus fabricii (stal, 1868) - dictyla humuli (fabr ., 1794) - tingis pilosa hummel, 1825 - tingis ampliata (herrich-schaeffer , 1838) - tingis cardui (l., 1758) - famille : miridae adelphocoris annulicornis (sahlberg, 1840) - amblytylus nasutus (kirschbaum, 1856) - calocoris quadripunctatus (villers, 1789) - capsodes gothicus (l., 1758) - capsus ater (l., 1758) - capsus wagneri (remane, 1950) - chlamydatus pullus (reuter , 1870) - deraeocoris ruber (l., 1758) - exolygus pratensis (l., 1758) - exolygus rugulipennis (poppius, 1911) - halticus apterus (l., 1761) - leptopterna dolobrata (l., 1758) - liocoris tripustulatus (fabr ., 1781) - megaloceroea recticornis (geoffroy, 1785) - melanotrichus flavosparsus (sahlberg, 1842) - melanotrichus rubidus (puton, 1874) - miridius quadrivirgatus (costa, 1852) - notostira elongata (geoffroy, 1785) - notostira erratica (l., 1758) - orthops sp - phytocoris varipes (boheman, 1852) - pithanus maerkeli (herrich-schaeffer , 1839) - plagiognathus arbustorum (fabr ., 1794) - plagiognathus chrysanthemi (wolff, 1864) - stenodema calcaratum (fallén, 1807) - stenodema laevigatum (l., 1758) - stenotus binotatus (fabr ., 1794) - systellonotus triguttatus (l., 1767) - trigonotylus coelestialium (kirkaldi, 1902) - tytthus pygmaeus (zetterstedt, 1839) - famille : nabidae nabis brevis brevis scholz, 1847 - nabis ferus (l., 1758) - nabis flavomarginatus scholz, 1847 - nabis limbatus dahlbom, 1851 - nabis lineatus dahlbom, 1851 - nabis ps. pseudoferus remane 1949 - stalia boops (schiödte, 1870) - nom scientifique nom français famille : anthocoridae orius majusculus (reuter , 1879) - orius minutus (l., 1758) - orius niger wolff, 1811 - famille : piesmatidae piesma quadratum (fieber , 1844) - piesma maculatum (laporte de castelnau, 1833) - famille : lygaeidae cymus claviculus (fallén, 1807) - cymus glandicolor h., 1832 - cymus melanocephalus fieber, 1861 - drymus sylvaticus (fabr ., 1775) - ischnodemus sp. - nysius sp. - peritrichus angusticollis (r. sb., 1848?) - peritrichus nubilus (fallén, 1807) - stygnocoris pedestris - famille : pyrrhocoridae gendarmes pyrrhocoris apterus (l., 1758) - famille : coreidae coreus marginatus (l., 1758) - syromastes rhombeus (l., 1767) - famille : rhopalidae myrmus miriformis (fallén, 1807) - rhopalus parumpunctatus schilling, 1829 - stictopleurus sp. - famille : pentatomidae pentatomes aelia acuminata (l., 1758) - dolycoris baccarum (l., 1758) - eurydema oleraceum (l., 1758) - eurygaster sp. - podops inuncta (fabr ., 1775) - zicrona coerulea (l., 1758) - ordre : coleoptera coléopteres famille : dytiscidae dytiques agabus bipustulatus (l., 1767) - agabus chalconotus (panzer , 1796) - agabus guttatus (paykull, 1798) - agabus nebulosus (forster , 1771) - agabus paludosus (fabr ., 1801) - agabus uliginosus (l., 1761) - coelambus impressopunctatus (schaller , 1783) - coelambus parallelogrammus (ahrens, 1812) - colymbetes fuscus ( (l., 1758) - copelatus haemorrhoidalis (fabr , 1787) - graphoderus cinereus (l., 1761) - graptodytes bilineatus (sturm, 1835) - graptodytes pictus (fabr ., 1787) - guignotus pusillus (fabr ., 1781) - hydaticus seminiger (degeer , 1774) - hydroporus memnonius nicolai, 1822 - hydroporus palustris (l., 1761) - hydroporus planus (fabr ., 1781) - hydroporus pubescens (gyllenhal, 1808) -</Page><Page Number="74">140-141 nom scientifique nom français hygrotus inaequalis (fabr ., 1777) - ilybius fuliginosus (fabr ., 1792) - ilybius obscurus (marsh, 1802) - laccophilus minutus (l., 1758) - noterus clavicornis (degeer , 1774) - platambus maculatus (l., 1758) - rhantus exsoletus (forster , 1771) - ranthus latitans sharp, 1882 - rhantus notatus (fabr ., 1781) - rhantus suturalis (mcleay, 1825) - famille : gyrinidae gyrins gyrinus substriatus stephens, 1828 - famille : haliplidae haliplus heydeni wehncke, 1875 - haliplus immaculatus gerhardt, 1877 - haliplus laminatus (schaller , 1783) - haliplus lineatocollis (marsham, 1802) - haliplus ruficollis (degeer , 1774) - peltodytes caesus (duftschmid, 1805) - famille : helodidae cyphon sp. - microcara testacea (l., 1767) - scirtes haemisphericus (l., 1767) - famille : elmidae elmis maugetii latreille, 1798 - famille : hydraenidae ochtebius meridionalis rey, 1885 - ochtebius minimus (fabr ., 1792) - famille : hydrophilidae hydrophiles anacaena bipustulata (marsham, 1802) - anacaena globulus (paykull, 1798) - anacaena limbata (fabr ., 1792 - anacaena lutescens (stephens, 1829) - berosus signaticollis (charp., 1825) - cercyon analis (paykull, 1798) - cercyon haemorrhoidalis (fabr .,1775) - chaetarthria seminulum (herbst, 1797) - coelostoma orbiculare (fabr .,1775) - cymbiodyta marginella (fabr ., 1792) - enochrus bicolor (fabr ., 1792) - enochrus coarctatus (gredler , 1863) - enochrus halophilus (bedel, 1878) - enochrus quadripunctatus (herbst, 1797) - enochrus testaceus (fabr ., 1801) - helochares lividus (forster , 1771) - helochares obscurus (müller , 1776) - helophorus discrepans rey, 1885 - helophorus grandis illiger , 1798 - helophorus granularis l., 1761 - helophorus griseus herbst, 1793 - helophorus minutus (fabr ., 1775) - helophorus obscurus mulsant, 1844 - helophorus pumilio erichson, 1837 - helophorus ? flavipes (fabr ., 1792) - hydrobius fuscipes (l., 1758) - nom scientifique nom français laccobius bipunctatus (fabr ., 1775) - laccobius minutus (l., 1758) - laccobius sinuatus motschulsky, 1849 - laccobius striatulus (fabr ., 1801) - limnoxenus niger (zschach, 1788) - megasternum bolitophagum (marsham, 1802) - famille : carabidae carabes abax ovalis duftschmid, 1812 - acupalpus brunnipes (sturm, 1825) - acupalpus elegans dejean, 1829 - agonum marginatum (l., 1758) - agonum viridicupreum (goeze, 1777) - agonum [cf lugens duftschmid, 1812] - amara (percosia) equestris duftschmid, 1812 - amara (zezea) plebeja gyllenhal, 1810 - amara (zezea) strenua zimmermann, 1831 - amara aenea (degeer , 1774) - amara communis (panzer , 1797) - amara familiaris duftschmid, 1812 - amara lunicollis schiödte, 1837 - amara tibialis (paykull, 1798) - anisodactylus binotatus (fabr ., 1781) - anisodactylus poeciloides (stephens, 1828) - bembidion (diplocampa) assimile gyllenhal, 1810 - bembidion (emphanes) minimum fabr ., 1792 - bembidion (metallina) properans stephens, 1828 - bembidion (nepha) illigeri netolitzky, 1914 - ( genei küster) bembidion (notaphus) varium (olivier , 1795) - bembidion (ocydromus) femoratum sturm, 1825 - bembidion (ocydromus) nitidulum marsham, 1802 - bembidion (philochtus) biguttatum (fabr ., 1779) - bembidion (philochtus) guttula (fabr ., 1792) - bembidion (philochtus) lunulatum (fourcroy, 1785) - bembidion (trepanes) articulatum (panzer , 1796) - bembidion (trepanes) octomaculatum (goeze, 1777) - calathus melanocephalus (l., 1758) - chlaenius nigricornis (fabr ., 1787) - clivina fossor (l., 1758) - dyschirius chalceus (erichson, 1837) - harpalus affinis ( aeneus) (schrank, 1781) - harpalus progrediens schauberger , 1922 - loricera pilicornis (fabr ., 1775) - microlestes maurus (sturm, 1827) - nebria brevicollis (fabr ., 1792) - ophonus (pseudophonus) griseus (panzer , 1797) - ophonus (pseudophonus) rufipes (degeer , 1774) - panagaeus crux-major (l., 1758) - platynus (anchomenus) dorsalis (pontoppidan, 1763) - poecilus cupreus (l., 1758) - pogonus chalceus (marsham, 1802) - pogonus luridipennis germar , 1822 - pterostichus (adelosia) macer (marsham, 1802) - pterostichus (lagarus) vernalis (panzer , 1797) - pterostichus (omaseus) melanarius (illiger , 1798) - ( vulg. auct.) pterostichus (pedius) inaequalis (marsham, 1802) - pterostichus (pseudomaseus) anthracinus - (illiger , 1798) trechus quadristriatus (schrank, 1781) - nom scientifique nom français famille : staphylinidae staphylins bledius germanicus (wagner , 1935) - anthobium (lathrimaeum) unicolor - (marsham, 1802) neobisnius sp. - ocypus melanarius (heer , 1839) - omalium rivulare (paykull, 1789) - ontholestes murinus (l., 1785) - paederus fuscipes curtis, 1832 -1840 - paederus littoralis gravenhorst, 1802 - philonthus atratus gravenhorst, 1802 - philonthus intermedius boisduval &amp; lacordaire, 1835 -philonthus quisquilarius (gyllenhal, 1810) - staphylinus dimidiaticornis gemminger , 1851 - stenus (hypostenus) cicindeloides (schaller , 1783) - stenus binotatus ljungh, 1804 - stenus fornicatus stephens - stenus juno (paykull, 1789) - stenus latifrons erichson, 1839 - stenus pallitarsis stephens, 1833 - stenus picipennis erichson, 1840 - stenus providus erichson, 1839 - tachyporus hypnorum (fabr ., 1775) - sous famille : pselaphinae brachygluta fossulata (reichenbach, 1816) - brachygluta guillemardi (saulcy, 1876) - brachygluta helferi (schmidt-goebl, 1836 ) - famille : heteroceridae heterocerus obsoletus curtis, 1828 - famille : anthicidae anthicus antherinus (l., 1761) - cyclodinus (anthicus) humilis (germar , 1824) - famille : histeridae histerides atholus praetermissus (peyron, 1856) - famille : malachiidae clanoptilus strangulatus (abeille de perrin, 1885) - famille : cantharidae cantharides cantharis fulvicollis (fabr ., 1792) - cantharis lateralis (l., 1758) - famille : melyridae dolichosoma lineare (rossi, 1792) - famille : oedemeridae oedomerides ischnomera sanguinicollis (fabr ., 1787) - famille : silphidae silphes thanatophilus sinuatus (fabr ., 1775) - famille : lathridiidae corticarina similata gyllenhal - famille : coccinellidae coccinelles anisosticta la coccinelle des marais novemdecimpunctata (l., 1758) nom scientifique nom français coccidula rufa (herbst, 1763) la coccidule des marais coccinella undecimpunctata la coccinelle à onze (l., 1758) points platynaspis luteorubra (goeze, 1777) - propylea quattuordecimpunctata la coccinelle à damier (l., 1758) scymnus mimulus capra &amp; fürsch, 1967 - tytthapsis sedecimpunctata la coccinelle à seize (l., 1758) points famille : scarabaeidae scarabés onthophagus vacca (l., 1767) - onthophagus gr . ovatus (l., 1767) - famille : dermestidae dermestes dermestes laniarius illiger , le dermeste de la laine 1801 famille : chrysomelidae chrysomèles crepidodera transversalis l'altise transversale marsham pachybrachys hippophaëus le pachybrachys de suffrian, 1848 l'argousier phaedon cochleariae le phédon du cresson (fabr ., 1792) podagrica fuscicornis (l., 1766) l'altise à antennes brunes podagrica fuscipes (fabr ., 1775) l'altise à pattes brunes prasocuris junci (brahm, 1790) le prasocure des joncs psylliodes weberi lohse, 1955 - famille : curculionidae charançons hypera adspersa (fabr ., 1792) - notaris acridulus (l., 1758) - perapion (apion) violaceum l'apion violet kirby, 1808 sphenophorus (calandra) - striatopunctatus (goeze, 1777) - ordre : diptera mouches famille : ceratopogonidae yin-yin, boîtes atrichopogon (meloehelea) lucorum (meigen,1818) - bezzia (bezzia) flavicornis (staeger ,1839) - bezzia (pygobezzia) fuliginata clastrier ,1962 - culicoides (avaritia) obsoletus (meigen,1818) - culicoides (beltranmyia) circumscriptus kieffer ,1918 - culicoides (beltranmyia) salinarius kieffer ,1914 - culicoides (culicoides) newsteadi austen,1921 - culicoides (culicoides) pulicaris (linné,1758) - culicoides (monoculicoides) nubeculosus (meigen,1830) - culicoides (monoculicoides) puncticollis (becker ,1903) - culicoides (monoculicoides) riethi kieffer ,1914 - culicoides (monoculicoides) stigma (meigen,1818) - culicoides (silvaticulicoides) fascipennis (staeger ,1839) - culicoides (silvaticulicoides) pallidicornis kieffer ,1919 -culicoides (wirthomyia) minutissimus (zetterstedt,1855) - culicoides alazanicus dzhafarov,1961 - culicoides brunnicans edwards,1939 - culicoides clastrieri callot, kremer &amp; déduit,1962 - culicoides dendriticus boorman,1976 - culicoides duddingstoni kettle &amp; lawson,1955 -</Page><Page Number="75">142-143 nom scientifique nom français culicoides festivipennis kieffer ,1914 - culicoides kibunensis tokunaga,1937 - culicoides pictipennis (staeger ,1839) - culicoides shaklawensis khalaf,1957 - culicoides vexans (staeger ,1839) - dasyhelea (pseudoculicoides) arenosa kieffer ,1924 - dasyhelea (pseudoculicoides) europaea remm,1962 - dasyhelea (pseudoculicoides) turficola kieffer ,1925 - mallochohelea remota (kieffer ,1919) - palpomyia (palpomyia) flavipes (meigen,1804) - famille : culicidae moustiques aedes (ae.) geniculatus (olivier , 1791) - aedes (finlaya) annulipes (meigen, 1830) - aedes (finlaya) cantans (meigen, 1818) - aedes (finlaya) caspius (pallas, 1771) * - aedes (finlaya) detritus (haliday, 1833) * - aedes (finlaya) dorsalis (meigen, 1830) * - aedes (finlaya) sticticus (meigen, 1838) - aedes (rusticoidus) refiki medschid, 1928 - aedes (rusticoidus) rusticus (rossi, 1790) - anopheles (a.) claviger s.s. (meigen, 1804) - anopheles (a.) maculipennis s.l. meigen, 1818 - anopheles (a.) plumbeus stephens, 1828 - culex (c.) pipiens s.l. : prob. type pipiens s.s. l., 1758 -culex (maillotia) hortensis ficalbi, 1889 - culex (neoculex) martinii medschid, 1930 - culex (neoculex) territans walker , 1856 - culiseta (c.) annulata (schrank, 1776) ( theobaldia) - culiseta (c.) subochrea (edwards, 1921) - culiseta (culicella) morsitans (theobald, 1901) - ordre : lepidoptera papillons rhopaloceres papillons de jour famille : lycaenidae lycènes lycaena dispar (l., 1758) le cuivré des marais lycaena phlaeas (l., 1761) le cuivré commun polyommatus icarus l'azuré de la bugrane (rottemburg, 1775) famille : hesperidae hespéries ochlodes venatus la sylvaine (bremer et gray, 1853) thymelicus sylvestris l'hespérie de la houque (poda, 1761) famille : nymphalidae nymphales coenonympha pamphilus le procris (l., 1758) erebia aethiops (esper , 1777) le moiré sylvicole maniola jurtina (l., 1758) le myrtil vanessa atalanta (l., 1758) le vulcain famille : pieridae piérides pieris brassicae (l., 1758) la piéride du choux pieris napi (l., 1758) la piéride du navet nom scientifique nom français heteropteres papillons de nuit famille : crambidae crambus acentria ephemerella (denis &amp; schiffermüller , 1775) - agriphila selasella (hübner , 1813) - calamotropha paludella (hübner , 1824) - cataclysta lemnata (l., 1758) l'hydrocampe de la lentille d'eau chilo phragmitella le chilo du roseau (hübner , 1810) à balais eurrhypara hortulata (l., 1758) la pyrale de l'ortie famille : noctuidae noctuelles acronicta megacephala - (denis &amp; schiffermüller , 1775) agrotis exclamationis (l., 1758) la double tache agrotis ipsilon (hufnagel, 1766) la noctuelle baignée amphipoea fucosa (freyer , 1830) - amphipyra pyramidea (l., 1758) la noctuelle du noyer amphipyra tragopoginis la noctuelle du salsifis (clerck, 1759) apamea anceps le double feston (denis &amp; schiffermüller , 1775) apamea monoglypha la noctuelle radicée (hufnagel, 1766) autographa gamma (l., 1758) le lambda charanyca trigrammica l'evidente, la noctuelle (hufnagel, 1766) trilignée craniophora ligustri la troënière, la (denis &amp; schiffermüller , 1775) noctuelle du troëne cryphia algae (fabricius, 1775) - cryphia domestica la perle (hufnagel, 1766) diarsia rubi (vieweg, 1790) la noctuelle belle euchalcia modestoides poole, la plusie modeste 1989 graphiphora augur l'oméga, la noctuelle (fabricius, 1775) augure hoplodrina blanda - (denis &amp; schiffermüller , 1775) hydraecia micacea la noctuelle de (esper , 1789) la pomme de terre ipimorpha retusa (l., 1761) - lacanobia oleracea (l., 1758) la noctuelle des potagers mesapamea secalis (l., 1758) la noctuelle variable mythimna ferrago l'argentée, la noctuelle (fabricius, 1787) lithargyrée mythimna impura la noctuelle impure (hübner , 1808) mythimna obsoleta la noctuelle obsolète (hübner , 1803) mythimna pallens (l., 1758) la blême, la noctuelle pâle noctua fimbriata la noctuelle frangée (schreber , 1759) noctua interjecta hübner , 1803 - noctua pronuba (l., 1758) le hibou ochropleura plecta (l., 1761) le cordon blanc plusia festucae (l., 1758) la plusie de la fétuque rivula sericealis (scopoli, 1763) la soyeuse scoliopteryx libatrix (l., 1758) la découpure simyra albovenosa (goeze, 1781) - nom scientifique nom français xestia baja la belladone (denis &amp; schiffermüller , 1775) xestia c-nigrum (l., 1758) le c noir xestia sexstrigata (haworth, 1809) famille : notodontidae notodontes phalera bucephala (l., 1758) la bucéphale pheosia gnoma (fabricius, 1776) le bombyx dyctéoïde pheosia tremula (clerck, 1759) la porcelaine ptilodon capucina (l., 1758) la crête-de-coq thaumetopoea processionea la processionnaire (l., 1758) du chêne famille : sphingidae sphinx deilephila elpenor (l., 1758) le grand sphinx de la vigne laothoe populi (l., 1758) le sphinx du peuplier smerinthus ocellata (l., 1758) le sphinx demi-paon famille : tortricidae tordeuses argyroploce lacunana la séricore des mares (denis &amp; schiffermüller , 1775) famille : yponomeutidae hyponomeutes yponomeuta malinellus zeller , 1838 - famille : limacodidae limacodides apoda limacodes la tortue (hufnagel, 1766) famille : arctiidae ecailles arctia caja (l., 1758) l'ecaille-martre diachrisia sannio (l., 1758) l'ecaille roussette diaphora mendica l'ecaille mendiante (clerck, 1759) eilema complana (l., 1758) la lithosie aplatie eilema griseola (hübner , 1803) la lithosie grise eilema lurideola la lithosie plombée (zincken, 1817) pelosia obtusa (herrich-schäffer, 1847) - phragmatobia fuliginosa l'ecaille cramoisie (l., 1758) spilosoma luteum l'ecaille-lièvre (hufnagel, 1766) thumatha senex la nudarie vieille (hübner , 1808) famille : blastobasidae blastobasides asaphocrita obsoletella (krogerus, 1947) famille : cossidae cossus, zeuzères zeuzera pyrina (l., 1761) la zeuzère du poirier famille : drepanidae drépanes habrosyne pyritoides l'agate (hufnagel, 1766) nom scientifique nom français famille : geometridae géomètres cyclophora punctaria (l., 1758) la phalène à points lomaspilis marginata (l., 1758) la marginée opisthograptis luteolata la citronnelle rouillée (l., 1758) petrophora chlorosata la phalène de l'aquiline (scopoli, 1763) timandra griseata la timandre aimée w. petersen, 1902 xanthorhoe ferrugata la rouillée (clerck, 1759) famille : lasiocampidae bombyx euthrix potatoria (l., 1758) la buveuse lasiocampa quercus (l., 1758) la minime à bandes jau-nes odonestis pruni (l., 1758) la feuille-morte du prunier famille : lymantriidae lymantriides calliteara pudibunda (l., 1758) euproctis chrysorrhoea le cul-brun (l., 1758) euproctis similis (fuessly, 1775) le cul-doré famille : gelichiidae scrobipalpa salinella zeller famille : coleophoridae coleophora adjunctella hodgkingson, 1882 coleophora salicorniae heinemann &amp; wocke famille : lyonetiidae bucculatrix maritima stainton</Page><Page Number="76">144-145 nom scientifique nom français classe : crustaces crustacés • sous classe : copepodes ordre : harpacticoida famille : ameiridae nitocra spinipes (palustris) (boeck, 1864) - famille : cletodidae cletocamptus (woltestoffia) confluens (schmeil, 1894) - nannopus palustris brady, 1880 -  disparu ? • sous classe : anostraca famille : artemiidae artemia salina (l., 1758) l'artémie, disparue? ordre : cyclopoida famille : cyclopidae cyclops diacyclops (acanthocyclops) bicuspidatus (claus, 1857) - diacyclops (acanthocyclops) bisetosus (rehberg, 1880) - • sous classe : ostracodes famille : cypridae cypris sp. - • sous classe : phyllopodes ordre : cladocera famille : daphnidae daphnies daphnia maxima - simocephalus sp. - chidora sp. - • sous classe : isopodes famille : asellidae aselles asellus aquaticus l'aselle aquatique • sous classe : amphipodes famille : gammaridae gammares gammarus pulex la crevette des ruisseaux gammarus (echinogammarus) roeseli - • sous classe : decapodes famille : astacidae ecrevisses astacus leptodacylus (eschscholtz, ) l'ecrevisse à pieds grêles annexe n 9 : les crustacés de la vallée de la seille liste de référence - 14 espèces par gilles jacquemin, conseil supérieur de la pêche, florentin, de beauchamp sites d'études où les espèces furent trouvées * espèces halophiles b-re bl-e dom gr-f har juv mar leo p-ma sal med var araneae • lycosidae arctosa fulvolineata pardosa purbeckensis • theridiidae enoplognatha schaufussi  orthoptera • acrididae (aiolopus thalassinus)  heteroptera • notonectidae (notonecta viridis)     • corixidae (paracorixa concinna)   • saldidae halosalda lateralis   saldula pilosella     • tingidae (agramma laetum)    • miridae melanotrichus rubidus     • piesmatidae piesma quadratum    coleoptera • dytiscidae coelambus parallelogrammus     • hydraenidae ochtebius meridionalis      • hydrophilidae enochrus bicolor     enochrus halophilus    • carabidae acupalpus elegans anisodactylus poeciloides   bembidion (emphanes) minimum    dyschirius chalceus pogonus chalceus pogonus luridipennis    • staphylinidae bledius (bledius) germanicus  • pselaphidae brachygluta helferi • heteroceridae heterocerus obsoletus • anthicidae anthicus humilis   • histeridae atholus praetermissus  • malachiidae malachius strangulatus  trichoptera • limnephilidae limnephilus affinis    totaux par site 23 15 10 13 10 3 17 17 2 6 11 3 annexe n 10 : tableau de synthèses des espèces d'invertébrés halophiles de la vallée de la seille * très commune (au moins 8 sites sur les 12) commune (6-7 sites sur les 12) assez commune (5 sites sur les 12) peu commune (1 à 3 sites sur les 12)</Page><Page Number="77">146-147 faune exigences écologiques principales menaces (réelles ou potentielles) • disparition et assèchement des petites zones milieux pionniers aquatiques humides (milieux de reproduction) • amphibiens sonneur à ventre jaune même temporaires, présence • passage d’engins dans les ornières de reproduction bombina variegata de milieux de reproduction peu • l’apport de produits phytosanitaires profonds à conquérir en forêt • disparition des milieux d’hivernage ou en bord d’eau (ornières). • présence de cultures ou de routes fréquentées sur le parcours de reproduction présence d’un réseau de petits • altération de son habitat (curage des ruisseaux, • libellules agrion de mercure ruisseaux avec une eau courante fauchage excessif avec mise à nu des bords, coenagrion mercuriale claire et des bords assez piétinement, pollution de l’eau) dégagés (fauche des bords) • fermeture de son habitat (absence de fauche des bords, atterrissement) eaux claires et peu profondes • pollution des cours d’eau bouvière avec présence d’anodontes • disparition des mollusques bivalves hôtes rhodeus sericeus (mollusques bivalves utilisés pour la reproduction pour la reproduction) • disparition des herbiers chabot • poissons cottus gobio brochet rivières rocailleuses offrant • eutrophisation et pollution de l’eau esox lucius des caches et cours d’eau • augmentation de la lame d’eau loche de rivière à forte dynamique • altération de l’habitat par travaux hydrauliques cobitis taenia barbeau fluviatile barbus barbus • sites de reproduction : sites épigés • simplification des zones d’alimentation (réduction • chauve-vespertilions à oreilles • sites d’hibernation : sites des zones humides, haies et boisements) souris échancrées souterrains • destruction des gîtes d’estivage myotis emarginatus • terrains de chasse : massifs (dérangements, isolation des combles …) forestiers, bocage • destruction des sites d’hibernation (dérangements, fermeture …) code code corine habitats principales menaces (réelles ou potentielles) natura 2000 biotopes 1310 15.11 • végétation annuelle pionnière à • drainage, modification des apports qualitatifs salicorne et quantitatifs en eau 1340 15.41 • prairie halophile à jonc de gérard • variation des niveaux hydriques et de salinité et atropis distant • intensification des pratiques agricoles 1340 15.42 • prairie halophile à jonc de gérard (intensification de la fertilisation, surpâturage, typique fauches précoces, etc. ) 1340 15.42 • prairie subhalophile à jonc de gérard • retournement des prairies et chiendent typique • déprise agricole conduisant à la colonisation 1340 15.42 • prairie subhalophile à jonc de gérard par les roseaux. et chiendent appauvrie en halophytes • intensification des pratiques agricoles 1340 15.42 • prairie subhalophile à fétuque (intensification de la fertilisation ; surpâturage; élevée et carex distant ensilage; fauches précoces, etc.) • retournement des prairies • déprise agricole conduisant à l’embroussaillement • intensification des pratiques agricoles (intensification de la fertilisation ; surpâturage ; 6510 38.22 • prairie mésophile de fauche ensilage; fauches précoces, etc.) à colchique • reprise trop précoce du pâturage sur regain après la fauche • retournement des prairies • déprise agricole conduisant à l’embroussaillement annexe n 11 : liste des facteurs naturels et humains modifiant l’état de conservation des espèces et des milieux naturels d’intérêt annexe n 12 : cartographie des milieux halophiles et des espèces remarquables exigences et principales menaces pesant sur les espèces carte 1 : habitats et espèces végétales remarquables carte 2 : habitats et espèces végétales remarquables</Page><Page Number="78">148-149 carte 5 : habitats et espèces végétales remarquables carte 6 : habitats et espèces végétales remarquables carte 3 : habitats et espèces végétales remarquables carte 4 : habitats et espèces végétales remarquables</Page><Page Number="79">150-151 carte 9 : habitats et espèces végétales remarquables carte 7 : habitats et espèces végétales remarquables carte 8 : habitats et espèces végétales remarquables</Page><Page Number="80">152-153 plan d’assemblage des cartes des habitats et espèces végétales remarquables…</Page><Page Number="81">154-155 carte de synthèse des 0habitats et espèces végétales remarquables…</Page><Page Number="82">ouvrage réalisé par : le parc naturel régional de lorraine coordination : laurent godé en partenariat avec : le conservatoire des sites lorrains l’université paul verlaine de metz l’université h. poincaré nancy 1 le musée d’archéologie nationale avec le soutien financier de : l ’agence de l’eau rhin-meuse la région lorraine l ’europe leader le département de la moselle crédits photos : arnold sylvain (p. 28 haut, 74-75), barbier goëry (p. 8 bas), boudot jean-pierre (p. 94), chaplain anne-sophie (p. 37 haut), dabry julien (p. 107), dao jérôme (p. 41, 65 haut), fresse laurence (p. 26), godé laurent (p.10 bas, 11 haut, 31, 37 milieu et bas, 38 haut, 39 milieu et bas, 40 haut et bas, 42, 43, 44, 45, 48-49, 52, 53 haut, 59 bas, 60, 61,62, 63, 65 bas, 71, 72, 73, 80, 97, 98, 104 milieu et bas, 106, 109, 125), jacquemin gilles (p. 10 haut, 34, 48, 50, 57, 82), jagger christelle (p. 64), lafosse bernard (p. 11 bas), masset c. (p. 8 haut), muller serge (p. 38 bas, 39 haut, 40 milieu), onema (p. 76, 77, 79 bas (storck), 81), pourcher carole (p. 6, 67 bas, 68 haut, 78 haut, 85), pnrl (p. 18, 25, 27,28 bas, 29, 59 haut), schwaab françois (p. : 67 haut, 68 bas, 69, 70), streito jean-claude (p : 2-3, 99, 100, 101, 103 haut), waltefaugle nicolas (p. 12-13), withzum stéphane (2 ème de couverture, p. 5, 6-7, 22-23, 93, 96, 110-111, 114), p. 53 bas : www.nationaalherbarium.nl/taskforcemolecular/images/project_photos/rhizoclonium_lateral_branches.jpg, p. 55 haut : www.bgsu.edu/departments/biology/facilities/algae/p_and_g_esf/coccped.gif p. 54 milieu : www.umich.edu/%7emongolia/platefour .jpg, p. 54 bas, 55 bas, 56 haut : bradbury j : nature's nanotechnologists : unveiling the secrets of diatoms. plos biol 2/10/2004 : e306. dx.doi.org/10.1371/journal.pbio.0020306, p. 105 haut : www.habitas.org.uk/groundbeetles/images/small/7250s.jpg p. 111 milieu : www.geocities.com/acuariogratis3/alimentacion/artemia-salina.png</Page></Pages></Search>